Il pleut ? Quatre lieux aixois où se prélasser pendant les longues soirées à venir

Prolongez  l’été en buvant un Rinquinquin à la terrasse chauffée du Verdun. La disposition concave du lieu en fait un repère stratégique pour les allergiques aux courants d’air. La place est protégée du vent par le Palais de Justice et les bâtiments de l’ancien couvent des chartreux. Dans le verre le Rinquinquin (vin de pêche sucré) vous fera rêver à l’été qui s’est éloigné et vous requinquera aisément (rinquinquin, du verbe provençal, requinquilhar : ragaillardir, requinquer) lors des premiers frimas.

Lire la suite « Il pleut ? Quatre lieux aixois où se prélasser pendant les longues soirées à venir »

S’il n’y avait que deux raisons de vivre à Aix-en-Provence…

dahlia et viennoiseriesDe vivre ou de passer un week-end à Aix, au centre d’Aix : le marché aux fleurs sur la place de l’Hôtel de Ville et les viennoiseries de Weibel.

Pour la beauté des dahlias de l’automne, d’un orange flamboyant, rapportés par un homme aimant qui pense également à la préparation de votre flocage fessier hivernal par l’achat hebdomadaire de viennoiseries fabriquées avec amour à base de beurre A.O.C Charentes-Poitou. Lire la suite « S’il n’y avait que deux raisons de vivre à Aix-en-Provence… »

L’automne J – 1, qu’allez-vous faire de cette rentrée ?

pages d'un agenda ancien illustrées d'aquarelles et ouvert à la page septembre Les feuilles qui tourbillonnent dans la cour de récréation, vous avez passé l’âge. Mais comme la vie française est organisée autour du calendrier de scolarité de nos chères têtes blondes (brunes, rousses…), ne ressentez-vous pas un léger syndrome des premiers jours de classe ?

Vous avez le cœur gros à l’idée de quitter votre serviette de plage ? Les marques du maillot s’estompent déjà et à moins d’avoir la chance d’habiter en vacances, le retour au bercail se fait inévitable…

trois écolières anglaise à l'ancienne sur un quai de gare avec des valises
Il fallait bien rentrer un jour...

Pour ne pas céder à la déprime saisonnière ou encore à la fatigue automnale et aborder ces quelques mois de frimas en pleine forme, pensez à tout ce que l’on peut-faire dès le mois de septembre… Les étals du marché regorgent de propositions indécentes ce mois-ci. Lire la suite « L’automne J – 1, qu’allez-vous faire de cette rentrée ? »

La vallée des rubis ou l’aventure des mots

« Au lever, j’allais déplier les lattes de teck juste assez pour voir sans être vu. Tandis qu’à l’arrière plan, sur les monts et collines, les pagodes dégageaient des brumes leurs étincelantes aiguilles d’or, une épaisse et fluide substance laiteuse couvrait encore le lac. Je n’ai jamais surpris au dessus de ses ondulations les sorcières dont, à Rangoun, le jeune Birman, diplômé de la Sorbonne, m’avait décrit les danses enchantées. Mais je concevais qu’il ait pu découvrir des figures magiques dans les mouvements de cet étrange brouillard, car il était dense, fluide et vivant. Les spirales, les arabesques bleutées qui s’élevaient de ses nappes profondes demeuraient longtemps dans l’air et leurs formes, alors, étaient à demi humaines. »

Mogok, la citadelle du Rubis de Birmanie, vue depuis les toits des pagodes
Photograph © Maurice Joseph, ARPS

Lire la suite « La vallée des rubis ou l’aventure des mots »

Et toi tu lis qui sur le web ?

Blog de bavardes, de cuisinières, de librivores, de modeuses, de geeks, de cinéphiles etc. tout le monde peut trouver son compte sur la blogosphère. Pourquoi existe-t-il encore un magazine au format papier ? Bon, pour faire le test du cahier central directement sur la plage sans salir son netbook, c’est vrai !

copyright : hidupbaruku.wordpress.com
copyright : hidupbaruku.wordpress.com

E-milou, ma copine IRL et fille perdue cheveux propres sur le net, m’a gentiment placé au top de son blog award. Vous trouverez ci-dessous une liste (non exhaustive) des blogs qui me semblent les plus intéressants, impertinents, drôles, fous !

La bavarde : Milou, J’adoooore être une fille. On rit des tribulations de cette pré-trentenaire très parisienne encore un peu aixoise, très lookée et foncièrement cheerfull. Et Heidi, dans un autre registre, papote aussi fort bien sur sa page blanche comme la dinde (une cousine de basse cour) qui blogue le dimanche !

La cuisinière : Loukoum, du blog Beau à la Louche qu’on ne présente plus ! C’est bon et c’est beau. Si vous aimez les cheesecakes mais que vous avez peur de vous lancer dans le home made, les conseils de ce blog sont fait pour vous !

La lectrice : le blog de Dianne, The good one. Littéraire et pointu. A dévorer lorsque vous êtes en mal d’inspiration avant de passer la porte de votre librairie préférée.

L’inclassable ou l’italienne : Lou, la grande fille flou. On y parle de tout mais jamais de rien : culture, beaucoup, cuisine pas mal, Milan, l’Italie, les gens, les rues, la photo… Just enjoy !

La modeuse hors du temps : The fashionfreelancer, « a slave to the detail ». Une femme très belle entre punk et pin up. Associations improbables qui fonctionnent à merveille et sans doute l’une des plus belles collections de robes vintages de toute la blogosphère européenne (au moins).

J’en oublie sans doute mais ce n’est pas un concours et quand j’ai envie de parler d’un blog sympa je le fais en live ou ici !

Et vous quels sont vos blogs fétiches ?

Le macaron se meurt… Vive le cupcake ? Historique de cette douceur bien américaine #1

cupcake ladurée à la rose et à la violette en fond d'image
Le macaron se meurt-il ? Ladurée se met discrètement à faire des cupcakes...

