PANNA COTTA COINTREAU, COULIS DE FRUITS ROUGE, TUILE CACAOTEE ET SON CUBE DE GLACE FRAMBOISE


De passage à la librairie gourmande il a fallu (évidemment) que je reparte avec quelque chose : cette fois-ci, le dernier ouvrage de Bruno Cardinale L’école de cuisine aujourd’hui, du CAP au BTS (oui on a le droit d’avoir des rêves).
Je commence par la fin au chapitre des desserts… Chaque  recette permet à l’élève d’aborder différentes techniques de base.
La panna cotta au cointreau et son coulis de fruits rouges abordent :
– la base gélifiée
– la réalisation d’un coulis
– la pâte à tulipe et son façonnage
Comme dans tout ouvrage professionnel je re-découvre les joies des mathématiques (toutes les proportions sont indiquées en litre et en kilo avec des tas de zéro à virgule. J’ai envie de pleurer, les œufs, considérant l’utilisation d’ovoproduits, sont également donnés en litre). Je vous livre ici la traduction métrique à laquelle j’ai abouti mais si quelqu’un peut me dire précisément ce que 0,007 l de blanc d’œuf fait en unité d’œuf, je saurai avoir une oreille attentive).
Panna Cotta au Cointreau, coulis de fruits rouges et tulipe au cacao
(Pour 6 personnes)
Crème
500 ml de crème liquide
90 g de sucre roux
2 feuilles 1/2 de gélatine
50 cl de Cointreau
Coulis
150 g de fruits rouges surgelés
150 g de sucre
125 ml d’eau
1 demi citron
Pâte à tulipe
100 g de farine
170 g de sucre semoule
2 blancs d’oeufs
70 ml de lait
50 g de beurre
1 petite cuillère à café d’extrait de vanille
1 cuillère de cacao en poudre
Sel fin
***
La crème
Placer les verrines au congélateur. Faire tremper la gélatine à l’eau froide. Faire bouillir la crème et le sucre roux. Ajoutez hors du feu la gélatine égouttée. Une fois le mélange tiédi, ajoutez-y le Cointreau. Verser la crème dans les verrines et laisser prendre au frais.
Le coulis
Faire bouillir l’eau et le sucre pour réaliser un sirop. Dès l’ébullition retirer le sirop du feu et le verser progressivement sur les fruits rouges tout en mixant jusqu’à obtention de la consistance désirée puis passer au chinois.
La tulipe
Préchauffer le four à 200 °C. Fabriquer (bon courage) un cornet avec du papier sulfurisé.
Mélanger le lait, la vanille, le sel et le sucre. Verser ce mélange sur la farine tout en délayant délicatement à la spatule. Ajouter le beurre fondu puis le blanc d’œuf.
Prélever un quart de l’appareil, ajouter une cuillère de cacao amer pour lui donner une belle couleur chocolat.
Sur une plaque beurrée, coucher des bandes de pâte régulières de 12 centimètres sur 4 de large (plus épaisses au centre, pour que les bords ne brûlent pas avant que le centre ne soit croquant). Coucher avec le cornet des lignes parallèles de pâte cacaotée puis avec la pointe du couteau dessiner un décor marbré.
Faire cuire jusqu’à une jolie coloration blonde. Dès la sortie du four, former les tulipes avec des cercles ou un bocal de confiture pour obtenir de jolis berceaux.
Dressage
Verser le coulis sur la pana cotta, disposer quelques mûres sur l’assiette, un cube de glace à la framboise sur la tulipe et servir. Pour ne pas faire de pub : le sorbet framboise François Théron que vous trouverez chez Picard est excellent (9 euros le litre).

RICH ENGLISH CARROT CAKE TRIBUTE TO LOUKOUM, BEAU A LA LOUCHE

L’original, parfait comme d’habitude, est ici chez Loukoum. J’ai changé deux ou trois petites choses pour le transformer à ma sauce et je me suis longuement interrogée sur le diamètre du « petit moule Konstantin Slawinski » de la demoiselle de Strasbourg. A présent je l’imagine à bords hauts et d’un diamètre relativement restreint, 15 cm tout au plus. Si j’avais eu la patience je serais allée vérifier directement sur le site Konstantin Slawinski et j’aurais su que mon moule à manquer de 25 cm de diamètre était bien trop grand. Ce qui donnera lieu à une deuxième version de ce rich english carrot cake (encore une excuse formidable).

