POÊLEE THAÏ AU CAJOU : KIT RECETTE à CUISINER BLUE ELEPHANT

« Seule devant la boîte en carton contenant la barquette plastique et son opercule à percer à la fourchette, elle rêva soudain d’un festin ».

 

Scène qu’il m’est arrivé de vivre bien des fois dans des chambres d’hôtel sordides (pour des missions professionnelles tout aussi peu passionnantes que le contenu de la barquette) et où le micro-ondes et le mini-frigo permettaient à l’hôtelier fourbe de rebaptiser ladite chambre de l’appellation pompeuse « studio privatif ».
Pour autant, certains soirs, la flemme aidant, se mettre aux fourneaux relève de la corvée. Mais, toute flemme qu’il y a, celle-ci est, chez moi, toujours en balance avec une haine farouche pour la barquette toute prête héritée de ces épisodes chaotiques de ma vie professionnelle.
Or, il se trouve que l’autre jour, le rayon légumes du Monoprix accusait une pénurie de botte de coriandre fraîche. Me voilà donc partie à l’assaut du rayon salades en sachet, herbes lavées, carottes déjà épluchées etc. Autant vous dire qu’il s’agit d’un lieu du supermarché où je roule rarement mon caddie. Cependant, ce jour là, j’y fis une découverte formidable, qui allait tomber à pic pour la flemme du lendemain soir…
Juste à l’angle gauche, bien caché sous un sachet de salade iceberg, un petit paquet coloré attire mon attention… Trois maïs nains, deux échalotes fushia, un beau piment rouge, quelques noix de cajou et des sachets de sauce et d’herbes séchées… Ah ça par exemple, voilà quelque chose de peu commun me dis-je. Je dégaine les lunettes et je lis : « Poêlée thaï au cajou, Kit recette à cuisiner. 10 minutes. 2 personnes ». Puis la marque « Blue Elephant Royal Thai Cuisine », inconnue au bataillon. Bon, la date d’expiration est presque à son terme, ça ne doit pas marcher du tonnerre comme produit mais les petites échalotes me font déjà de l’oeil : vendu.
L’emballage promet une préparation (cuisson comprise) en 10 minutes seulement. On vous mâche tout le travail. Chaque ingrédient contenu dans la barquette est photographié et nommé, ainsi pas de doute possible à la lecture du déroulé de la recette. Les ingrédients à acheter séparément sont très clairement indiqués : 200 grammes de filet de poulet (sur ma photo il s’agit des médaillons de dinde qui me restaient), une moitié d’oignon et 125 grammes de riz blanc. Rien de sorcier a priori mais peut être tout un monde pour un cuisinier novice.
L’occasion de se cuisiner un bon petit plat en 10 minutes sans passer chez Tang Frères et sans se retrouver avec des quantités bien trop importantes de produits que l’on n’utilisera peut être plus (ici la sauce au tamarin et soja ou encore les deux branches de kalé). Au déballage, et malgré la proximité de la date limite d’utilisation, les produits ont plutôt une jolie tête.
Flemmarde je vous disais, j’ai suivi les instructions à la lettre, en pilote automatique. J’ai tout de même remplacé le poulet par de la dinde et le riz blanc par des nouilles japonaises car il faut savoir se ménager une marge de manœuvre.
L’essai fut tout à fait concluant : savoureux (la liste des ingrédients n’indique aucun additif  bizarre, comme le glutamate, cher aux plats asiatiques tout préparés et vous êtes maître de la salière), pas fatiguant, peu onéreux. Idéal pour les gros flemmards, les débutants, les étudiants, les fauchés un peu gourmets, les nuls en cuisine asiatique (j’entre dans cette catégorie), les angoissés de l’improvisation ou encore de l’assiette vide.
Je ne demande qu’à transformer l’essai… Ôooo dieux du partenariat des blogs culinaires, si vous m’entendez… Faites que Blue Elephant exauce mes voeux et m’envoie d’autres petits paniers à tester : tartare thaï à la citronnelle, curry vert, massaman curry et soupe tom yom. J’irai prêcher la bonne parole au pays des gens qui vivent dans des « studios privatifs » équipés de plaques chauffantes.
EDIT : les dieux entendirent… Le festin fut grand !
Où trouver les paniers frais Blue Elephant ? 
Au Monoprix
A quel prix ? 
Environ 4 euros

LE GOÛT DE BARCELONE

Le décalage horaire est la seule chose difficile à vivre à Barcelone. « Comment ça le décalage horaire ? » objectent déjà certains. Théoriquement on ne change pas de fuseau horaire, certes. Mais le rythme barcelonais et le rythme parisien n’ont que peu de choses en commun.

Arrivée jeudi 8 octobre vers 20h, après une journée harassante à Paris, sous un pull-over à col roulé. La porte de l’aéroport s’ouvre… silhouettes noires des palmiers sur aplat soleil couchant, bienvenue en juillet ! Il fait 24 °C. A 21h30 nous commençons à peine l’apéritif. Le voilà… le décalage qui me tue les premiers jours dans la cité catalane… Déjeuner à 14h, dîner à 22h, coucher à 2h minimum et lever à 8h, parce que je suis incapable de changer aussi vite mes habitudes. Oui, il existe donc bel et bien un décalage horaire à 1h25 d’avion de Paris.
Par quoi on commence ? Quelques pica picaAlcaparrones et pa amb tomaquet. Les premiers sont des câpres mais en version jumbo (en France on appelle ça des caprons et c’est assez compliqué à dénicher), leur goût est plus subtil, moins acide que celui de leur cousin nain. Et le pa amb tomaquet est à Barcelone ce que la bruschetta ai pomodorri est à la Toscane, une chose toute simple et divine si vous avez LA tomate au goût de fruit.
Le Pa amb tomaquet de la Titane
De belles tranches de pain rustique
Une gousse d’ail pelée à vif
des tomates bien mûres
de l’huile d’olive
sel
poivre
Frottez le pain avec une gousse d’ail à vif et réservez. Passez les tomates à la grille pour en retirer la pulpe, salez, poivrez, ajoutez de l’huile d’olive pour lier puis étaler généreusement la mixture sur le pain. Le tout arrosé d’un verre de rouge catalan pour faire local. En principe les espagnols étalent directement la tomate coupée en deux sur le pain, mais il est très rare de trouver des tomates assez mûres et assez juteuse pour ce faire.
Il est minuit, l’heure de sortir… Un verre au Big Bang, quelques pas de mambo au Sifó. A Barcelone il est possible de rentrer dans les bars pour y danser sans consommer quoi que ce soit et par ailleurs les pakistanais vendent des bières à toute heure du jour et de la nuit, même dans des ruelles absolument inconnues des touristes et a priori désertes.