Le macaron a une histoire multi-séculaire et des origines ethniques discutables et fort disputées sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, terre d’amandiers s’il en est.

Sophia Coppola prête à Marie-Antoinette le goût de cette petite pâtisserie fort graphique mais l’apparition du macaron à double coque  est plus tardive : l »idée d’assembler deux coques autour d’un cœur fondant aromatisé voit le jour au milieu du XIXe siècle.

Marie Antoinette ne mangeait pas des macarons Ladurée à double coque comme le suggère joliment le biopic de Sofia Copolla... Elle mangeait des macarons à coque unique et au fort parfum d'amande, que les Dalloyau fournissaient à la Cour
Marie Antoinette ne mangeait pas des macarons Ladurée à double coque comme le suggère joliment le biopic de Sofia Coppola... Elle mangeait des macarons à coque unique et au fort parfum d'amande, que les Dalloyau fournissaient à la Cour

Le macaron à double coque, dit « parisien », tel qu’on le déguste aujourd’hui est une création de la maison Ladurée, habilement remarketée et dépoussiérée  au milieu des années 1990 afin de séduire les fashionistas.

Ladurée ouvrit le bal et d’autre suivirent… Pierre Hermé ( le véritable précurseur dont les créations étaient plus confidentielles) qui créa l’Ispahan, dessert mytique à base de rose, lychees et macarons. Il se lança même dans la création de macarons salées dont certains sont aujourd’hui de grands classiques des cocktails en ville : Saint Jacques et Foie gras.

Un des meilleurs ouvrages consacré au macaron... Pourtant en ce qui me concerne, ça fonctionne toujours pas à merveille !

L’atelier des Chefs, école de cuisine pour particulier propose à l’année des cours de deux heures consacrés à la réalisation dudit biscuit, il faut se lever tôt pour réserver !

Lenôtre s’était même fendu, voici quelques années, d’un macarré… MacaROND carré. La bloggeuse Mercotte, auteur du célèbre Solution Macaron, fut affichée sur les bus parisiens pour vanter les mérites des macarons Picard… J’ai failli m’emplafonner le bus en vélo quand j’ai vu la pub… Mais peut-être ais-je rêvé car je ne trouve pas trace de la chose sur le net !

Moins onéreux que celui de Pierre Hermé, l'ouvrage de Mercotte est un monument de pédagogie... Comme l'ensemble de son blog.

La ville d’Orléans, lassée peut-être de son Cotignac, a créé des recettes de macarons proposées par tous les pâtissiers de la ville vers 2003 tandis que l’ouverture du TGV Paris-Metz a donné lieu à la création d’un macaron du même nom.

Je passe sur l’inflation éditoriale relative au macaron, sur l’indigence de certains modèles que des boulangers pâtissiers vendent à) prix d’or mais là où je crois que nous arrivons à la fin d’un règne c’est lorsqu’Aix-en-Provence, ville provinciale que je chéris plus que toute autre, voit l’ouverture de Meresse, un magasin dédié uniquement au… Macaron ! Aix-en-Provence est une ville bourgeoise, riche, très riche même. Qui se pense comme le XXIe arrondissement de Paris, le charme du Sud en plus et la vulgarité de Marseille en moins (je sens qu’aixois et marseillais vont me fumer là, mais qui aime bien châtie bien).

Mais ce n’est pas une ville d’avant-garde, surtout en matière de consommation. Et si Aix-en-Provence se dote aujourd’hui de son magasin de macaron (au passage ils sont délicieux, les salés tout spécialement), nous arrivons à la fin d’un cycle (mais pas à la fin de cet article interminable… Nous ne sommes qu’aux élucubrations liminaires là !).

Le macaron se meurt, vive le cupcake ? Mmm j’ai mis du temps à m’engager dans cette voie, d’une part parce que je n’aime pas faire le mouton et ensuite parce que ma première rencontre avec le cupcake à New-York pour Noel ’07 m’avait laissé relativement perplexe.

Pour beaucoup la première rencontre fut télévisuelle… SJP mangeant un cupcake dans un épisode de STAC…Si mes souvenirs sont bons ils viennent de Magnolia bakery.

Sarah Jessica Parker mangeant un cupcake
Sarah Jessica Parker (SJP), héroîne de Sex and the City (SATC) mangeant un cupcake, hé oui maintenant je donne dans le paparazzing... Faut bien attirer le chaland et vous reposer l'œil de cette lecture indigeste !

Le cupcake ne m’avait pas vraiment espantée et j’avais preferé consacrer mon séjour à une dégustation des muffins les meilleurs du monde. J’avais trouvé que le cupcake était cheap. Mais avant-hier, de mon désert de fauchitude, mon amie Eve (que nous pourrons appeler facilement la tentatrice) fit un jardin d’Eden de la hype.

Ladurée fait des cupcakes depuis quelques semaines (ou quelques mois je l’ignore et la marque ne communique pas du tout sur son site à ce propos). Du coup c’est moins cheap et plus chic et en bonne parisienne je me réjouis ! Ladurée, le temple du macaron parisien, aurait-il senti le vent tourner ?

dissection d'un cupcake au couteau japonais
dissection d'un cupcake au couteau japonais... Merci, merci pour ces magnifiques couteaux !

Les américains et le reste du monde anglo-saxon les appellent cupcake, faisant référence aux moules dans lesquels ces petits gâteau sont cuits ou encore aux unités de mesure couramment utilisé aux USA (mesuring cups). Les britanniques quant à eux les appellent fairycake, en référence sans doute, aux infinies possibilités de décorations offertes par les glaçages, sucres fantaisies et autres délires consommables et colorés disponibles sur le marché.

