LA PATISSERIE DES REVES, UN CAUCHEMARD POUR VOS HANCHES ? COMMENCEZ PAR MATSURI !

Tout le monde en parle, j’y pense depuis une semaine et ce matin sur le blog Et Toque ! La vidéo interview de Philippe Conticini a fini de me décider. On a commencé tout doucement cette pause déjeuner en allant chez Matsuri : 10 euros en poche pour le japonais sur rails, c’est sûr qu’ensuite il nous restait un petit creux conséquent pour une merveille au pays du sucré.

Matsuri, vous connaissez le principe ? Les petites assiettes hors de prix défilent et vous les attrapez au vol… Rigolo mais pas nourissant.

Passons donc aux choses sérieuses. La pâtisserie des rêves… Une paire de collants fushia tombe en arrêt devant la pâtisserie couleur taupe, hésite, repart puis cède à la tentation du moment. Tout est sous cloche lumineuse, le décor est épuré. Les vendeuses sont en robes blanches enfantines mais perchées sur talons aiguilles. Tout invite à la gourmandise.



Laissez-vous tentez par un Paris-Brest revu et corrigé avec un coeur coulant…

Ou bien craquez pour une tarte Tatin au feuilletage de pommes golden confites avant d’être caramélisées comme une Tatin classique…


A moins que vous ne préfériez honorez les produits de saison avec ce fruitier aux quetsches, variation design et éphémère du célèbre fraisier.


Et si vraiment l’idée d’un tel goûter à 14h vous effraie, sachez que la viennoiserie n’est pas en reste chez Philippe Marcolini… Une folie, une brioche au sucre, un secret aux noisettes ?

Et voilà, c’est fini et si vous en voulez encore c’est là, juste en bas. Et demain ? Dégustation de Wagashi chez Toraya, toujours nippon mais raffiné et efficace.

Matsuri
74, rue du Bac
75007 Paris
www.matsuri.fr
01 45 49 19 92

La pâtisserie des rêves
Philippe Conticini
93, rue du Bac
75007 Paris
www.lapatisseriedesreves.com
01 42 84 00 82

Milanais au confit de rose

Qu’est-ce que la crêpe Gigi ? Hé bien la crêpe Gigi c’est une fine couche de sarrasin saisie dessus dessous et parsemée de pétales de roses tièdes »

Les Bronzés font du ski, Patrice Leconte, 1979.

On connaît le choix que fera le client de la malheureuse Gigi, héroïne prétentieuse et frustrée des Bronzés. Mais pourtant, la pétale de rose est un mets délicat apprécié depuis longtemps dans la cuisine orientale et qui se taille aujourd’hui une place au soleil dans les assiettes des gourmandes girly. Il s’agit juste de dépasser la sensation que vous êtes en train de manger votre coton imbibé de démaquillant… Certaines n’y arriveront jamais tandis que d’autres sont déjà conquises par cette idée.

Pour une trentaine de biscuits :

250 g de farine 125 g de beurre 125 g de sucre De la confiture d’abricot Du confit à la rose 1 oeuf 1 jaune d’oeuf

Dans un grand saladier sabler la farine et le beurre entre eux. Ajoutez le sucre, pétrir puis ajouter l’oeuf entier, mélanger à la spatule puis finir en pétrissant à la main. Fraser ensuite la pâte et la réserver au moins 30 minutes au frais.

Etaler la pâte sur une épaisseur de 5 mm puis découper des biscuits à l’emporte-pièce.

Préchauffer le four à 180 °C.

Disposer la moité des biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisée. Disposer sur chaque biscuit une cuillère à café de confit de rose pour les aventurières ou bien de confiture d’abricot pour les peureuses.

Recouvrir les biscuits avec leur moitié, souder soigneusement les bords de ceux-ci avant de les dorer au jaune d’oeuf restant.

Enfourner pour une dizaine de minutes jusqu’à ce que les milanais soient dorés et craquèlent légèrement sur le dessus.

Où trouver du confit à la rose ? A la confiserie Florian de Nice (qui a la bonne idée de vendre ses douceurs par correspondance).