Ce billet devait, comme tous les autres, demeurer culinaire mais j’ai pris le temps de faire quelques détours… Déambuler à pied ou à vélo dans les rues de Barcelone est ce que je préfère. Juste avant que vos semelles ne vous lâchent après une journée de marche, courrez acheter une BD chez Continuarà qui propose un vaste choix en espagnol, anglais et français, souvent pour un prix dérisoire. Poussez ensuite jusqu’au bord de mer ou encore au Montjuic pour bouquiner tranquille.

En ce moment la fondation Cartier à Paris propose une exposition très courue… Né dans la rue. Consacrée au graffiti, elle attire les parisiens qui pourtant se scandalisent devant les œuvres sauvages des murs de Paris, notre superbe ville musée. Il faut croire que le parisien a besoin d’un cadre (en bois doré) et qu’il ne dépasse jamais lorsqu’il colorie… Tandis qu’ici, à Barcelone, les murs sont vivants.

Une fois que vous aurez bien tourné en ville, descendu Las Ramblas jusqu’à la colonne de Colomb, poussé jusqu’à Barceloneta puis enfin jusqu’au Port Forum (construit à l’occasion du Forum mondial de la culture en 2004 et aujourd’hui dans un quartier un peu à l’abandon avec des immeubles de luxe dont la construction, crise oblige, est aujourd’hui en suspend) revenez sur vos pas jusqu’au Quartier de Poblenou. Là, posez-vous sur l’un des cafés de la rambla centrale ombragée de platanes et, loin des hordes de touristes de la Plaça Catalunya, allez-y sur les tapas qui coûtent bien moins cher que dans les bars vaguement basques de Passeig de Gracià.
Puisque j’en parle, Passeig de Gracià est mon avenue préférée à Barcelone. Cet avis de touriste fait frémir Anne, barcelonaise depuis plus d’un an. Il est vrai que l’on y rencontre le pire en matière de restaurants et de magasins de vêtements, mais Gracià est aussi une allée moderniste magnifique. Les dalles octogonales aux motifs floraux, les lampadaires en fer forgé, la casa Amatller (passez-y acheter une boîte en fer de chocolat à la taza), la casa Batllo, la Pedrera, où va se tenir très bientôt une exposition sur l’œuvre de Maillol, ce qui me permet de découvrir que « Maillol était catalan. » 

Diantre on m’aurait caché des choses ! El Pais  se fait moins catégorique que La Vanguardia sur le sujet. Dans les colonnes du premier, il s’agit seulement de l’ « artiste franco-catalan ». Après une petite vérification, Aristide Maillol est né à Banuyls-sur-mer et fut élève au lycée de Perpignan. Si Maillol était attaché au pays catalan de son enfance, cela fait-il de lui l’artiste dévoué à la catalanité que nous présentent les grands quotidien espagnols ?! A voir.

Si vous souhaitez emporter avec vous un souvenir relativement authentique de cette avenue ô combien surfaite et touristique, prenez le temps de la gravir jusqu’en haut, de préférence le dimanche matin et poussez la porte de la casa Fuster. Un petit palace, un bijou moderniste dont le café Vienes sera alors tout à vous, au moins jusqu’à midi. Vous pourrez vous plonger dans les sinuosités des canapés aux coussins moelleux pour déguster un café americano assorti de quelques délicats biscuits aux noisettes. 

Comme le barman était seul, j’ai pu obtenir quelques recettes de cocktails, dont le Ninja, spécialement inventé par les barman du café Viernes pour une clientèle jeune et dorée… Très bientôt il faudra que je vous fasse ça.

Après une après-midi de shopping (oui, Anne aussi fait du shopping, surtout lorsque je suis là c’est vrai. Mais entre Mango, Sfera, Desigual ou Zara, faut bien non ?)… Un petit rituel de copines très calorique : manger un flap jack dans l’un des Buenas Migas de la ville. Qu’est-ce que vous y mangerez ? La cuisine d’un italien et d’une anglaise, émigrés à Barcelone, dont les recettes ont depuis fait florès, puisque vous trouverez près de 5 Buenas Migas en ville. Si vous avez un gros creux, nous vous recommandons donc le flapjack avec son petit pot de fromage blanc battu : un énorme pavé au muësli et au miel. Une chose bien roborative, beaucoup trop lourde pour ce mois d’octobre estival, mais un rituel est un rituel.

Il n’est pas une ville où je me sois rendue dont je n’ai pas le ticket d’un jardin botanique, d’un potager atypique ou d’un parc extraordinaire. Lorsqu’Anne m’a parlé du jardin au labyrinthe dans le quartier d’Horta (horta, comme… horticulture), la petite Alice qui sommeil toujours en moi s’est réveillée avec une furieuse envie d’y suivre le lapin blanc. Nous voilà donc parties vers le plus ancien jardin de Barcelone, conçu à la fin du 18ème siècle : palais néo mauresque, jardin chinois, labyrinthe central, kiosques à musique, topiaires et statues pour une pause hors du temps.

D’ailleurs, tout pousse à Barcelone, il ne gèle jamais. Une petite envie de verdure avant le retour ? Rendez-vous chez Hivernacle, un lieu atypique. On y aurait vu un centre culturel, un bar lounge branchouille, un atelier d’artiste, et non, c’est une jardinerie qui se cache derrière les murs de brique.