Saviez-vous que ce cupcake que l’on juge moderne et chimique a le même âge que le susdit macaron à double coque ? So, once upon a time… Le cupcake !

En 1828, Eliza Leslie, une jeune américaine élevée à Londres, diplômée d’une école ménagère (couture, tenue de la maison, cuisine etc.) et fervente lectrice, publie son premier ouvrage 75 Receipts for Pastry, Cakes, and Sweetmeats (75 Recettes pour pâtisserie, gâteaux et douceurs) sous le pseudonyme « a Lady of Philadelphia », en mémoire de sa ville natale.

Eliza Leslie, auteur prolifique d'ouvrages culinaires américains, à qui, semble-t-il nous devons la recette de base du cupcake.

Il s’agit de l’un des tous premiers ouvrages de cuisine américain (la préface indique : « the receipts in this little book are, in every sense of the word, American », les recettes de cet ouvrage sont, dans tous les sens du terme, américaines »).

Quatrième edition de l'ouvrage d'Eliza Leslie
Quatrième édition de l'ouvrage d'Eliza LesliJe

A cette époque les gâteaux étaient souvent cuits dans de petits ramequins de terre cuite, de la taille d’une tasse de thé, lorsque la tasse de thé n’était pas directement utilisée comme moule ! Puis le muffin tin, une timbale de fer remplace les tasses de faïence, avant d’être supplanté lui aussi aujourd’hui par les moules en silicone.

A CE MOMENT DE L’ARTICLE… UNE PAUSE DANS CE LONG ARTICLE HISTORIQUE: Dimanche. 22h23. Envie de cupcake… Direction le Monoprix pour acheter des oeufs et du beurre (Ah Paris, je t’aime !)

Demain (ou ces prochains jours) la traduction de la recette, mes premiers essais, la suite de l’historique etc.

Que boivent les jeunes filles en fleur ?

Le printemps est là, les magazines féminins amaigrissants aussi… Ne nous laissons pas abattre pour autant : des terrasses les plus secrètes de la capitale aux pelouses du parc André Citroën, les pique-niques et déjeuners sur le pouce vont devenir fréquents. Mais que boire lors de ces agapes un tantinet champêtres ?

Un blanc ensoleillé avec une entrée plutôt iodée (crabe  ou crevette, allez-y c’est la saison) : la cuvée Elégance 2008 du Château Beaubois. Un Costières de Nîmes à la robe jaune clair aux reflets verts. Brillant, limpide, offrant des notes de fleurs blanches au premier nez puis une belle évocation d’acacia et de miel à l’aération.

Costières de Nîmes, Chateau Beaubois, cuvée Elégance 2008
Un verre de Costières de Nîmes, Chateau Beaubois, cuvée Elégance 2008 dans les salons du Cristal Room Baccarat

J’ai privilégié un blanc car nombreuses sont mes connaissances (féminines) qui pensent que les filles se doivent de boire du vin blanc tandis que les rouges, tanniques, seraient réservés à la gent masculine. Quelle erreur !

J’ai eu l’occasion de goûter il y a quelques jours le millésime 2009 en cours d’élevage (il faudra attendre les déjeuners sur l’herbe de 2011 pour pouvoir pleinement en profiter) d’un Saint Emilion Grand cru. Le Château du Grand Cardinal… Ah si toutes les échographies pouvaient se montrer aussi prometteuses ! Avec 98 % de Merlot et 2 % de Cabernet franc, ce vin à la robe burlat et aux reflets violets offre des notes de fruits rouges. Légèrement boisé il est harmonieux et bien que charpenté (rappelez-vous qu’il est encore dans l’adolescence),  ses tanins sont déjà fins d’une jolie finesse. Alors de grâce les filles, passez au rouge !

Le Saint Emilion Grand Cru 2009 du Château du Grand Cardinal, échographie.

Lieux des dégustations :

Cristal Room Baccarat

11, place des Etats Unis

75016 Paris

Métro Iéna ou Boissière.

Les lieux sont à la hauteur des prix pratiqués, l’assiette un peu moins. Laissez-vous tenter par la plus petite terrasse de Paris, le décor Grand Siècle sur les murs de briques brutes ou encore par l’histoire de cet hôtel particulier, ancienne propriété de la « Vicomtesse du bizarre », qui fut avec son mari Charles de Noailles, l’un des mécènes majeurs de la scène artistique du XXème siècle.

La Truffe Noire

2, place Parmentier

92200 Neuilly

Le chef a su écrire une symphonie autour de la truffe en parfaite cohérence avec la dégustation de vin de Bordeaux à laquelle nous étions conviés. La mise en bouche, une soupe glacée à la truffe était du meilleur augure pour l’ensemble du repas. La purée truffée et le sorbet cacaoté ne furent que des confirmations.

Pour les maniaques de la fiche dégustation :

la fiche technique du Costières de Nîmes, Château Beaubois, Elégance 2008

Pour la fiche technique du Saint Emilion 2009, prenez patience.

Un bibimbap coréen fast et DeLuxe

Le bibimbap coréen et sa sauce vinaigrette au nuoc mam, mirin et citron vert

On ne cuisine plus ici ! Mais dans la vraie vie, Alice Merveilles n’a jamais autant, émincé, dégusté, bardé, humé, rôti, dressé depuis bien longtemps.  Alice a enfin un four, CQFD.

Aujourd’hui je vais vous donner une bonne adresse mais aussi la recette qui va avec. Pas mal non ?

Le neuvième parisien est un arrondissement très geek. De nombreuses start up et PME du domaine informatique en on fait leur QG. Mais n’allez pas en déduire que le geek est un nerd et que le quartier n’est pas fréquentable. Bien au contraire, loin d’être un handicapé des sens charnels que sont le goût, l’odorat et le toucher, le geek aime la bonne chère. Le neuvième est donc un arrondissement 3.0 où vous trouverez des adresses gourmandes plutôt pointues !

