Bonne adresse : Les calissons d’Entrecasteaux à Eguilles

Dans quelques semaines le salon de thé – boutique de la confiserie d’Entrecasteaux ouvrira ses portes à Eguilles. L’occasion parfaite pour redécouvrir la production artisanale de ce calissonnier. Si la maison propose aujourd’hui d’audacieuses variantes au pastis, à l’huile essentielle de lavande ou encore au chocolat, la recette de son calisson traditionnel reste inchangée depuis 1889, date à laquelle l’aïlleul du calissonier actuel ajouta à cette confiserie aixoise des morceaux confits de gigérine. Une pastèque à confire provençale que l’on appelle citre à Apt ou méréville dans le Comtat Venaissin et dont la chair, une fois confite, retient l’eau et offre à ce calisson un moelleux incomparable et une sucrosité moindre que celle des autres calissons d’Aix.

 

Depuis le rachat d’Entrecasteaux il y a cinq ans par le propriétaire de la biscuiterie Père Gatounet, de jolies collaboration ont vu le jour autour du calissons et des biscuits : c’est ici que Déclaration gourmande se fournit pour ses calissons à imprimer ; ici que Marc Veyrat a glissé une note de Génépi des montagnes dans des calissons parés de vert tandis qu’en 2016, le croquant du shortbread à la lavande était à bord de l’Eurostar.

Biscuits, nougats, meringues et bien-sûr calissons… Toute la production demeure artisanale. J’ai eu l’occasion de visiter l’atelier où flottait dans l’air un doux parfum d’anis tandis que le pâtissier sucrait un à un les canistrelli prêts à cuire et que le maître calissonier façonnait une fournée de calissons à l’aide d’une presse manuelle qui lui permet de produire seulement une quarantaine d’unités à la fois. Ces calissons sont ensuite cuits quelques minutes puis emballés à la main.

Le bar à vrac pour les biscuits du Père Gatounet, qui peuvent aussi s’acheter conditionnés, est un bon plan zéro déchet car vous pourrez venir remplir vos pochettes en tissu. Parmi toutes ces douceurs j’ai un petit faible pour les longuettes de Provence qui me rappellent les Zézettes de Sète et bien-sûr pour les calissons ! Si vous n’avez jamais goûté ceux d’Entrecasteaux, rendez-vous avant le 20 mai 2018 sur Instagram pour gagner une boîte prestige de 280 g.

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La marche à suivre : 
Abonnez-vous sur instagram aux comptes @calissons_dentrecasteaux et @lapintadeaixoise
Taguez un ami en commentaire sous le post du concours et dites-moi quel est votre pêché mignon gourmand de Provence (vous pouvez laissez trois commentaires maximum pour jouer.)
Attendez-le tirage au sort du 20 mai 2018 !

Rendez-vous sur la boutique en ligne d’Entrecasteaux et bénéficiez de 10 % avec le  code BIENVENUE

boîte de 20 calissons – 280g : 19,90 €
barre de nougat blanc ou noir – 200g : 7,50 €
biscuits en sachet – 100g : de 2,2 € à 3,3 €

FB @calissonsdentrecasteaux
Insta @calissons_dentrecasteaux

Boutique-atelier
40, Impasse Emeri
Pôle d’Activité les Jalassières
13510 EGUILLES​
Ouverture du lundi au samedi
de 09H30 à 12H30 et de 14H00  à 18H00

 

Bonne adresse : Les Baratineurs à Aix

Ambiance décontractée et presque potache aux Baratineurs, néo-bistrot de la Place des Cardeurs où burgers XXL côtoient tapas, planches de charcuteries et salades généreuses. Les baratineurs ne se la racontent pas et la carte qui semble laisser l’embarras du choix est en réalité assez courte, c’est bon signe : trois plats de pâtes, des burgers, quelques viandes et poissons. Les assiettes sont copieuses et, plus inattendu, la carte des vins est pointue. Revelette, domaine Richeaume, on est tombés ce soir là avec plaisir sur nos vieilles connaissances !
Le jambon truffé et les asperges vertes font bon ménage avec la pasta tandis que le bun du burger est moelleux à souhait et sa viande cuite impeccablement. Rien de bien étonnant au dessert mais les amateurs de cheesecake ne seront pas déçus.
Sachez que ça chante aussi dans ce bistrot qui renouvelle le genre avec des concerts live toute la semaine. Il paraît que le brunch est terrible, il paraît… J’irai vérifier, je vous le promets !

Les Baratineurs
41, Forum des Cardeurs
13100 Aix-en-Provence
09 73 24 58 86
FB @lesbaratineurs
*
Ouvert du lundi au dimanche
de 12h00 à 15h00
de 19h00 à 00h00
*
Brunch dominical 20 €
Burger dès 14 €
Pâtes dès 13,50 €
Dessert 6,50 €
Menu enfant 10 €

City guide : Rome

Rome s’offre toujours nouvelle. Après ce dixième voyage dans la Ville éternelle, le charme opère encore et le plaisir est d’autant plus grand qu’il me semble que je commence enfin à sortir des sentiers battus. Point de Colisée ou de Basilique Saint-Pierre à vous recommander mais des visites plus confidentielles et des adresses où prendre vos repas avec des locaux et où dénicher des cadeaux originaux et abordables parmi une sélection de créateurs made in Italy.