Barcelone est une ville peu frileuse en matière de design. Une petite adresse pour dormir design donc… L’hotel Emma, juste à côté d’une galerie qui présente en ce moment des oeuvres de Cinalli.

On a bronzé, on a dansé, on a bu et on a beaucoup cuisiné… Le poulet au curcuma avec sa sauce tomate et gingembre que je réclame à Anne des semaines à l’avance, le gaspacho de Tito, les pralines, la tarte à la confiture, les poires dashi pochées à la cannelle pour une tarte bourdaloue improvisée avec une crème d’amande au yaourt, la tarte aux prunes marinées dans le miel et la muscade. Mais tout cela n’a rien de bien catalan. J’ai fait une grande découverte culinaire toute bête : la farine intégrale donne un charme puissamment rustique à la pâte sablée. J’ai également appris à utiliser un four avec deux positions seulement (fort et faible) pour faire de la pâtisserie, utiliser une bouteille de vin au lieu de mon rouleau acheté tout spécialement chez Mora, je sors du cadre… Je me déparisianise (merci ma Titane).

J’oubliais. J’ai failli rater mon avion en faisant une dernière promenade sur Gracià lorsque je suis tombée chez Vinçon. Tout ce qui se fait en matière de design culinaire est là. Même les ustensiles de Ferran Adrià, Faces. Du beau, du pratique, du chic et la collection intégrale des mugs Pantone !

Carnet d’adresses


Big Bang bar Oldies
Carrer de Botella 7
08001 Barcelona


Bar Sifó
Carrer d’Espalter 4
08001 Barcelona


Librairie BD Continuarà
via Laitana 29
08003 Barcelona
www.continuara.org


Jardinerie Hivernacle
Melcior de Palau 32-36
08028 Barcelona
www.hivernacle.net


Parc del Laberint d’Horta
Passeig dels Castanyers 1
08035 Barcelona


Café Vienes
Hotel Casa Fuster
Tout en haut de Passeig de Gracià
5,70 euros le café americano mais ça vaut le coup !


Buenas Migas
Maremagnum
Plaça Odissea
08001 Barcelona
www.buenasmigas.es


Hotel Emma
Carrer Rosselo 205
08008 Barcelona
www.room-mateshotel.com

Mito Galeria d’Art Contemporani

Ricardo Cinalli, Endemoniados
Carrer del Rossello 193
08008 Barcelona

Vinçon
Passeig de Gràcia, 96
08008 Barcelona
www.vincon.com

Et bien-sûr, même si je n’en ai pas parlé ici…
Barcelone regorge de marchés aux étals fantastiques.
Un petit tour à la Boqueria pour le Belotta Pata Negra, 
la boutargue moins chère qu’en France, les jus de fruits frais, 
les graines en tout genre, les bonbons, etc.

GYOZA VERSION LIGHT

La photo ne met pas vraiment le plat en valeur mais on m’a tellement demandé la recette que je finis par la poster…
Pour 35 à 40 carrés de pâte à won ton ou gyoza (dans les épiceries asiatiques) :
200 g de rôti de porc
200 g de nirâ (de la cive ou de l’oignon nouveau avec sa tige verte)
200 g de choux vert
deux cuillères à soupe de sauce mam
deux cuillères à soupe d’huile d’olive
une cuillère à soupe de vinaigre de riz
une cuillère à soupe rase de gingembre en poudre (si vous le trouvez frais, rapez-en 50 g)
un bouquet de coriandre
un cube de bouillon phô
wasabi
sel
poivre
Hachez les ingrédients puis mélangez-les intimement pour obtenir une farce. Farcir chaque carré de pâte  puis repliez les bords en les collant avec un doigt légèrement humidifié.
Cuire dans le bouillon de phô frémissant pendant quelques minutes. égouttez et servir chaud avec une sauce soja sucrée ou salée et quelques grammes de pâte de wasabi. Ces gyoza light peuvent aussi se faire à la poele ou en friture : vous perdrez par contre l’effet basse calorie !

OU IL APPARAIT QUE KAYSER EST BIEN PATISSIER ET NON TRAITEUR

Chaque matin mon vélo et moi nous traversons la rue du Bac et nous passons devant une institution du 7ème

arrondissement de Paris : la boulangerie-pâtisserie Eric Kayser. Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de m’arrêter. Comme chez Matsuri, il y a une contrainte : manger pour 10 euros, soit un ticket restaurant. Au menu de ce midi donc : une salade italienne et une tarte au citron.
La roquette de la salade italienne présente quelques feuilles déjà fanées, elle s’accompagne d’une laitue basique, sans intérêt gustatif particulier. Le jambon de Parme et la coppa sont excellents tandis que je ne peux déterminer avec certitude si la mozzarella est ou non de bufala car il n’y a qu’une seule boule de celle-ci (oui Mesdames et Messieurs, une seule). Deux tranches d’aubergines grillées huileuses complètent ce tableau médiocre. Signalons toutefois une étonnante brunoise* de courgettes au vinaigre et la petite bouteille de vinaigrette à l’Olivier qui rappelle les voyages sur les lignes Air France.
Pour le packaging la copie est à revoir : aucun effort de design, une boîte de plastique et de carton sans intérêt et aucune réflexion écologique. Si la boîte individuelle de la tarte au citron est sympathique, nous ne sommes pas pour autant à la Pâtisserie des rêves, ni chez Delmontel.
Il apparaît donc que Monsieur Kayser n’est pas un traiteur. Les salades, il ne sait pas faire. Mais la tarte au citron… Une pâte sablée distinguée, fine, croquante mais pas cassante qui laisse toute sa place pour un lemon curd de deux centimètres d’épaisseur, léger, pas du tout acide sans pour autant imposer une saveur outrancière de sucre… Le tout laqué par un abricotage subtil et parsemé de nano zestes de lime. Impeccable. Une étiquette de chocolat sympathique signe l’objet, c’est parfait. Monsieur Kayser, oubliez les salades italiennes, de grâce, revenez à votre métier !
18, rue du Bac
75007 Paris
01 42 61 27 63
Fermé le lundi
*J’ai appris ce week-end que j’avais des lecteurs silencieux.Qui trouvent cependant que, parfois, le vocabulaire manque de clarté. Donc, pour Anne, PM et les autres, une brunoise est une découpe, en petits cubes de taille identique, à peu près d’un demi centimètre.