On ne cite plus A La mère de famille, pourvoyeuse de goûters tout à fait régressifs, L’Office qui donne envie d’embrasser Jamie Oliver pour de vrai, le carrot cake de SuperNature qui fait oublier jusqu’à la médiocrité de son service. Le restaurant jap’ du moment, Kiku (dont il faut absolument que je découvre la recette de salade d’herbes et racines) et le petit restaurant coréen que j’ai découvert en venant travailler dans le quartier. C’est d’ailleurs la seule chose que je connaisse de la cuisine coréenne : Go Ryo, rue Richer.

Go Ryo est un petit bonheur. Rien du restaurant chinois kitsch dont les chaises sont encore couverte de plastique ou du japonais à la chaîne avec les meubles noirs et les petits assiettes de sushi. La décoration est simple, à base de lambris de bois clair, de papier rouge foncé et de petits pots de plantes disposés ça et là.

Le bibimbap est le plat de base. On y trouve de tout : de la viande, du soja, des légumes en julienne, du riz, un jaune d’oeuf etc. Ce plat est servi dans un bol de pierre chauffé au feu de bois. Vous remuez à l’aide des baguettes afin de faire cuire le jaune d’oeuf et d’apporter du croustillant au riz.

Difficile de reproduire ce plat roboratif à la maison. D’une part parce que le bol est cher à l’achat et d’autre part parce que l’on ne dispose que rarement d’un four à bois dans un deux pièces parisien. Bref. Je vous propose ici une version allégée et plus chic car dressée au cercle. Le secret étant de bien faire chauffer l’assiette au four juste avant le service et de servir le riz très chaud afin que le jaune d’œuf puisse cuire.

Pour 3 bibimbap :

150 g de mélange de trois riz (blanc, rouge et noir)

1 betterave rouge cuite et découpée en cubes

1 petite boîte de pousses de soja

1 cuillère de nuoc mam

1 cuillère de mirin

1 cuillère de jus de citron vert

3 cuillères d’huile d’olive

1 pincée de sel

1 pincée de poivre

facultatif : algues en paillettes (wakamé, nori, dulse et/ou laitue de mer)

Faites cuire le riz avec les algues le cas échéant. Pendant ce  temps, faites chauffer les assiettes au four. Préparez tous les ingrédients à l’avance : rincez et égouttez les pousses de soja, découpez la betterave, clarifiez les oeufs et réservez les jaunes dans des récipients individuels. Faites la vinaigrette en mélangeant le sel, le poivre, le mirin, le nuoc mam et le citron puis l’huile d’olive. Goûtez et modifiez les proportions à votre convenance.

Dès que le riz est cuit et égoutté, sortez les assiettes du four et dressez-les au cercle : une couche de betterave, une couche de pousses de soja et une couche de riz pour atteindre le haut du cercle. Ménagez une légère cavité dans le riz, déposez délicatement le jaune d’œuf.  Servez immédiatement avec la vinaigrette.

Mélangez les ingrédients afin de cuire le jaune d’œuf grâce à la chaleur de l’assiette et du riz.

Go Ryo
24, rue Richer,
75009 Paris
01 48 00 07 18

Formule midi : 10 à 15 euros
Carte : 20 euros

Soupe miso… Le japonais sans peine !

Bol en céramique asiatique noire contenant une portion de soupe  miso
La soupe miso, un grand classique du japonais à côté des sushis et du coleslaw

650 millilitres d’eau
5 grammes de dashi OU 1 morceau d’algue kombu
2 morceaux d’algue wakame séchée
1 c. à soupe 1/2 de miso (ici il est bio)
1 oignon nouveau
100 grammes de tofu ferme (j’ai trouvé chez K mart rue Saint Anne (Paris) un tofu de compétition, bio, kasher et parvé !)

Ingrédients nécessaires à l'élaboration d'une soupe miso  japonaise
Les ingrédients de la soupe miso

Versez l’eau dans une casserole. Ajoutez le dashi en délayant (ou bien l’algue kombu). Ajoutez le wakame et portez à ébullition.
Laissez frémir pendant 5 minutes. Ôtez l’algue et découpez-la en morceaux. Réservez. Dans le bouillon chaud, délayez le miso. Ajoutez l’oignon nouveau émincé, le wakame et le tofu coupé en dés.
Laissez chauffer 2 minutes puis servez.

Retrouvez pleins de recettes japonaises expliquées pas à pas chez Cléa.

Concours le meilleur gâteau au chocolat du monde

Le blog chocolat à tous les étages propose un concours simple mais efficace… Proposez votre meilleure recette de gâteau au chocolat !

Mon billet date de 2008 et il s’agit du premier gâteau que j’ai appris à faire mais sincèrement il est parfait, pour peu que votre chocolat soit de qualité et que vous respectiez le 20 minutes à 200 !

logo concours gâteau au chocolat
Quel est votre meilleur gâteau au chocolat ?

Le mien est ici : Moelleux au chocolat rhum vanillé et/ou fève tonka !

Le goût de Metz

Metz. Une ville de l’est. Une ville de bidasse. Une ville de neige et de gadoue où il fait froid en hiver et où l’air devient irrespirable l’été ? Metz.  Oui papa, je sais, Metz, Toul et Verdun les trois évêchés lorrains patati… Bref, ce n’était pas avec un enthousiasme débordant que je suis montée dans le TGV Est ce vendredi soir.

Metz, ville de garnison ? Erreur, depuis près d’un an, les 6000 militaires ont quitté les lieux suite à la restructuration de l’armée française.  Si ce départ va entraîner des pertes économiques pour la ville, il est aussi l’occasion pour celle-ci d’opérer un virage culturel et touristique dont le futur Centre Pompidou est l’un des exemples.

La black box, espace dédié aux arts vivants. Centre Pompidou, Metz.