Donc pour un gâteau à la carotte à géométrie variable vous aurez besoin de :

2 oeufs
80 g de sucre blond
70 g de beurre
80 g de farine de chataîgne bio
1 cuillère à café rase de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle
100 g d’amandes en poudre
50 g de noix de pécan concassées
250 g de carottes rapées
80 g de raisin de Smyrne trempés dans le rhum (lorsqu’ils y ont macéré depuis des jours et des jours c’est mieux encore)
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel

Préchauffez le four à 180 °C.

Fouettez les oeufs et le sucre jusqu’à ce qu’ils moussent, ajoutez le beurre fondu, la farine de chataîgne en continuant de remuer à la spatule puis le reste des ingrédients.

Faire glisser cet appareil (très dense, compact, il ne lèvera pas beaucoup, ne bougera pas beaucoup) dans un moule étroit et haut que vous aurez préalablement chemisé. Tassez l’appareil et enfournez le carrot cake pour 45 minutes.

Attendez que le gâteau soit froid pour le déguster avec un thé noir (Anastasia de chez Kusmi pour un gouter british impeccable).

Vous pouvez réaliser ce carrot cake dans des moules à muffins que vous remplirez à hauteur avec l’appareil.

Milanais au confit de rose

Qu’est-ce que la crêpe Gigi ? Hé bien la crêpe Gigi c’est une fine couche de sarrasin saisie dessus dessous et parsemée de pétales de roses tièdes »

Les Bronzés font du ski, Patrice Leconte, 1979.

On connaît le choix que fera le client de la malheureuse Gigi, héroïne prétentieuse et frustrée des Bronzés. Mais pourtant, la pétale de rose est un mets délicat apprécié depuis longtemps dans la cuisine orientale et qui se taille aujourd’hui une place au soleil dans les assiettes des gourmandes girly. Il s’agit juste de dépasser la sensation que vous êtes en train de manger votre coton imbibé de démaquillant… Certaines n’y arriveront jamais tandis que d’autres sont déjà conquises par cette idée.

Pour une trentaine de biscuits :

250 g de farine 125 g de beurre 125 g de sucre De la confiture d’abricot Du confit à la rose 1 oeuf 1 jaune d’oeuf

Dans un grand saladier sabler la farine et le beurre entre eux. Ajoutez le sucre, pétrir puis ajouter l’oeuf entier, mélanger à la spatule puis finir en pétrissant à la main. Fraser ensuite la pâte et la réserver au moins 30 minutes au frais.

Etaler la pâte sur une épaisseur de 5 mm puis découper des biscuits à l’emporte-pièce.

Préchauffer le four à 180 °C.

Disposer la moité des biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisée. Disposer sur chaque biscuit une cuillère à café de confit de rose pour les aventurières ou bien de confiture d’abricot pour les peureuses.

Recouvrir les biscuits avec leur moitié, souder soigneusement les bords de ceux-ci avant de les dorer au jaune d’oeuf restant.

Enfourner pour une dizaine de minutes jusqu’à ce que les milanais soient dorés et craquèlent légèrement sur le dessus.

Où trouver du confit à la rose ? A la confiserie Florian de Nice (qui a la bonne idée de vendre ses douceurs par correspondance).

Pour rester dans l’esprit du voyage, entre jardin anglais et patio oriental, découper une pêche jaune en quartier et la saupoudrer de sucre à la rose Alsa (j’ai mangé ça chez Marie, malgré la marque bien connue je n’en n’ai jamais aperçu le moindre sachet dans une épicerie et pourtant… j’en veux ! On en trouve partout au Maghreb mais pas ici. Le produit se vend même sur ebay, il faut croire que la denrée est précieuse).

VACHERIN AUX FRUITS ROUGES… NOUS IRONS TOUS EN ENFER

Sans commentaire, nous irons en enfer… Vacherin maison aux fruits rouges, 8 euros


Le Paparazzi

6, Square Opéra Louis Jouvet
75009 Paris

09 75 20 57 15

RESERVATION INDISPENSABLE

MUFFINS GRIOTTES LIGHT… CERISES, LA SUITE !



Enfant, on délaisse souvent la griotte au profit de la burlat, mais moi je suis une grande fille et la griotte j’adore ça. Cette petite bille aigrelette qui résiste un tantinet sous la dent avant de céder, vous voyez ce que je veux dire ?