A LA MERE DE FAMILLE, BONHEURS D’ENFANT ET PLAISIRS D’ADULTE

Un chagrin d’amour, quelque chose à fêter, un goûter d’hiver, une glace en été, les marrons glacés à Noël… Il y a toujours une excuse recevable pour faire un détour A la mère de famille et cela dure depuis près de 200 ans.
Voyage en confiserie, mais aussi voyage dans le temps… Rien n’a bougé depuis 1761. La devanture, la caisse, les comptoirs de bois, les vitrines. Tout respire le « à l’ancienne », « l’authentique » tant recherché par les consommateurs et tant utilisé par les services marketing (de Bonne Maman, de Reflet de France et tutti quanti). Mais ici c’est un peu plus vrai qu’ailleurs et même si la maison en rajoute un peu dans le « d’origine », je vous recommande les macarons rustiques. Vous pouvez même coller le nez à la vitre du laboratoire si vous vous rendez à la maison mère du Faubourg Montmartre pour regarder les marmitons macaroner.
A la mère de famille
Maison mère
33 et 35 rue du Fbg Montmartre
75009 Paris
01 47 70 83 69
Pas de souci,
une boutique dans le 17ème, deux Rive Gauche 
et même une perdue dans le fin fond du 94 à Saint Maur, comme quoi…
Quelques prix : 
Pour les Aixois en mal d’amandes,
à partir de 11 euros les 200 g de calissons 
*
Patientez jusqu’à Noël,
à partir de 7,90 euros les 3 marrons glacés
*
Et pour les macarons… j’ai oublié.

L’OFFICE, RUE RICHER, CARTE MINIMALISTE MAIS ASSIETTE GENEREUSE

L’Office est l’un des restaurants du 9ème arrondissement que je préfère (talonné il est vrai par quelques autres comme Autour d’un verre ou encore Supernature). Ce billet me rappelle à quel point je manque à tous mes devoirs… J’aurai déjà dû vous parler depuis longtemps de Grégory Lemarchand et du dîner de la Nuit Omnivore de ce mois de juillet ! Pourquoi j’y pense ? Hé bien tout simplement parce que le restaurant l’Office était le bébé voilà un moment déjà de Nicolas Scheidt, son beau-frère et qu’ils se sont croisés pour la première fois dans les cuisines de Jamie Oliver, icône culinaire de la perfide Albion.

Depuis lors, Nicolas Scheidt est parti vers d’autres contrées (bruxelloises paraît-il) mais les geeks du 9ème arrondissement viennent toujours à l’Office, et ils ont raison.
Jamie Oliver. Voilà un premier indice pour définir la cuisine que vous pourrez manger à l’Office. Le chef James Robson, officie depuis peu aux fourneaux. Il a fait ses classes aux côtés de Nicolas Scheidt et sa cuisine ressemble à celle de Jamie, notre chouchou d’Outre-Manche, avec des accents méditerranéens : le jeune chef avoue en effet une petite passion pour les cuisines italienne et espagnole.
Si le décor soigné de l’Office vous invite à une plongée dans un intérieur new-yorkais très senventies, ce qui vous arrive sur la table est un mélange (d)étonnant entre la cuisine ménagère british, as best as Mom’s beanfeast (mais comme si Maman avait passé des vacances entre Séville et la riviera italienne) et ce qui se fait dans les restaurant hype de Londres.
Il n’y a pas de carte, jamais. Sauf celle des vins, ces derniers, fort bien sélectionnés, feront cependant grimper allegro l’addition (9 euros le verre de vin des Pouilles… On s’en souvient encore).
Vous trouverez sur le tableau du jour : deux entrées, deux plats (dont un relatif, de près ou de loin à la marée) et deux desserts.
Ce jour là au menu vous auriez donc trouvé ceci :
Pour les myopes… Ce midi :
Velouté de potiron, œuf basse température
Salade gourmande (terrine, verdure, fromage)
*
Quasi de veau, pomme de terre, chorizo, sauce verte
Spaghetti tomates anciennes, poutargue et piments doux
*
Fromages du jour
Marquise au chocolat et sa glace vanille
 L’entrée commence très fort. La distinction des genres est sans appel. Velouté pour les femmes et Terrine pour les hommes. Le velouté est doucement épicé, l’œuf poché qui trône au centre est d’une cuisson impeccable. La courge muscade de Provence est parfaitement mise en valeur par quelques épices douces dont nous ne saurons rien… Secret de chef.
La terrine est honorable, si la salade manque d’une pointe d’originalité, les physalis se marient heureusement avec cette pièce rustique.
La suite devient magistrale avec des spaghetti cuit al dente, relevés d’un pesto de persil audacieux. La poutargue détaillée à la mandoline offre un goût puissant  à l’ensemble et contraste malicieusement avec la douceur des cubes de tomate à l’ancienne, le tout réchauffé par des piments doux dosés avec justesse.
Le quasi de veau est rosé, la purée comme un mash (qui n’est pas sans rappeler les origines british de notre cuisinier) est relevée par le pesto de persil. Les deux plats principaux, entre terre et mer se font écho grâce à cet aromate. Il est donc tout à fait permi de picorer dans l’assiette voisine. D’ailleurs, j’y pense pour les incultes : la poutargue ou boutargue, che c’é ? Le caviar de la Méditerranée, des œufs de mulet, séchés, compressés dans une fine pellicule de cire et que l’ont retrouve dans la gastronomie italienne, espagnole mais aussi maghrébine, turque etc.

Et là… Le dessert. On zappe l’assiette de fromage pour cette fois, bien que celle-ci soit souvent intéressante, agrémentée de fruits de saison et d’une pointe de miel, voire d’une confiture maison ou d’un chutney atypique (oui, on passe notre vie à l’Office).