La ville est loin d’être grise comme je me l’imaginais. Malgré la pluie, la ville est toute d’or vêtue. La pierre de Jaumont, extraite en Lorraine et dont l’oxyde de fer imprime une belle couleur jaune or à de nombreux bâtiments officiels de la cité. La mirabelle de Lorraine, jaune d’or elle aussi répond au jaune du vitrail de Chagall que l’on trouve dans la cathédrale…Évocation inusuelle du jardin d’Eden et de la chute d’Adam et Ève.  La cathédrale Saint Etienne, construite du XIIIe au XVe siècle est un exemple de l’art gothique. Constitué de pierre de Jaumont, l’extérieur est un assemblage néogothique ajouté au XIXe siècle qui rehausse encore l’harmonie du site tandis que les 6500 m2 de vitraux en font l’un des joyaux de l’art verrier et un véritable musée : vous pourrez admirer l’évolution des techniques du vitrail depuis les créations gothiques du XIVe siècle jusqu’aux vitraux tableaux de Bissière, Villon et Chagall au XXe siècle.

Le jardin d'Eden, Création d'Adam et Eve et chute
Les vitraux de Chagall sont au nombre de trois dans la cathédrale de Metz. Ici le Jardin d’Eden. Source : chrisblog.artblog.fr

Aujourd’hui le TGV offre Metz à 1h20 de Paris. A l’occasion de l’ouverture de la ligne les pâtissiers de la ville se sont réunis pour créer le Paris-Metz, un macaron tricolore disponible à la dégustation depuis juin 2008 : jaune or, jaune citron et rouge framboise, la coque tricolore renferme une mousseline à base de poudre de bonbon arlequin (miam) et 6 framboises…

Mousseline de bonbon arlequin, framboises et coque tricolore pour le macaron Paris-Metz

J’ai longtemps cherché le rapport entre ces bonbons et la Lorraine mais il semble que l’arlequin soit une spécialité de confiserie du Nord créée dans les années 1980. On aurait aimé un peu de mirabelle là dedans mais la papille est tout de même séduite ! Achetez-le chez Fresson la surprise gustative n’en sera que meilleure !

Courrez chez Fresson pour goûter le Paris-Metz !

Metz dispose d’un Hôtel **** géré d’une main de maître par Delphine Dufossé, l’épouse du Chef Christophe Dufossé qui officie au restaurant de l’hôtel, Le magasin aux vivres, une étoile au guide Michelin. Le couple a fait le pari de s’installer à Metz il y a quatre ans. La citadelle était alors en ruine. L’hôtel est aujourd’hui un lieu où il fait bon vivre, les chambres décorées dans un esprit sobre et masculin évoquent les années 1930 de façon subtile tandis que la table revisite les classiques lorrains comme le cochon de lait ou la quiche.

Le cochon de lait lorrain accompagné d’une sauce truffée et de son cube de pied de porc pané à la Sainte Menehould

Le grand classique de la région est également revisité par le talentueux chef du Magasin aux vivres : La quiche lorraine est ici déstructurée et s’accompagne de saveurs iodées ! Vous trouverez la recette dans le petit ‘ouvrage La France (re)cuisinée éditée par Châteaux et hôtels collection, orchestré par Alain Ducasse et disponible pour la somme de 9 euros dans les établissements partenaires ou sur commande via internet.

Les poulains de Ducasse rassemblés dans un ouvrage aux recettes abordables

La quiche déstructurée est composée d’une plaque de pâte sablée au parmesan, d’un cube d’appareil à quiche agrémenté d’agar agar pour la tenue et surmonté d’une tuile en dentelle de comté. La quiche est assortie de petits légumes de saisons et de gambas pour offrir un peu d’iode à ce mets terrien.

Même s’il faut de la maestria pour dresser une assiette pareille, ce plat est à la portée de tout cuisinier inventif et rigoureux !

Les coulisses… La quiche lorraine déstructurée avant le dressage

Enfin juste pour le plaisir… Les mises en bouche et leur présentation si délicate : cube de concombre et caviar d’Aquitaine, mousse de champignon et pannacotta aux pignons et basilic. Le Chef aime glaner de la vaisselle insolite au gré de ses voyages. Le dernier en date était au japon tandis que la Chine aura l’occasion d’accueillir prochainement un restaurant nommé « Christophe Dufossé »… Attrapez donc cette étoile à Metz avant qu’elle ne file en Orient !

Mises en bouche comme une tour de Babel…

Le Centre Pompidou de Metz va ouvrir dans un mois, la structure translucide brille la nuit au loin. La structure du toit évoque un chapeau chinois comme l’explique les deux architectes français et japonais. Toute proche du cours d’eau de la Seille et à deux pas de la gare TGV (bijou de l’architecture sous la domination allemande, la gare ressemble à une église), espérons que cette infrastructure culturelle ambitieuse offre à Metz tout ce qu’elle en attend !

Le Centre Pompidou de Metz ne proposera que des expositions temporaires, ainsi le voyageur ne verra-t-il jamais la même chose

Et si vous passez par Metz à Pâques ne repartez pas sans un Osterlammele que les messins appellent « mouton », il s’agit d’un agneau de Pâques, une brioche entre le panetonne et le biscuit de Savoie à déguster avec un thé à la bergamote ou un chocolat chaud. Faites le détour par la pâtisserie Bourguignon qui, si elle ne fait pas de Paris-Metz, vous permettra de découvrir les palets messins langues de biscuits aux épices et glacés de sucre qui évoquent les Lebkuchen des voisins allemands ou les bredele de l’Alsace toute proche. L’osterlammele ou les biscuits aux épices rappellent le lien historique entre l’Allemagne, l’Alsace et la Lorraine. (désolée pour la photo horrible)

L’agneau de Pâques, brioche aérienne, jolie comme un sujet de la crèche provençale
Palets messins aux épices et glacés de sucre de la pâtisserie Bourguignon

Enfin la mirabelle de Lorraine se fête et se déguste en Août mais aussi toute l’année en alcool ou en confiture !