Sans y prendre garde cette phase griotte a commencé sournoisement avec la recette de la Forêt Noire pour la fête des mères. J’avais acheté deux pots au cas où j’aurais eu besoin de griottes supplémentaires pour la décoration. Il m’est donc resté sur les bras un pot de 700g. de griottes au sirop Monoprix…

Mais que faire de toutes ces griottes ? Il n’est pas décemment envisageable d’entamer une phase forêt noire (bien que cette recette gagnerait à être perfectionnée) à quelques semaines de l’épisode préféré de votre été, à savoir : « il-va-falloir-que-toutes-les-filles-gourmandes-rentrent-dans-le-maillot-de-bain-de-james-bond-girl-acheté-pendant-les-soldes-une-taille-trop-petite« …

Alors, la tête pleine de griottes et l’estomac vide, on erre sur la blogosphère culinaire et l’on arrive chez Peggy qui partage sa dolce vita de journaliste gourmande et ex-khâgneuse (le détail a son importance, la dame possède une plume extra !) entre Rome et Paris. Ce fin bec possède certaines idées sur l’art du petit déjeuner et là…

Fiat Lux ! Farine + Sucre + Oeuf + Yaourt + Griotte = Muffins à la griotte ! Pas de beurre, pas d’huile, pas de culpabilité… J’ai même calculé l’apport calorique mais c’est un blog de cuisine ici, pas un blog de diététique, donc je vous épargne tout ça. Retenez seulement que vous pouvez y aller sans prendre un risque inconsidéré pour la courbe qui doit entrer dans le maillot de bain d’Ursula Andres.

MUFFINS LIGHT A LA GRIOTTE… DOCTEUR NO N’A QU’A BIEN SE TENIR !

Pour 6 muffins :

150g. de farine
1 demi yaourt nature
70g. de sucre
1 oeuf 2 c. à c. de levure
1/2 c. à c. de sel fin
200g. de griottes au sirop
quelques cuillères du sirop de griottes

Préchauffez le four à 200°C.

Mélangez le sucre, l’oeuf et le yaourt. Faites mousser puis ajouter les griottes

Mélangez la farine la levure et le sel. Puis ajoutez cet appareil au premier en remuant grossièrement. Vous pouvez allonger cette pâte avec du jus de griotte si celle-ci est trop épaisse.

Versez la pâte à muffins dans des moules individuels chemisés ou bien dans des moules en silicone.

Enfournez une vingtaine de minutes jusqu’à ce que les muffins soient dorés.

Chère Peggy, je reviendrai… La photo n’a même pas eu le temps d’être prise, tout était déjà dévoré !

Il me reste encore des griottes, je vais sévir version salée maintenant, si si, si je vous le dis…

GRATIN DE FRAISES AU SABAYON GRAND MARNIER

Quelques fraises au frigo, une petite envie de sabayon, un reste de Grand Marnier, une bouteille de Coteaux d’Aix… Un gratin sucré en perspective comme on en trouve sur tout un tas de blogs culinaires cet an-ci (l’innovation n’est pas pour cette semaine ;-/). Une recette rapide et impossible à rater.

Il va sans dire que la photo est non contractuelle… J’ai oublié d’en prendre une autre.

Pour la petite histoire du sabayon je vous renvoie vers l’article de Tiuscha sur saveur passion.

Ingrédients pour 6 personnes :
500g. de fraises
1,5 dl de vin blanc doux
1 doigt de Grand Marnier
4 jaunes d’oeufs
80 g. de sucre

Préparez les fraises : lavez-les puis équeutez-les et coupez-les en quartiers.

Préparez une casserole d’eau pour le bain-marie.

Battez (au fouet pour les courageux) dans un cul de poule les quatre jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que l’appareil devienne mousseux, ajoutez-y les alcool, continuez à fouetter.

Mettez le cul de poule au bain marie et continuez à fouetter à la main ou aux batteurs électriques… Le mélange va doubler de volume. Le sabayon est prêt lorsqu’il fait un ruban sur la spatule. Disposez les fraises dans des plats individuels, recouvrez chacun de sabayon et passez au grill du four entre 1 et 3 minutes selon votre four.

Dégustez froid ou à la sortie du four avec un verre du Coteaux d’Aix blanc que vous aurez placé au frais et des meringues faites avec les quatre blancs d’oeufs restants (ici pour la recette).