Donc je vous disais, le dessert… La marquise au chocolat et ses à-côtés, car tout est dans l’à-côté. Une marquise ne se cuit pas, ce gâteau tient plus de la mousse au chocolat et peut vous plomber une fin de repas, sauf si…


…Sauf si la marquise au chocolat est intelligemment surmontée d’une quenelle de glace vanille d’exception, de quelques kumquats confits, de grosses mures de saison sucrées à souhait. Une dernière question me taraude, mais où est-ce qu’il trouve des kumquats confit celui-là ?
Pour résumer :
l’Office
3 rue Richer
75009 Paris
01 47 70 67 31
Le Midi,
Entrée, Plat et Dessert : 21 euros
Entrée et Plat ou Plat et Dessert : 17 euros
Vin au verre : entre 7 et 9 euros

RICH ENGLISH CARROT CAKE TRIBUTE TO LOUKOUM, BEAU A LA LOUCHE

L’original, parfait comme d’habitude, est ici chez Loukoum. J’ai changé deux ou trois petites choses pour le transformer à ma sauce et je me suis longuement interrogée sur le diamètre du « petit moule Konstantin Slawinski » de la demoiselle de Strasbourg. A présent je l’imagine à bords hauts et d’un diamètre relativement restreint, 15 cm tout au plus. Si j’avais eu la patience je serais allée vérifier directement sur le site Konstantin Slawinski et j’aurais su que mon moule à manquer de 25 cm de diamètre était bien trop grand. Ce qui donnera lieu à une deuxième version de ce rich english carrot cake (encore une excuse formidable).

Donc pour un gâteau à la carotte à géométrie variable vous aurez besoin de :

2 oeufs
80 g de sucre blond
70 g de beurre
80 g de farine de chataîgne bio
1 cuillère à café rase de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle
100 g d’amandes en poudre
50 g de noix de pécan concassées
250 g de carottes rapées
80 g de raisin de Smyrne trempés dans le rhum (lorsqu’ils y ont macéré depuis des jours et des jours c’est mieux encore)
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel

Préchauffez le four à 180 °C.

Fouettez les oeufs et le sucre jusqu’à ce qu’ils moussent, ajoutez le beurre fondu, la farine de chataîgne en continuant de remuer à la spatule puis le reste des ingrédients.

Faire glisser cet appareil (très dense, compact, il ne lèvera pas beaucoup, ne bougera pas beaucoup) dans un moule étroit et haut que vous aurez préalablement chemisé. Tassez l’appareil et enfournez le carrot cake pour 45 minutes.

Attendez que le gâteau soit froid pour le déguster avec un thé noir (Anastasia de chez Kusmi pour un gouter british impeccable).

Vous pouvez réaliser ce carrot cake dans des moules à muffins que vous remplirez à hauteur avec l’appareil.

LA PATISSERIE DES REVES, UN CAUCHEMARD POUR VOS HANCHES ? COMMENCEZ PAR MATSURI !

Tout le monde en parle, j’y pense depuis une semaine et ce matin sur le blog Et Toque ! La vidéo interview de Philippe Conticini a fini de me décider. On a commencé tout doucement cette pause déjeuner en allant chez Matsuri : 10 euros en poche pour le japonais sur rails, c’est sûr qu’ensuite il nous restait un petit creux conséquent pour une merveille au pays du sucré.

Matsuri, vous connaissez le principe ? Les petites assiettes hors de prix défilent et vous les attrapez au vol… Rigolo mais pas nourissant.

Passons donc aux choses sérieuses. La pâtisserie des rêves… Une paire de collants fushia tombe en arrêt devant la pâtisserie couleur taupe, hésite, repart puis cède à la tentation du moment. Tout est sous cloche lumineuse, le décor est épuré. Les vendeuses sont en robes blanches enfantines mais perchées sur talons aiguilles. Tout invite à la gourmandise.



Laissez-vous tentez par un Paris-Brest revu et corrigé avec un coeur coulant…

Ou bien craquez pour une tarte Tatin au feuilletage de pommes golden confites avant d’être caramélisées comme une Tatin classique…


A moins que vous ne préfériez honorez les produits de saison avec ce fruitier aux quetsches, variation design et éphémère du célèbre fraisier.


Et si vraiment l’idée d’un tel goûter à 14h vous effraie, sachez que la viennoiserie n’est pas en reste chez Philippe Marcolini… Une folie, une brioche au sucre, un secret aux noisettes ?

Et voilà, c’est fini et si vous en voulez encore c’est là, juste en bas. Et demain ? Dégustation de Wagashi chez Toraya, toujours nippon mais raffiné et efficace.

Matsuri
74, rue du Bac
75007 Paris
www.matsuri.fr
01 45 49 19 92

La pâtisserie des rêves
Philippe Conticini
93, rue du Bac
75007 Paris
www.lapatisseriedesreves.com
01 42 84 00 82

Milanais au confit de rose

Qu’est-ce que la crêpe Gigi ? Hé bien la crêpe Gigi c’est une fine couche de sarrasin saisie dessus dessous et parsemée de pétales de roses tièdes »

Les Bronzés font du ski, Patrice Leconte, 1979.

On connaît le choix que fera le client de la malheureuse Gigi, héroïne prétentieuse et frustrée des Bronzés. Mais pourtant, la pétale de rose est un mets délicat apprécié depuis longtemps dans la cuisine orientale et qui se taille aujourd’hui une place au soleil dans les assiettes des gourmandes girly. Il s’agit juste de dépasser la sensation que vous êtes en train de manger votre coton imbibé de démaquillant… Certaines n’y arriveront jamais tandis que d’autres sont déjà conquises par cette idée.

Pour une trentaine de biscuits :

250 g de farine 125 g de beurre 125 g de sucre De la confiture d’abricot Du confit à la rose 1 oeuf 1 jaune d’oeuf

Dans un grand saladier sabler la farine et le beurre entre eux. Ajoutez le sucre, pétrir puis ajouter l’oeuf entier, mélanger à la spatule puis finir en pétrissant à la main. Fraser ensuite la pâte et la réserver au moins 30 minutes au frais.