Faire la queue une matinée pour visiter la Chapelle Sixtine et y entrer avec la foule, très peu pour vous ? Alors levez-vous aux aurores et mettez un peu la main au porte-feuille afin de bénéficier d’une visite avant l’entrée des groupes. Le guide vous retrouvera au Caffè Vaticano. Une fois passée la sécurité, rendez-vous directement à la Chapelle Sixtine grâce au raccourci indiqué. Prenez le temps d’admirer la Salle des cartes en attendant que le vigile vous ouvre la Chapelle. Vous aurez ensuite le loisir de retourner voir les salles du Museo Vaticano où se trouvent les collections papales (ne manquez pas la collection d’art contemporain !)

Rome est un mille-feuilles et rien de mieux qu’une visite des « catacombes » de la Basilique Saint Clément pour remonter le temps. Depuis la basilique actuelle jusqu’à l’édifice paléo-chrétien et au temple antique dédié à Mithra. La source qui coule sous la basilique accentue encore la magie de la visite.

Pour l’amateur d’art, la très fréquentée Villa Borghese est un incontournable mais attention il faut absolument réserver en ligne et à l’avance votre visite. Les billets ne s’achètent pas sur place, je m’y étais cassé les dents il y a 4 ans. Une visite plus confidentielle vous enchantera tout autant : celle du Palazzo Pamphilj. Au programme, une collection extraordinaire qui n’a jamais quitté l’escarcelle de la famille Pamphilj. Hors saison les galeries sont désertes et laissent place à la rêverie. Nous vous recommandons l’audio-guide très bien fait (et relativement indispensable.)

Pour admirer la ville d’en-haut, rendez-vous au Vittoriano, la « machine à écrire » comme l’appellent les romains. L’accès aux ascenseurs panoramiques se fait depuis le grand escalier et fait l’objet d’un billet spécifique, différent de celui des expositions qui se tiennent aussi dans le bâtiment.
Si la pluie est de la partie lors de votre voyage et que vous appréciez l’oeuvre de Fornasetti, une superbe expo se tient au Palazzo Altemps… Courrez-y avant le 6 mai.

Enfin, côté Antiquité, ne manquez pas le Forum Trajan. Sa restauration a pris fin en 2015 et c’est l’un des ensembles impériaux les mieux conservés de Rome. Marché, basilique et bibliothèque permettent, grâce à une restauration exemplaire, de plonger dans le quotidien de la Rome impériale.

Et dans l’assiette ? Nous avons été très déçus par notre passage au restaurant 1* Per Me et je n’ai pas fait de découvertes particulières lors de ce voyage mais je vous propose trois adresses bon marché. Maccheroni, autant fréquenté par les locaux que les touristes, vous permettra de goûter à quelques aliments que l’on ne trouve pas hors d’Italie. Comme la salade de Puntarelle à l’amertume délicate (si vous visitez Rome au printemps).
Pour déjeuner à petit prix et au calme à deux pas de la très touristique Piazza Navona, direction Il Desidero preso per la coda (En VF « Le Désir pris par la queue »). Généreuse polenta, assiette végétarienne copieuse et gâteau poire chocolat comme chez la nonna, régressif à souhait ! Le soir, la carte monte en gamme et les prix avec.

Bien-sûr, même s’il fait froid… Allez manger une glace à l’indétrônable Gelateria del Teatro, avec le succès ils ont poussé les murs et créé un restaurant attenant. L’adresse est moins confidentielle que jadis mais la via dei Coronari n’a rien perdu de son charme. Romarin/citron, sauge/framboise ou uva fragola en saison restent des must.

Et une fois n’est pas coutume sur ce blog, voici deux adresses shopping. BeC Store à côté du Campo de’ Fiori où vous piocherez avec bonheur dans une sélection de vêtements et accessoires élégants, colorés et qui sortent de l’ordinaire. Tous fabriqués en Italie ou en Europe. J’ai complètement craqué sur leur maroquinerie. Enfin, presque complètement puisque je suis repartie les mains vides.

Si vous aimez les chapeaux et les bijoux atypiques, la sélection de Sotto Bosco, via Baccina est faite pour vous. Verre, plume, résine, papier, pierres semi-précieuses, il y en a pour tout les goûts et toujours made in Italy. Pour les enfants, sachez que les puzzles aux boîtes rouges « Art Collection », disponibles notamment dans les boutiques du Vatican, sont fabriqués en Italie pour les éditions Sillabe.

N’hésitez pas, si vous avez des bonnes adresses romaines à m’en faire part sur le blog ou sur insta @lapintadeaixoise, a presto !