Mirabelle de Lorraine
La mirabelle de Lorraine, belle aux yeux d'or

Quelques adresses :

Hôtel **** et restaurant le Magasin aux vivres La citadelle n’a plus rien de la froideur militaire et l’équipe est un d’un professionnalisme et d’une jeunesse enthousiasmants.

Franck Fresson, Meilleur Ouvrier de France pâtissier, joli site graphique.

Maison Bourguignon, beaucoup plus classique que l’adresse précédente mais valeur sûre au 31, rue de la Tête d’or… Cherchez bien dans la rue, la petite tête d’or existe bien… Un indice : promenez-vous sous les magnifiques halles médiévales mais levez bien le nez !

SUPERNATURE RUE DE TREVISE : CHEESEBURGER ET CARROT CAKE A TOMBER

Le neuvième arrondissement est un repère idéal pour le bobo gastronome et pas spécialement argenté. Je vous livre ici l’une de mes adresses préférées (à contrecœur il est vrai, eu égard à la difficulté d’obtenir une table pour y déjeuner en semaine). Chez Supernature tout est beau, tout est bon et tout est fait maison. Cette bonne adresse ne peut pas vraiment rentrer dans ma catégorie « que mange-t-on avec un ticket resto » puisque le plat est à 11 euros et la formule plat+dessert ou entrée+plat à 13,60, cela dit, faites vous violence et délestez vous de quelques piécettes supplémentaires pour un déjeuner avec supplément d’âme.
Je vous arrête tout de suite parce que j’en entends déjà râler. Non chez Supernature on n’a pas faim quand on sort. Non, Supernature n’est pas (seulement) une cantine girly (il arrive fréquemment que l’on y croise quelques mâles appétits du quartier). Non, Supernature n’est pas un repaire de veggies intégristes (laissez-moi vous parler du cheeseburger : certes couronné de graines germées, mais avec un steak saignant et juteux à souhait). 

La formule que je vous recommande est la suivante :

Cheeseburger aux graines germées et ses potatoes maison 
(parfois, ce sont des patates douces : à tomber)
*
Carrot Cake
Je ne pensais pas du tout faire un billet à propos de Supernature puisque ce jour là j’étais obsedée par l’idée de manger chez Kiku, chaudement recommandé par Very Easy Kitchen. Manque de bol, il n’y avait plus de place. Donc plan B : Supernature, en terrain connu : comme d’habitude, cheeseburger et carrot cake. 

Le cheeseburger est excellent, son petit pain doré couvert de graines de pavot est moelleux à souhait, le steak est impeccable. Les pommes de terre qui l’accompagnent sont toujours croustillantes et je me demande même parfois si la maison ne pousse pas le vice jusqu’à réaliser le ketchup. 
Aujourd’hui, j’ai surtout envie de vous parler du carrot cake, d’une part parce que je n’ai pas de photos du sus-dit cheeseburger et parce que celles du carrot cake font très très envie. C’est un dessert ménager parmi les meilleurs et la compétition est rude entre celui du Supernature, de l’Office ou même (en toute modestie bien-sûr) les miens (dont vous trouverez une version sur ce blog, libre interprétation du rich english carrot cake de Loukoum) et les muffins à la carotte de Thomas (dont je ne désespère pas d’obtenir un jour la recette).
La chose arrive dans un petit moule de pirex Duralex qui n’est pas sa évoquer la cantine de l’enfance. Riche en morceaux de noix et surmonté d’une couronne de chantilly/mascarpone à la saveur légèrement citronnée, saupoudré de graines de pavot, le carrot cake du Supernature ressemble à celui d’une dînette de poupée avec le petit moule à tarte cannelé dans lequel il est servi.


Supernature
Cantine nature et vente à emporter
12, rue de Trévise
75009 Paris
01 47 70 21 03

POÊLEE THAÏ AU CAJOU : KIT RECETTE à CUISINER BLUE ELEPHANT

« Seule devant la boîte en carton contenant la barquette plastique et son opercule à percer à la fourchette, elle rêva soudain d’un festin ».

 