Etaler la pâte sur une épaisseur de 5 mm puis découper des biscuits à l’emporte-pièce.

Préchauffer le four à 180 °C.

Disposer la moité des biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisée. Disposer sur chaque biscuit une cuillère à café de confit de rose pour les aventurières ou bien de confiture d’abricot pour les peureuses.

Recouvrir les biscuits avec leur moitié, souder soigneusement les bords de ceux-ci avant de les dorer au jaune d’oeuf restant.

Enfourner pour une dizaine de minutes jusqu’à ce que les milanais soient dorés et craquèlent légèrement sur le dessus.

Où trouver du confit à la rose ? A la confiserie Florian de Nice (qui a la bonne idée de vendre ses douceurs par correspondance).

Pour rester dans l’esprit du voyage, entre jardin anglais et patio oriental, découper une pêche jaune en quartier et la saupoudrer de sucre à la rose Alsa (j’ai mangé ça chez Marie, malgré la marque bien connue je n’en n’ai jamais aperçu le moindre sachet dans une épicerie et pourtant… j’en veux ! On en trouve partout au Maghreb mais pas ici. Le produit se vend même sur ebay, il faut croire que la denrée est précieuse).

YUZU CUBE D’ARNAUD DELMONTEL


Encore une bonne adresse… Je n’ai pas arrêté de cuisiner mais l’envie de poster se fait rare. La faute à l’ordinateur toute la journée au boulot ! Heureusement que le 9ème arrondissement regorge de bonnes adresses à vous faire découvrir. Encore une petite infidélité à la bento box, je suis faible, que voulez-vous !

Ce midi rendez vous à La Renaissance, le fief du pâtissier Arnaud Delmontel pour un petit extra asiatique, le Yuzu Cube. Une création 2009, loin des bavarois classiques.

Quatre parois de chocolat blanc, une génoise cacaotée, un streusel nature et enfin une mousse citronnée et amère proche du citron bergamote. Croquant, moelleux, aérien, acide, amer et sucré, trois goût et trois textures dans un seul petit cube. Une belle prouesse de pâtissier voyageur.

Vous ne manquerez pas de noter la beauté de la photo en macro (comme quoi les bons outils font parfois les bons ouvriers).

Boulangerie – Pâtisserie – Traiteur
La Renaissance
39, rue des Martyrs
75009 Paris
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VACHERIN AUX FRUITS ROUGES… NOUS IRONS TOUS EN ENFER

Sans commentaire, nous irons en enfer… Vacherin maison aux fruits rouges, 8 euros


Le Paparazzi

6, Square Opéra Louis Jouvet
75009 Paris

09 75 20 57 15

RESERVATION INDISPENSABLE

MASH DE PATATE DOUCE AU GINGEMBRE

C’est désert par ici…

Dois-je pour autant vous faire subir les photos de ma lunch box quotidienne (même si elle ne me quitte plus depuis le printemps et même si c’est la même que Requia) ? Certaines font ça bien mieux que moi (rendez-vous chez French Bento si vous êtes à court d’idées pour les prochains lunch au bureau. Vous connaissez, le déjeuner devant l’ordi, en ruinant le clavier avec vos miettes de gomasio).

Pourtant j’ai essayé des tas de choses en matière de cuisine, de restaurant, de vins, de douceurs depuis le 24 juin mais pas eu le temps de poster tout ça… Ce midi, au menu de Supernature : un cheese burger aux graines germées et patates douces sautées à tomber (tellement qu’on a même pas pu prendre de dessert).

La patate douce ésseulée dans le fin fond du bac à légume du frigo s’est alors rappelée à mon bon souvenir… Pourquoi pas un petit mash épicé ? « Ouais une purée » vous allez me dire ? Hé bien non, le mash et la purée ce n’est pas la même chose dans deux langues différentes ! Dites ça à Patricia, vous verrez comme vous serez bien reçus !

Tout est affaire de consistance : pour faire bref, la purée est lisse (agrémentée de beurre, de lait et de crème) tandis que le mash s’apparente plus à l’écrasé de pomme de terre, avec des grumeaux, des irrégularités. Et puis le mash, c’est so chic. Donc me voilà partie pour un mash de patate douce à 23h30 juste après l’orage.

Pour une personne :

– 250g. de patate douce lavée, épluchée à l’économe et coupée en morceaux grossiers.
– quelques pluches de persil
– une pincée généreuse de gingembre en poudre
– un KUB bouillon pour légumes
– sel, poivre

Faire bouillir un litre d’eau avec le KUB. Plonger les morceaux de patate douce dans l’eau et faire cuire à feu moyen jusqu’à ce que la patate douce soit tendre (la pointe de votre couteau doit s’enfoncer sans peine dans la chair du légume). Ajouter des pluches de persil hachées.

Ajouter le gingembre en poudre en fin de cuisson. Egoutter puis écraser à la fourchette dans l’assiette. Et voilà… Si il n’y avait pas de gingembre ça serait de la purée pour les petits pots de bébé… Mais moi j’ai mis du gingembre, c’est toute la différence non ?

La prochaine fois que je reviens ça devrait être plus inventif.. Un récent partenariat avec Festalgue (me voici équipée en Kombu royal, en dulse, en laitue de mer, en wakamé et nori ) devrait nous emmener hors des sentiers battus !

MUFFINS GRIOTTES LIGHT… CERISES, LA SUITE !



Enfant, on délaisse souvent la griotte au profit de la burlat, mais moi je suis une grande fille et la griotte j’adore ça. Cette petite bille aigrelette qui résiste un tantinet sous la dent avant de céder, vous voyez ce que je veux dire ?