Gnocchi maison faciles

gnocchi maison recette facile la pintade aixoiseLes gnocchi. Voilà un plat qui, faute de pommes de terre convenables, avait déserté la table familiale depuis des années. Pourtant il est bien agréable de se retrouver en cuisine pour une partition à quatre ou six mains. Hier mère et fille ; aujourd’hui grand-mère, mère et petite-fille. Comme une préfiguration du voyage turinois que je prépare pour nous trois sous le signe de la gourmandise (parce que marchés et pâtisseries me semblent plus aisés à fréquenter que les musées avec une enfant de deux ans et demi. Belle excuse !)
Comme je vous le disais sur Instagram, la réalisation des gnocchi est simple. Mais si vous utilisez des pommes de terre qui se tiennent à la cuisson vous n’obtiendrez jamais la texture nécessaire à leur façonnage et ils seront immangeables. Il faut absolument des pommes de terre farineuses, qui se délitent une fois cuites. Lorsque je suis tombée sur des pommes de terre Agria à la Biocoop La Coumpagnié, la texture fondante et réconfortante des gnocchi maison m’est tout de suite revenue en bouche !
Alors, prêts pour une petite séance de cuisine en famille ?

Ingrédients (pour 6 personnes ou 4 goinfres)
800g de pommes de terre à chair farineuse
(ici des Agria de la Biocoop. Vous pouvez utiliser la Bintje, la Vitelotte)
150g + 50g de farine T65 ou T55. (Fuyez la farine fluide qui rendrait la pâte collante)
1 oeuf
4g de sel
+
un moulin à légume ou un presse-purée (pas de robot, la purée deviendrait élastique)
une écumoire ou une araignée pour sortir les gnocchi de l’eau

1. Lavez et brossez les pommes de terre Agria jusqu’à ce qu’elles soient bien propres et ne les épluchez pas. J’utilise une cocotte minute pour les faire cuire à la vapeur : placez 3 centimètres d’eau au fond de la cocotte, disposez les pommes de terre sur le panier vapeur placé en hauteur (l’eau ne doit pas toucher les pommes de terre). Fermez la cocotte et comptez 12 minutes à partir du sifflement de la soupape. Un couteau doit rentrer dans leur chair sans résistance aucune. Le secret c’est de cuire les pommes de terre sans qu’elles entrent en contact avec l’eau. Vous pouvez utiliser votre cuit vapeur, un panier ou une marguerite. Adaptez le temps de cuisson à votre ustensile.

2. Épluchez à chaud les pommes de terre Agria et passez-les au moulin à légumes au dessus d’un grand saladier ou bien écrasez-les à l’aide du presse-purée. Ajoutez le sel à la purée et mélangez à l’aide d’une spatule en bois.

3. Ajoutez l’oeuf et mélangez à l’aide de la spatule en bois.

4. Ajoutez 150g de farine et mélangez à l’aide de la spatule puis pétrissez avec vos mains propres. Ajoutez les 50g restants de farine jusqu’à l’obtention d’une boule de pâte qui se tienne. Cette fois-ci j’ai utilisé les 200g de farine.

5. Farinez généreusement votre plan de travail et formez avec la pâte à gnocchi des boudins de l’épaisseur d’un tube d’aspirine (disons deux centimètres de diamètre) et coupez des gnocchi tous les deux centimètres et demi. Il vous faut un préposé à la découpe et un autre à la façon (comme ça les gnocchi sont à peu près calibrés à l’identique.) Placez un torchon propre sur un plateau pour pouvoir déplacer facilement les gnocchi avant cuisson.

6. A ce stade, il y a deux écoles : les gnocchi sont cuits directement ou bien ils sont d’abord striés à la fourchette (ou avec une planche faite exprès.) Pour les former à la fourchette : tenez la fourchette côté concave vers le haut ; disposez un premier morceau de pâte au milieu des dents, placez délicatement le côté extérieur de votre pouce sur le morceau de pâte et exercez une légère pression sur la pâte pour la faire rouler vers le bas des dents : hop, voilà des gnocchi striés et avec un creux. Ce n’est pas une méthode dans le marbre, vous trouverez nombre de vidéos où l’on vous explique le façonnage des gnocchi différemment. Et si vous voulez, venez à la maison pour voir comment nous faisons ! Placez au fur et à mesure les gnocchi sur le plateau recouvert d’un torchon propre.

7. Portez à ébullition un grand volume d’eau dans une marmite bien large. Salez l’eau et plongez-y les gnocchi en les faisant glisser depuis le plateau sans trop les manipuler. Lorsque les gnocchi remontent, baissez légèrement le feu et comptez deux minutes de cuisson. Retirez-les rapidement à l’aide de l’araignée. Surtout n’hésitez pas à goûter un gnocchi pour savoir si la cuisson vous convient. Les gnocchi maison gonflent plus lors de la cuisson que les gnocchi industriels.

8. Parfait avec une sauce au bleu ou cacio e pepe ou encore à la tomate… Venez me raconter avec quoi vous les mangez !