Sinon après coup là… Je suis un peu déçue par la texture… La prochaine fois je ne mettrai que du Grand Marnier !

CLASSIQUE… UN ENTREMET BIEN KITSCH, BIEN KIRSCH : LA FÔRET NOIRE

N’avez-vous jamais poussée la porte d’une pâtisserie berlinoise ? Si, c’est le cas vous êtes sans doute rentré en France avec une idée précise de ce qu’est une Forêt Noire. Or la recette de la Schwarzwälder Kirschtorte est fort malmenée en France. Dans une Forêt Noire digne de ce nom, il n’y pas de confiture d’abricot ou de quoi que ce soit, ni de base de pâte brisée… Il y a juste de la génoise cacaotée, une tonne de crème fouettée, des griottes et du kirsch. Un peu de conservatisme culinaire !

Pour la génoise :

50g. de cacao en poudre
4 oeufs
160g. + 90g. de sucre semoule
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique
250g. de farine
120g. de beurre

Pour la garniture :

1 bocal de 700g. (poids non égouté, chez Monop’ c’est très bien) de griottes au sirop
3 cuillères à soupe de kirsch
1 cuillère à café de gélatine en poudre
40cl. de crème liquide
50g. de sucre

Préchauffez le four à 180°C.

Séparez les jaunes et les blancs des oeufs. Fouettez les jaunes avec 3 cuillères à soupe d’eau chaude jusqu’à ce que le mélange mousse, ajoutez 160g. de sucre et le sucre vanillé.

Battez les blancs en neige ferme, ajoutez 90g. de sucre et incorporez les oeufs en neige à la préparation précédente.

Mélangez la farine, la levure et le cacao dans un grand récipient, ajoutez délicatement ce mélange à la préparation précédente. Ajoutez le beurre fondu, remuez légèrement puis versez la pâte dans un moule chemisé de 25cm de diamètre. Faites cuire durant 45min en surveillant la cuisson puis démoulez et laissez refroidir le gâteau avant de le découper en trois disques d’épaisseur égale.

Egouttez les griottes, récuperez le jus auquel vous ajoutez le kirsch.

Fouettez la crème en chantilly, ajoutez-y le sucre et la gélatine.

Disposez le premier disque de génoise dans le plat de service, imbibez-le généreusement à l’aide d’un pinceau de sirop au kirsch, étalez un tiers de la crème sur le disque, disposez-y un tiers des griottes, recommencez l’opération pour les deux disques suivants. Décorez avec de la chantilly, des griottes et des copeaux de chocolat. Laissez prendre une heure au frais puis dégustez avec un thé noir ou un Maury.

DULCE DE LECHE ou CONFITURE DE LAIT MAISON… OU MOI AUSSI JE FAIS DE LA CUISINE MOLECULAIRE

Cet après-midi, en plein pillage de recettes à la Fnac je tombe sur un nouvel ouvrage de cuisine moléculaire… Genre « La chimie gourmande pour les nuls ».

Et là, enfin, LA recette de Dulce de Leche.

he oui c’est de la cuisine moléculaire. Alors me direz-vous, toute la cuisine est moléculaire ? Oui. La confiture de lait se fabrique en boostant la réaction de Maillard : A haute température il apparaît dans le lait des aldéhydes, des cétones et des substances réductrices. Elles interagissent avec certains acides aminés, amines et protéines. Ces produits peuvent prendre une teinte brune, comme le dulce de leche (l’explication scientifique est un copié-collé, mais j’ai pris le temps de comprendre)…

Pour ce faire :

une boîte de 397g. de lait concentré sucré Nestlé
une cocotte minute

Placez la boîte de lait au centre de la cocotte, couvrez d’eau à hauteur. Fermez et mettre la cocotte sous pression à feu vif. Une fois que le bouchon tourne laissez cuire 15 à 20 minutes (plus la cuisson est longue plus la texture du dulce sera solide).

Eteignez le feu, laissez refroidir une heure. Ouvrez la cocotte, sortez la boîte et laissez-la refroidir encore une demi-heure… Ouvrez… C’est magique, le meilleur de l’Argentine est dans la boîte !