Scène qu’il m’est arrivé de vivre bien des fois dans des chambres d’hôtel sordides (pour des missions professionnelles tout aussi peu passionnantes que le contenu de la barquette) et où le micro-ondes et le mini-frigo permettaient à l’hôtelier fourbe de rebaptiser ladite chambre de l’appellation pompeuse « studio privatif ».
Pour autant, certains soirs, la flemme aidant, se mettre aux fourneaux relève de la corvée. Mais, toute flemme qu’il y a, celle-ci est, chez moi, toujours en balance avec une haine farouche pour la barquette toute prête héritée de ces épisodes chaotiques de ma vie professionnelle.
Or, il se trouve que l’autre jour, le rayon légumes du Monoprix accusait une pénurie de botte de coriandre fraîche. Me voilà donc partie à l’assaut du rayon salades en sachet, herbes lavées, carottes déjà épluchées etc. Autant vous dire qu’il s’agit d’un lieu du supermarché où je roule rarement mon caddie. Cependant, ce jour là, j’y fis une découverte formidable, qui allait tomber à pic pour la flemme du lendemain soir…
Juste à l’angle gauche, bien caché sous un sachet de salade iceberg, un petit paquet coloré attire mon attention… Trois maïs nains, deux échalotes fushia, un beau piment rouge, quelques noix de cajou et des sachets de sauce et d’herbes séchées… Ah ça par exemple, voilà quelque chose de peu commun me dis-je. Je dégaine les lunettes et je lis : « Poêlée thaï au cajou, Kit recette à cuisiner. 10 minutes. 2 personnes ». Puis la marque « Blue Elephant Royal Thai Cuisine », inconnue au bataillon. Bon, la date d’expiration est presque à son terme, ça ne doit pas marcher du tonnerre comme produit mais les petites échalotes me font déjà de l’oeil : vendu.
L’emballage promet une préparation (cuisson comprise) en 10 minutes seulement. On vous mâche tout le travail. Chaque ingrédient contenu dans la barquette est photographié et nommé, ainsi pas de doute possible à la lecture du déroulé de la recette. Les ingrédients à acheter séparément sont très clairement indiqués : 200 grammes de filet de poulet (sur ma photo il s’agit des médaillons de dinde qui me restaient), une moitié d’oignon et 125 grammes de riz blanc. Rien de sorcier a priori mais peut être tout un monde pour un cuisinier novice.
L’occasion de se cuisiner un bon petit plat en 10 minutes sans passer chez Tang Frères et sans se retrouver avec des quantités bien trop importantes de produits que l’on n’utilisera peut être plus (ici la sauce au tamarin et soja ou encore les deux branches de kalé). Au déballage, et malgré la proximité de la date limite d’utilisation, les produits ont plutôt une jolie tête.
Flemmarde je vous disais, j’ai suivi les instructions à la lettre, en pilote automatique. J’ai tout de même remplacé le poulet par de la dinde et le riz blanc par des nouilles japonaises car il faut savoir se ménager une marge de manœuvre.
L’essai fut tout à fait concluant : savoureux (la liste des ingrédients n’indique aucun additif  bizarre, comme le glutamate, cher aux plats asiatiques tout préparés et vous êtes maître de la salière), pas fatiguant, peu onéreux. Idéal pour les gros flemmards, les débutants, les étudiants, les fauchés un peu gourmets, les nuls en cuisine asiatique (j’entre dans cette catégorie), les angoissés de l’improvisation ou encore de l’assiette vide.
Je ne demande qu’à transformer l’essai… Ôooo dieux du partenariat des blogs culinaires, si vous m’entendez… Faites que Blue Elephant exauce mes voeux et m’envoie d’autres petits paniers à tester : tartare thaï à la citronnelle, curry vert, massaman curry et soupe tom yom. J’irai prêcher la bonne parole au pays des gens qui vivent dans des « studios privatifs » équipés de plaques chauffantes.
EDIT : les dieux entendirent… Le festin fut grand !
Où trouver les paniers frais Blue Elephant ? 
Au Monoprix
A quel prix ? 
Environ 4 euros

OU IL APPARAIT QUE KAYSER EST BIEN PATISSIER ET NON TRAITEUR

Chaque matin mon vélo et moi nous traversons la rue du Bac et nous passons devant une institution du 7ème

arrondissement de Paris : la boulangerie-pâtisserie Eric Kayser. Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de m’arrêter. Comme chez Matsuri, il y a une contrainte : manger pour 10 euros, soit un ticket restaurant. Au menu de ce midi donc : une salade italienne et une tarte au citron.
La roquette de la salade italienne présente quelques feuilles déjà fanées, elle s’accompagne d’une laitue basique, sans intérêt gustatif particulier. Le jambon de Parme et la coppa sont excellents tandis que je ne peux déterminer avec certitude si la mozzarella est ou non de bufala car il n’y a qu’une seule boule de celle-ci (oui Mesdames et Messieurs, une seule). Deux tranches d’aubergines grillées huileuses complètent ce tableau médiocre. Signalons toutefois une étonnante brunoise* de courgettes au vinaigre et la petite bouteille de vinaigrette à l’Olivier qui rappelle les voyages sur les lignes Air France.
Pour le packaging la copie est à revoir : aucun effort de design, une boîte de plastique et de carton sans intérêt et aucune réflexion écologique. Si la boîte individuelle de la tarte au citron est sympathique, nous ne sommes pas pour autant à la Pâtisserie des rêves, ni chez Delmontel.
Il apparaît donc que Monsieur Kayser n’est pas un traiteur. Les salades, il ne sait pas faire. Mais la tarte au citron… Une pâte sablée distinguée, fine, croquante mais pas cassante qui laisse toute sa place pour un lemon curd de deux centimètres d’épaisseur, léger, pas du tout acide sans pour autant imposer une saveur outrancière de sucre… Le tout laqué par un abricotage subtil et parsemé de nano zestes de lime. Impeccable. Une étiquette de chocolat sympathique signe l’objet, c’est parfait. Monsieur Kayser, oubliez les salades italiennes, de grâce, revenez à votre métier !
18, rue du Bac
75007 Paris
01 42 61 27 63
Fermé le lundi
*J’ai appris ce week-end que j’avais des lecteurs silencieux.Qui trouvent cependant que, parfois, le vocabulaire manque de clarté. Donc, pour Anne, PM et les autres, une brunoise est une découpe, en petits cubes de taille identique, à peu près d’un demi centimètre.

YUZU CUBE D’ARNAUD DELMONTEL


Encore une bonne adresse… Je n’ai pas arrêté de cuisiner mais l’envie de poster se fait rare. La faute à l’ordinateur toute la journée au boulot ! Heureusement que le 9ème arrondissement regorge de bonnes adresses à vous faire découvrir. Encore une petite infidélité à la bento box, je suis faible, que voulez-vous !

Ce midi rendez vous à La Renaissance, le fief du pâtissier Arnaud Delmontel pour un petit extra asiatique, le Yuzu Cube. Une création 2009, loin des bavarois classiques.

Quatre parois de chocolat blanc, une génoise cacaotée, un streusel nature et enfin une mousse citronnée et amère proche du citron bergamote. Croquant, moelleux, aérien, acide, amer et sucré, trois goût et trois textures dans un seul petit cube. Une belle prouesse de pâtissier voyageur.