Pour rester dans l’esprit du voyage, entre jardin anglais et patio oriental, découper une pêche jaune en quartier et la saupoudrer de sucre à la rose Alsa (j’ai mangé ça chez Marie, malgré la marque bien connue je n’en n’ai jamais aperçu le moindre sachet dans une épicerie et pourtant… j’en veux ! On en trouve partout au Maghreb mais pas ici. Le produit se vend même sur ebay, il faut croire que la denrée est précieuse).

DULCE DE LECHE ou CONFITURE DE LAIT MAISON… OU MOI AUSSI JE FAIS DE LA CUISINE MOLECULAIRE

Cet après-midi, en plein pillage de recettes à la Fnac je tombe sur un nouvel ouvrage de cuisine moléculaire… Genre « La chimie gourmande pour les nuls ».

Et là, enfin, LA recette de Dulce de Leche.

he oui c’est de la cuisine moléculaire. Alors me direz-vous, toute la cuisine est moléculaire ? Oui. La confiture de lait se fabrique en boostant la réaction de Maillard : A haute température il apparaît dans le lait des aldéhydes, des cétones et des substances réductrices. Elles interagissent avec certains acides aminés, amines et protéines. Ces produits peuvent prendre une teinte brune, comme le dulce de leche (l’explication scientifique est un copié-collé, mais j’ai pris le temps de comprendre)…

Pour ce faire :

une boîte de 397g. de lait concentré sucré Nestlé
une cocotte minute

Placez la boîte de lait au centre de la cocotte, couvrez d’eau à hauteur. Fermez et mettre la cocotte sous pression à feu vif. Une fois que le bouchon tourne laissez cuire 15 à 20 minutes (plus la cuisson est longue plus la texture du dulce sera solide).

Eteignez le feu, laissez refroidir une heure. Ouvrez la cocotte, sortez la boîte et laissez-la refroidir encore une demi-heure… Ouvrez… C’est magique, le meilleur de l’Argentine est dans la boîte !

Très bientôt des recettes et des adresses de Montréal…

23H 40… COMME UNE ENVIE DE MUFFINS CHOCOLAT ET ENGLISH TOFFEE

Oui il est presque minuit mais il n’y a pas plus d’heure pour les gourmands que pour les braves. Et puis on (merci Manou !) m’a ramené quelques douceurs d’Outre-Manche… Du lemon curd, que je vais manger comme indiqué sur l’étiquette : « by the spoon straight from the jar » (c’est écrit donc c’est autorisé !), des digestives biscuits (pour quelques cheesecakes à venir) et des toffees… On trouve beaucoup de recettes de muffins au carambar, alors pourquoi pas avec des toffees ?


Pour une douzaine de muffins (en caissettes Tulipia diam. 5cm) :

100g. de chocolat noir
80g. de beurre

60g. de farine

3 oeufs

80g. de sucre glace

1 sachet de sucre vanillé

6 gros creamy toffees coupés en deux

Préchauffez le four à 200°C

Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes, remuez pour les mêler intimement.


Fouettez vigoureusement les trois oeufs, le sucre glace, le sucre vanillé et la farine.

Mélangez les deux appareils ensembles et verser aux trois quart dans des caissettes Tulipia.

Disposez un demi-toffee dans chaque muffin et enfournez pour 10 à 15 minutes.

Je viens de m’offrir une bouteille de Maury Mas Amiel qui ira à merveille avec ces petites choses, cependant pour le petit déjeuner de demain matin un verre de lait suffira, histoire d’éviter de commencer la journée par une cuite, dommage (pour l’accord met/vin, par pour la cuite, encore que)


CARALATS




Un Caralat, qu’est-ce que c’est ? Le nom est de moi (enfin j’éspère) mais la recette est un grand classique. Il s’agit tout simplement de caramels au chocolat.

Pour une quinzaine de bouchées (utilisez des moules en silicone, surtout si vous aimez les caramels mous, c’est la seule façon d’obtenir des bouchées présentables) :

50g. de beurre salé

50g. de miel (choisissez plutôt un miel doux)

50g. de sucre en poudre

50g. de chocolat noir

Dans une casserole à fond épais (ou une petite cocotte en fonte) mélangez le beurre salé découpé en petits morceaux, le sucre, le miel et le chocolat concassé.