Sans y prendre garde cette phase griotte a commencé sournoisement avec la recette de la Forêt Noire pour la fête des mères. J’avais acheté deux pots au cas où j’aurais eu besoin de griottes supplémentaires pour la décoration. Il m’est donc resté sur les bras un pot de 700g. de griottes au sirop Monoprix…

Mais que faire de toutes ces griottes ? Il n’est pas décemment envisageable d’entamer une phase forêt noire (bien que cette recette gagnerait à être perfectionnée) à quelques semaines de l’épisode préféré de votre été, à savoir : « il-va-falloir-que-toutes-les-filles-gourmandes-rentrent-dans-le-maillot-de-bain-de-james-bond-girl-acheté-pendant-les-soldes-une-taille-trop-petite« …

Alors, la tête pleine de griottes et l’estomac vide, on erre sur la blogosphère culinaire et l’on arrive chez Peggy qui partage sa dolce vita de journaliste gourmande et ex-khâgneuse (le détail a son importance, la dame possède une plume extra !) entre Rome et Paris. Ce fin bec possède certaines idées sur l’art du petit déjeuner et là…

Fiat Lux ! Farine + Sucre + Oeuf + Yaourt + Griotte = Muffins à la griotte ! Pas de beurre, pas d’huile, pas de culpabilité… J’ai même calculé l’apport calorique mais c’est un blog de cuisine ici, pas un blog de diététique, donc je vous épargne tout ça. Retenez seulement que vous pouvez y aller sans prendre un risque inconsidéré pour la courbe qui doit entrer dans le maillot de bain d’Ursula Andres.

MUFFINS LIGHT A LA GRIOTTE… DOCTEUR NO N’A QU’A BIEN SE TENIR !

Pour 6 muffins :

150g. de farine
1 demi yaourt nature
70g. de sucre
1 oeuf 2 c. à c. de levure
1/2 c. à c. de sel fin
200g. de griottes au sirop
quelques cuillères du sirop de griottes

Préchauffez le four à 200°C.

Mélangez le sucre, l’oeuf et le yaourt. Faites mousser puis ajouter les griottes

Mélangez la farine la levure et le sel. Puis ajoutez cet appareil au premier en remuant grossièrement. Vous pouvez allonger cette pâte avec du jus de griotte si celle-ci est trop épaisse.

Versez la pâte à muffins dans des moules individuels chemisés ou bien dans des moules en silicone.

Enfournez une vingtaine de minutes jusqu’à ce que les muffins soient dorés.

Chère Peggy, je reviendrai… La photo n’a même pas eu le temps d’être prise, tout était déjà dévoré !

Il me reste encore des griottes, je vais sévir version salée maintenant, si si, si je vous le dis…

MOSTOFFLAIT : FROMAGE A BASE D’ESTRAGON…

Le mostôfflait est un fromage battu « mousseux » (comme le MOS de mostôfflait) originaire de Champagne et contenant de des fines herbes. l’accent circonflexe qui a tant étonné les linguistes s’explique par la contraction de « tôt fait » (donc pas d’histoire de « s » comme dans hôtel, hôpital etc.) Merci les encyclopédies et les rats de bibliothèque ! Vous trouverez un bon article détaillé sur www.keldelice.com (à vous de chercher où il se trouve dans ce site où vous trouverez des merveilles …

MOSTOFFLAIT… LE BUZZ WORD DU MOMENT SUR LA TOILE


Mais qu’est-ce que le Mostôfflait ? Tout le monde en parle et personne ne sait de quoi il s’agit…
Un gros canular ? Un simple hoax ? Le surnom d’un apprenti crémier ? Un moule à caillettes ? Un fromage blanc de Champagne ? Bref c’est le mystère, tout le monde s’interroge et moi aussi. Le magazine Saveurs vient de nous poser une sacrée colle !

Les inventrices bloggeuse de la fève Seva 🙂 trouveront sans doute une réponse poétique ? Ne nous laissez pas bouche-bée !

La première qui trouve aura le droit à une douceur que je lui enverrai spécialement !

TARTARE DE SAUMON ET TOMATE SAUCE MENTHE, YUZU ET GINGEMBRE


Une petite recette sur le pouce en solo, parce que comme Lucullus dîne chez Lucullus… Ce soir je dîne chez moi-même.

Par personne :

Un pavé de saumon frais
Une tomate un peu ferme
Une pincée de gingembre en poudre
Une cuillère à café de Yuzu
6 feuilles de menthe fraîche
Sel
Poivre
Réduction de vinaigre balsamique blanc

Détaillez le saumon et la tomate en cubes.

Dans un grand bol mélangez une pincée de sel, une pincée de poivre, la pincée de gingembre en poudre, la cuillère de yuzu, la mmélangez puis ajoutez les cubes de tomate et de saumon, mélangez.

Dressez dans l’assiette avec un cercle (ça change tout), ajoutez des points de réduction de vinaigre balsamique blanc et une pointe de tige de menthe… Rafraîchissant, acidulé juste ce qu’il faut, idéal pour ce dimanche soir parisien estival avant l’heure.

GRATIN DE FRAISES AU SABAYON GRAND MARNIER

Quelques fraises au frigo, une petite envie de sabayon, un reste de Grand Marnier, une bouteille de Coteaux d’Aix… Un gratin sucré en perspective comme on en trouve sur tout un tas de blogs culinaires cet an-ci (l’innovation n’est pas pour cette semaine ;-/). Une recette rapide et impossible à rater.

Il va sans dire que la photo est non contractuelle… J’ai oublié d’en prendre une autre.

Pour la petite histoire du sabayon je vous renvoie vers l’article de Tiuscha sur saveur passion.

Ingrédients pour 6 personnes :
500g. de fraises
1,5 dl de vin blanc doux
1 doigt de Grand Marnier
4 jaunes d’oeufs
80 g. de sucre

Préparez les fraises : lavez-les puis équeutez-les et coupez-les en quartiers.

Préparez une casserole d’eau pour le bain-marie.

Battez (au fouet pour les courageux) dans un cul de poule les quatre jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que l’appareil devienne mousseux, ajoutez-y les alcool, continuez à fouetter.