Vous ne manquerez pas de noter la beauté de la photo en macro (comme quoi les bons outils font parfois les bons ouvriers).

Boulangerie – Pâtisserie – Traiteur
La Renaissance
39, rue des Martyrs
75009 Paris
01 48 78 29 33

MASH DE PATATE DOUCE AU GINGEMBRE

C’est désert par ici…

Dois-je pour autant vous faire subir les photos de ma lunch box quotidienne (même si elle ne me quitte plus depuis le printemps et même si c’est la même que Requia) ? Certaines font ça bien mieux que moi (rendez-vous chez French Bento si vous êtes à court d’idées pour les prochains lunch au bureau. Vous connaissez, le déjeuner devant l’ordi, en ruinant le clavier avec vos miettes de gomasio).

Pourtant j’ai essayé des tas de choses en matière de cuisine, de restaurant, de vins, de douceurs depuis le 24 juin mais pas eu le temps de poster tout ça… Ce midi, au menu de Supernature : un cheese burger aux graines germées et patates douces sautées à tomber (tellement qu’on a même pas pu prendre de dessert).

La patate douce ésseulée dans le fin fond du bac à légume du frigo s’est alors rappelée à mon bon souvenir… Pourquoi pas un petit mash épicé ? « Ouais une purée » vous allez me dire ? Hé bien non, le mash et la purée ce n’est pas la même chose dans deux langues différentes ! Dites ça à Patricia, vous verrez comme vous serez bien reçus !

Tout est affaire de consistance : pour faire bref, la purée est lisse (agrémentée de beurre, de lait et de crème) tandis que le mash s’apparente plus à l’écrasé de pomme de terre, avec des grumeaux, des irrégularités. Et puis le mash, c’est so chic. Donc me voilà partie pour un mash de patate douce à 23h30 juste après l’orage.

Pour une personne :

– 250g. de patate douce lavée, épluchée à l’économe et coupée en morceaux grossiers.
– quelques pluches de persil
– une pincée généreuse de gingembre en poudre
– un KUB bouillon pour légumes
– sel, poivre

Faire bouillir un litre d’eau avec le KUB. Plonger les morceaux de patate douce dans l’eau et faire cuire à feu moyen jusqu’à ce que la patate douce soit tendre (la pointe de votre couteau doit s’enfoncer sans peine dans la chair du légume). Ajouter des pluches de persil hachées.

Ajouter le gingembre en poudre en fin de cuisson. Egoutter puis écraser à la fourchette dans l’assiette. Et voilà… Si il n’y avait pas de gingembre ça serait de la purée pour les petits pots de bébé… Mais moi j’ai mis du gingembre, c’est toute la différence non ?

La prochaine fois que je reviens ça devrait être plus inventif.. Un récent partenariat avec Festalgue (me voici équipée en Kombu royal, en dulse, en laitue de mer, en wakamé et nori ) devrait nous emmener hors des sentiers battus !

MOSTOFFLAIT : FROMAGE A BASE D’ESTRAGON…

Le mostôfflait est un fromage battu « mousseux » (comme le MOS de mostôfflait) originaire de Champagne et contenant de des fines herbes. l’accent circonflexe qui a tant étonné les linguistes s’explique par la contraction de « tôt fait » (donc pas d’histoire de « s » comme dans hôtel, hôpital etc.) Merci les encyclopédies et les rats de bibliothèque ! Vous trouverez un bon article détaillé sur www.keldelice.com (à vous de chercher où il se trouve dans ce site où vous trouverez des merveilles …

SOUPE DE PETITS POIS A LA MENTHE


Une petite recette vite faite sur le pouce, tiré du livre Soupes du jour dont je vous ai parlé sur un précédent billet.

400g. de petits pois surgelés
1 cœur de laitue
1 gros oignon
3 tiges de menthe
75cl d’eau
10cl de crème fleurette
sel
poivre

Lavez la laitue, déchirez-la grossièrement, pelez l’oignon et coupez-le en morceau. Disposez tous les ingrédients, à l’exception de la crème et de la menthe, dans une casserole.

Portez à ébullition puis laissez frémir 25 minutes à feu moyen.

Hors du feu ajoutez les feuilles de menthe, la crème et mixez finement.

Servez chaud ou bien froid.

SOUPE COURGETTE VACHE QUI RIT

Un best seller des soupes à la mode, tiré du livre Soupe du jour dans la collection Petits Plats des éditions Marabout mais dans une version beaucoup plus allegée et de fait moins écoeurante !

Pour 4 personnes :

4 courgettes
2 oignons
1 pincée de cumin en poudre
2 portions de Vache qui rit
1 c. à c. d’huile d’olive
sel
poivre

Faites revenir dans une casserole les oignons coupés en morceaux dans l’huile d’olive avec la poudre de cumin. Ajoutez les courgettes épluchées et en morceaux et de l’eau à mi-hauteur. Pensez à saler.

Faites cuire à feu doux durant une quinzaine de minutes jusqu’à ce que les morceaux de courgettes soient tendres. Retirez du feu, ajoutez la VQR et mixez très finement (vous pouvez enlever une partie de l’eau de cuisson avant le mixage, quitte à en ajouter par la suite).

SUR UN PETIT AIR NIPPON #2 PUREE D’ALGUES MARINES YASUDA SHISO NORI

Bonjour à toutes,

La première qui trouve une recette à faire avec cette pâte d’algues que j’ai trouvée dans une épicerie japonaise (où je m’étais pourtant promis de n’acheter que du jus de Yuzu) je lui envoie un paquet de biscuits faits maison…

L’étiquette indique :

Préparation algue marine
Yasuda Shiso Nori
algues marines,
perilla,
sauce soja,
sucre,
sucre d’orge mou,
glutamate monosodique

Que faire avec ça ? Est-ce que j’ouvre pour savoir quel goût et quelle texture ça a ?