Faites fondre ce mélange à feu très doux sans cesser de tourner pour que le mélange n’accroche pas. Aux premiers bouillons, laissez cuire entre trois et cinq minutes selon la dureté souhaitée (plus le caramel cuit, plus il sera dur).

Le mélange doit être onctueux et parfaitement homogène.

Versez rapidement le caramel encore chaud dans de petits moules en silicone. Laissez complètement refroidir puis démoulez.

Si vous n’avez pas de moule en silicone, faites couler le caramel sur une plaque de marbre huilée, laissez tièdir puis découpez des carrées le plus régulier possible (bon courage !)

Galette Saint Pierre

J’aime beaucoup la collection d’ouvrages « Petits Plats » des Editions Marabout. Les gâteaux de mamie : un livre qui vous replonge dans l’enfance. Sur la trentaine de recettes de gâteaux proposées vous trouverez sûrement votre Madeleine de Proust. La Galette Saint Pierre, jamais entendu parlé mais avec le thé c’est parfait ! La recette est prévue pour six personnes mais huit personnes pourront être rassasiées.

Il vous faut :

250g. de farine

150g. de sucre semoule 150g. de beurre salé ramolli coupé en dés 5 jaunes d’oeufs + 1 jaune ½ sachet de levure chimique un moule à tarte antiadhésif (idéalement avec un fond amovible) 1 cuillère à moka de margarine

Préchauffez le four à 180°

Mélangez dans une jatte la farine et la levure puis formez un puits et y disposez les jaunes d’oeufs et le sucre. Remuez à la cuillère puis avec le bout des doigts. Lorsque le mélange devient sableux (il ne peut pas être homogène à ce stade) ajoutez les dés de beurre puis pétrissez jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Etalez la margarine (ou l’huile) sur le moule à l’aide d’un pinceau puis disposez la pâte dans le moule, égalisez comme vous le pouvez avec le plat de la main puis badigeonnez le dessus de la pâte avec le jaune d’oeuf battu à l’aide d’un pinceau. Réalisez des croisillons avec les dents d’une fourchette.

Enfournez pour 25 minutes. La surface doit prendre une belle couleur blond doré. Démoulez la galette Saint-Pierre lorsqu’elle est encore tiède puis laissez-la refroidir sur une claie.

Cette galette s’accompagne à merveille d’un thé noir parfumé à la violette ou bien aux fruits rouges.

Meringues à la française

Une petite recette sur le feu pour utiliser les blancs d’oeufs qui me restaient suite à la confection d’une tarte au citron meringuée.

50g. de sucre semoule par blanc d’oeuf

Battez les blancs d’oeufs en neige. Tout en continuant à battre les oeufs versez-y le sucre en pluie. Continuez à battre environ 8 minutes jusqu’à ce que le mélange devienne dense, lisse et brillant.

Disposez du papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie et à l’aide d’une cuillère à soupe faire des quenelles ou des tas. Il n’est pas nécessaire d’espacer les meringues outre mesure. Si vous avez une poche à douille vous pouvez l’utiliser pour former les meringues. Faites sécher les meringues dans un four préchauffé à 80°, environ 2h.

Visite de la chocolaterie Puyricard

Si les aventures gustatives vous manquent cet été et que vous passez par Aix-en-Provence, visitez la chocolaterie de Puyricard ! Pour 8 euros la fabrication des calissons, la température du chocolat de couverture et la confection des ganaches n’auront presque plus de secrets pour vous. Pas de photographies de cette visite sur “Mange-moi” car les chocolatiers confiseurs de la maison Puyricard tiennent à garder le mystère de leurs douceurs fabriquées de façon artisanale et sans conservateur depuis 1968. Rendez-vous à “La Plantation”, quartier Maliverny, Avenue de Fabry 13540 Puyricard, pour entendre l’histoire de ce couple dont l’aventure commence au Congo Belge et se poursuit en Provence.

Pour ceux qui se poseraient la question… Oui, la visite est ponctuée de dégustations.

Visite virtuelle sur http://www.puyricard.fr/fr/visitevirtuelle.htm