Mettez le cul de poule au bain marie et continuez à fouetter à la main ou aux batteurs électriques… Le mélange va doubler de volume. Le sabayon est prêt lorsqu’il fait un ruban sur la spatule. Disposez les fraises dans des plats individuels, recouvrez chacun de sabayon et passez au grill du four entre 1 et 3 minutes selon votre four.

Dégustez froid ou à la sortie du four avec un verre du Coteaux d’Aix blanc que vous aurez placé au frais et des meringues faites avec les quatre blancs d’oeufs restants (ici pour la recette).

Sinon après coup là… Je suis un peu déçue par la texture… La prochaine fois je ne mettrai que du Grand Marnier !

CLASSIQUE… UN ENTREMET BIEN KITSCH, BIEN KIRSCH : LA FÔRET NOIRE

N’avez-vous jamais poussée la porte d’une pâtisserie berlinoise ? Si, c’est le cas vous êtes sans doute rentré en France avec une idée précise de ce qu’est une Forêt Noire. Or la recette de la Schwarzwälder Kirschtorte est fort malmenée en France. Dans une Forêt Noire digne de ce nom, il n’y pas de confiture d’abricot ou de quoi que ce soit, ni de base de pâte brisée… Il y a juste de la génoise cacaotée, une tonne de crème fouettée, des griottes et du kirsch. Un peu de conservatisme culinaire !

Pour la génoise :

50g. de cacao en poudre
4 oeufs
160g. + 90g. de sucre semoule
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique
250g. de farine
120g. de beurre

Pour la garniture :

1 bocal de 700g. (poids non égouté, chez Monop’ c’est très bien) de griottes au sirop
3 cuillères à soupe de kirsch
1 cuillère à café de gélatine en poudre
40cl. de crème liquide
50g. de sucre

Préchauffez le four à 180°C.

Séparez les jaunes et les blancs des oeufs. Fouettez les jaunes avec 3 cuillères à soupe d’eau chaude jusqu’à ce que le mélange mousse, ajoutez 160g. de sucre et le sucre vanillé.

Battez les blancs en neige ferme, ajoutez 90g. de sucre et incorporez les oeufs en neige à la préparation précédente.

Mélangez la farine, la levure et le cacao dans un grand récipient, ajoutez délicatement ce mélange à la préparation précédente. Ajoutez le beurre fondu, remuez légèrement puis versez la pâte dans un moule chemisé de 25cm de diamètre. Faites cuire durant 45min en surveillant la cuisson puis démoulez et laissez refroidir le gâteau avant de le découper en trois disques d’épaisseur égale.

Egouttez les griottes, récuperez le jus auquel vous ajoutez le kirsch.

Fouettez la crème en chantilly, ajoutez-y le sucre et la gélatine.

Disposez le premier disque de génoise dans le plat de service, imbibez-le généreusement à l’aide d’un pinceau de sirop au kirsch, étalez un tiers de la crème sur le disque, disposez-y un tiers des griottes, recommencez l’opération pour les deux disques suivants. Décorez avec de la chantilly, des griottes et des copeaux de chocolat. Laissez prendre une heure au frais puis dégustez avec un thé noir ou un Maury.

DULCE DE LECHE ou CONFITURE DE LAIT MAISON… OU MOI AUSSI JE FAIS DE LA CUISINE MOLECULAIRE

Cet après-midi, en plein pillage de recettes à la Fnac je tombe sur un nouvel ouvrage de cuisine moléculaire… Genre « La chimie gourmande pour les nuls ».

Et là, enfin, LA recette de Dulce de Leche.

he oui c’est de la cuisine moléculaire. Alors me direz-vous, toute la cuisine est moléculaire ? Oui. La confiture de lait se fabrique en boostant la réaction de Maillard : A haute température il apparaît dans le lait des aldéhydes, des cétones et des substances réductrices. Elles interagissent avec certains acides aminés, amines et protéines. Ces produits peuvent prendre une teinte brune, comme le dulce de leche (l’explication scientifique est un copié-collé, mais j’ai pris le temps de comprendre)…

Pour ce faire :

une boîte de 397g. de lait concentré sucré Nestlé
une cocotte minute

Placez la boîte de lait au centre de la cocotte, couvrez d’eau à hauteur. Fermez et mettre la cocotte sous pression à feu vif. Une fois que le bouchon tourne laissez cuire 15 à 20 minutes (plus la cuisson est longue plus la texture du dulce sera solide).

Eteignez le feu, laissez refroidir une heure. Ouvrez la cocotte, sortez la boîte et laissez-la refroidir encore une demi-heure… Ouvrez… C’est magique, le meilleur de l’Argentine est dans la boîte !

Très bientôt des recettes et des adresses de Montréal…

VERRINES MIETTES DE THON A LA MARIE GALANTE, TARTARE DE TOMATES ET CHANTILLY SALEE


Verrines : effet maxi pour effort mini.
Pour 12 verrines Caffeino de 8,5cl de chez Bormioli Rocco (Si vous êtes récemment passé par Barcelone vous aurez sûrement bu un café dedans, c’est du dernier chic dans la capitale catalane).

2 grosses tomates coeur de boeuf
un filet de jus de Yuzu

sel, poivre

un filet d’huile d’olive

petite brique de crème liquide entière (à placer au frais avec les batteurs et le cul de poule)

2 boîtes de 80g. de miettes de thon à la Marie Galante de la Belle Illoîse

1 boîte de petits épis feuilletés au Gouda Albert Ménès



Disposez deux cuillères à café de miettes de thon au fond de chaque verrine.

Faites un tartare de tomates, assaisonnez avec une vinaigrette yuzu, huile d’olive. Disposez le tartare de tomates au dessus des miettes de thon jusqu’à hauteur.

Fouettez la crème liquide en chantilly, salez, poivrez et disposez une cuillère de chantilly sur chaque verrine.

Décorez chaque verrine avec un épi au sésame ou au pavot (idéalement au dernier moment afin que les épis ne ramolissent pas au frais).

Réservez les verrines au frais et sortez-les 15 minutes avant de déguster.