Très bientôt des recettes et des adresses de Montréal…

SUR UN PETIT AIR NIPPON 3# TARTE AU YUZU CURD

Après le pandan et la fève tonka, le jus de yuzu est la dernière coqueluche des blogs culinaires… Un petit snobisme en matière d’agrume très facile à utiliser à la place du jus de citron !

Pour le Yuzu Curd :

6 jaunes d’oeufs battus
200g. de sucre cristallisé
100ml de jus de Yuzu (en vente en bouteille dans les épiceries asiatiques, vous le trouverez très rarement frais)
110g. de beurre pommade coupé en morceaux
4 gouttes de colorant bleu 349 G. Detou (colorant E-132)

1. Passez les jaunes d’œufs à la passoire au dessus de votre casserole. Ajoutez le sucre et le jus de yuzu. Mélangez et cuire à feu doux pendant environ un quart d’heure sans cesser de remuer jusqu’à ce que le mélange nappe votre spatule. Retirez du feu.

2. Incorporez le beurre morceau par morceau et ajoutez les gouttes de colorant (bon ce vert bizarre n’est pas encore une réussite, je vous l’accorde !). Remuez puis laissez refroidir et faites prendre au frigo.

Pour la pâte sablée

500g. de farine
300g. de beurre
150g. de sucre
1 œuf
1 pincée de sel

Pour les étapes de la réalisation de la pâte sablée allez voir ici !

Lorsque la pâte est cuite (elle doit être dorée) attendez son refroidissement complet puis garnissez le fond de tarte avec le yuzu curd.

Cheese cake brousse, petits suisses et galettes Saint Michel

Encore un cheese cake… Vous pourrez retrouvez ici quelques conseils généraux pour réussir cette recette.

– 200 g de galette Saint Michel
– 3 oeufs
– 850 g de brousse
– 2 petits suisses
– 50 g de beurre
– 150 g de sucre
– 1 sachet de sucre vanillé

Ecrasez les biscuits, cette fois-ci c’est Monsieur qui a écrasé les biscuits, vous noterez le caractère plus rustique de la miette, il faut bien innover parfois. Versez les 50 g de beurre fondu dans les miettes et remuez.

Ce cheesecake est sans rebords : prenez un moule à charnière, découpez un disque de papier sulfurisé de la taille du fond du moule (ne faites pas comme moi, prenez un papier sulfurisé de grande qualité, trés épais… J’ai hâte d’avoir fini ce rouleau car pour le cheesecake, ça ne va pas, l’humidité du gâteau ramolli trop le papier). Versez les miettes dans le moule, égalisez avec le dos d’une cuillère puis tassez avec le fond d’un verre lisse.

Préchauffez le four à 160 °C ou th. 5/6

Côté fromage : Assouplissez la brousse, c’est un fromage qui se tient plus que la ricotta donc les deux petits suisses et leur eau vous aideront à obtenir une préparation lisse. Incorporez un à un les trois oeufs puis les 150 g de sucre et le sachet de sucre vanillé. Mélangez une dernière fois puis versez la préparation fromagère sur le fond de miettes. Egalisez et enfournez pour une heure. Le cheesecake ne doit pas gonfler démesurément ni dorer à outrance. Il doit être un peu « jelly » au centre quand la cuisson est fini. On le laisse refroidir dans le four éteint puis on le met au frigo pour au moins 24h.

Galette Saint Pierre

J’aime beaucoup la collection d’ouvrages « Petits Plats » des Editions Marabout. Les gâteaux de mamie : un livre qui vous replonge dans l’enfance. Sur la trentaine de recettes de gâteaux proposées vous trouverez sûrement votre Madeleine de Proust. La Galette Saint Pierre, jamais entendu parlé mais avec le thé c’est parfait ! La recette est prévue pour six personnes mais huit personnes pourront être rassasiées.

Il vous faut :

250g. de farine

150g. de sucre semoule 150g. de beurre salé ramolli coupé en dés 5 jaunes d’oeufs + 1 jaune ½ sachet de levure chimique un moule à tarte antiadhésif (idéalement avec un fond amovible) 1 cuillère à moka de margarine

Préchauffez le four à 180°

Mélangez dans une jatte la farine et la levure puis formez un puits et y disposez les jaunes d’oeufs et le sucre. Remuez à la cuillère puis avec le bout des doigts. Lorsque le mélange devient sableux (il ne peut pas être homogène à ce stade) ajoutez les dés de beurre puis pétrissez jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Etalez la margarine (ou l’huile) sur le moule à l’aide d’un pinceau puis disposez la pâte dans le moule, égalisez comme vous le pouvez avec le plat de la main puis badigeonnez le dessus de la pâte avec le jaune d’oeuf battu à l’aide d’un pinceau. Réalisez des croisillons avec les dents d’une fourchette.

Enfournez pour 25 minutes. La surface doit prendre une belle couleur blond doré. Démoulez la galette Saint-Pierre lorsqu’elle est encore tiède puis laissez-la refroidir sur une claie.

Cette galette s’accompagne à merveille d’un thé noir parfumé à la violette ou bien aux fruits rouges.

CHEESE CAKE RICOTTA, MASCARPONE, SPECULOOS

En France il est difficile de se procurer des Graham crackers (pour la version US) ou des digestive biscuits (pour la version british) ainsi que du Philadelphia cream cheese. Laissez donc libre cours à vos papilles et à votre imagination pour les remplacer : spéculoos, Thé de LU, palets bretons, biscuits roses de Reims etc. pour la base biscuitée et kiri, brousse, ricotta, yaourt, fromage blanc, mascarpone ou autre pour le mélange fromager.

280g. de spéculoos
100g. de beurre fondu
70g. de sucre
1 cuillère à soupe rase de farine
500g. de ricotta
250g. mascarpone
20cl. crème fraîche épaisse
4 oeufs

Mixez les biscuits au robot puis ajoutez le beurre fondu et mixez le mélange pour obtenir des miettes plus fines. Préchauffez le four à 160°C Recouvrez le fond d’un moule à charnière (recommandé par Loukoum, et indispensable d’après moi) d’un disque de papier sulfurisé puis beurrez les bords. Répartissez les miettes de biscuits sur le fond du moule en tassant uniformément avec un verre à bords lisses et à fond plat. Comme chez Loukoum vous pouvez créer un rebord en remontant les miettes grâce à la paroi du verre. Réservez cette base biscuitée au frigo ou au congélateur.

Le mélange fromager :

Disposez la ricotta, le mascarpone et la crème fraîche épaisse dans une jatte et fouettez jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. Ajoutez le sucre, la cuillère de farine et les oeufs un à un. Assurez vous que le mélange soit bien homogène, fouettez de nouveau si besoin est. La cuisson doit être lente et se faire à basse température : plus ou moins une heure à 160°C. (Mon four devait être trop chaud ou bien est-ce à cause de la crème fraîche mais mon cheese cake a gonflé dans le four puis s’est rétracté et légèrement fendu au milieu lors du refroidissement… A la réflexion je pense que le conseil que donnent certaines, à savoir éteindre le four et y laisser le cheese cake avec la porte légèrement entrouverte, est une étape importante… Mais mon four en avait décidé autrement (détachement intempestif des parois… Jamais vu ça ! Ainsi ai-je retiré le cheese cake en urgence pour lancer une pyrolyse). Une fois le cheese cake froid placez-le au frigo au moins pour 24h, comme dit Loukoum, le cheese cake gagne à être un peu vieux.

Une part de cheese cake avec de la compote de fraises (ici merci Bonne Maman !) et une bonne tasse de thé (le cheese cake me paraît un peu lourd pour faire office de dessert) font un goûter automnal idéal. Pour le prochain essai je diminuerai le beurre dans la base biscuitée qui manquait de croquant et je ne mettrai pas de mascarpone car il me semble qu’il alourdit trop l’appareil.

VOUS ACHETEZ LA COMPOTE ?!


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L’autre jour je rêvais d’un gratin de pâtes et puis je me suis aperçue que j’avais oublié le mode opératoire du gratin. Diantre, j’ai été bien contente de retrouver ce grand classique chez une consoeur. Alors voici Mesdames et Messieurs (et pour toutes mes copines qui l’achètent en pot)… La compote ou… Comment poster une recette sans se fouler.
Je fais ça au pif en général, les mesures qui suivent sont données à titre indicatif donc pas d’affolement, restez dans l’approximatif :

-1 kilo de pommes
-400g. de poires
(le bon ratio pour la compote pommes/poires = une poire pour deux pommes quand elles font la même taille. Comme j’ai utilisé des Rocha, petites poires du Portugal, j’ai été plus généreuse)
-2 cuillères à café de canelle en poudre ou un bâton si vous en disposez
-Et c’est tout… Pas besoin de sucre.
-Vous obtiendrez environ 6/7 portions mais la compote se conserve bien, au frigo ,dans un récipient hermétique pendant 4 ou 5 jours.
Dans une grande casserole mettez un fond d’eau (disons entre 2 et 3 centimètres, moi j’aime quand il y a du jus pour faire du sirop, même si il n’y a théoriquement pas de jus dans une comopote) et les deux cuillères de cannelle, remuez.
Epluchez les pommes et les poires avec un économe, détaillez les en gros dés puis placez-les dans la casserole, remuez pour répartir la canelle.
Couvrez la casserole et faites compoter (eh oui) à feu doux environ 40 minutes en remuant de temps à autre. Découvrez si vous avez trop d’eau en cours de cuisson et que vous ne souhaitez pas garder de jus.
Variantes :
Remplacez la cannelle par une gousse de vanille fendue ou par le zeste d’un citron non traité.
Cette recette n’est pas sucrée, elle est donc trés diététique et peut se décliner avec tous les fruits (pommes/bananes ; rhubarbe/pommes ; poires/coings ; pêches/brugnons ; fraises etc.).
Vous pouvez bien entendu avoir la main trés légère sur la canelle et mixer cette compote pour satisfaire bébé.
En réalisant une pâte sablée vous pouvez faire des chaussons :
préchauffez le four à 180°. Abaissez la pâte sablée, découpez des disques de 12 centimètres de diamètre, disposez sur chacun une cuillère à soupe de compote sans jus, fermez les chaussons en rabattant les bords en appuyant fortement pour les souder. Procedez de la même façon jusqu’à épuisement de la pâte ou de la compote puis faire cuire au four à 180° jusqu’à ce que les chaussons soient dorés (pas bruns clairs attention !)

TIRAMISU CLASSICO


Un gâteau vu et revu me direz-vous… Mais à y regarder de près, quand avez vous goûté pour la dernière fois un
tirami sù classique ? Je veux dire un vrai tirami sù qui ne soit pas un trifle british qui se prend pour un italien. Je milite pour le retour du café, du marsala et de l’amaretto dans le tirami sù !

-10cl. d’amaretto ou de marsala ou de rhum Negrita si vous ne disposez pas de l’un des deux premiers alcools.
-environ 24 biscuits cuillers
-250g. à 300g. de mascarpone (selon la marque les pots font 250g. à 300g.)
-3 oeufs
-1 pincée de sel
-2 cuillères à soupe de sucre en poudre + une troisième
-1 cuillère à café rase de cacao amer
-1 sachet de sucre vanillé
-25cl. de café fort que vous aurez laissé refroidir
Préparation de la crème au mascarpone :
Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Faites mousser les jaunes avec deux cuillères à soupe de sucre et le sachet de sucre vanillé. Ajoutez le mascarpone, mélangez à l’aide d’une cuillère puis au fouet afin de rendre l’appareil parfaitement homogène.

Montez les blancs d’oeufs en neige ferme avec une pincée de sel puis les incorporez délicatement à la préparation précédente.

Le dressage du tirami sù :

Mélangez dans une assiette creuse le café, la dernière cuillère à soupe de sucre et l’alcool.
Disposez dans un plat creux, idéalement rectangulaire (30cm x 20cm par exemple), la moitié des biscuits cuillers trempés un à un dans le café sucré et alcoolisé (un rapide recto/verso dans le café suffit). Recouvrir la couche de biscuit avec la moitié de la crème. Recommencez l’opération avec le reste des biscuits (à cette étape certains versent le reste du café sur les biscuits, je ne le fais pas car je trouve qu’ensuite le gâteau se tient moi et vous allez droit à l’échec avec les enfants qui n’apprécient pas souvent le goût du café et de l’alcool). Recouvrez la deuxième couche de biscuits cuillers avec la crème. Lissez le dessus puis décorer en saupoudrant de cacao amer.

Maintenant prenez patience, laissez votre tirami sù au frigo au moins 12h (idéalement ce gâteau se prépare la veille pour le lendemain).

Mes dernières photos sont un peu culino-trash… Je n’essaie pas de lancer un nouveau genre mais simplement, je fais la cuisine pour des gens qui apprécient lorsque je ne mets pas 200 ans à chercher une idée de photo avant qu’ils ne dévorent, voilà tout !