Bu sur le web part en pique-nique autour de la Méditerranée

Bu sur le web ou le meilleur site de dégustation œnologique de toute la toile ! Aurélia est une jeune canadienne à la fois nature et sophistiquée. Comme l’univers où elle évolue : celui du vin et de son importation. Son blog est une invitation à la dégustation. Pas d’ésotérisme ni de snobisme. Seulement de l’enthousiasme, de l’humour, des anecdotes et de la joie autour du plaisir de goûter un vin.

Aurelia de Bu sur le Web
Aurélia, Bacchus aux ongles carmins et à l'accent de la Belle Province

Je profite de la chaleur estivale pour vous faire découvrir ce site via un vin italien qu’Aurélia préconise pour un pique-nique (avec 5,5 ° d’alcool on aurait tort de se priver en effet !).  Moscato d’Asti de Bera… « So good ! » Je vous laisse découvrir la dégustation d’Aurélia en images.

Et pour tout le reste, rendez-vous chez Aurelia, Bu sur le Web.

Aimez-vous le vin ? Lequel buvez-vous avec plaisir ? Quelles furent vos premières émotions oenologiques ?

Le macaron se meurt… Vive le cupcake ? Historique de cette douceur bien américaine #1

cupcake ladurée à la rose et à la violette en fond d'image
Le macaron se meurt-il ? Ladurée se met discrètement à faire des cupcakes...

Le macaron a une histoire multi-séculaire et des origines ethniques discutables et fort disputées sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, terre d’amandiers s’il en est.

Sophia Coppola prête à Marie-Antoinette le goût de cette petite pâtisserie fort graphique mais l’apparition du macaron à double coque  est plus tardive : l »idée d’assembler deux coques autour d’un cœur fondant aromatisé voit le jour au milieu du XIXe siècle.

Marie Antoinette ne mangeait pas des macarons Ladurée à double coque comme le suggère joliment le biopic de Sofia Copolla... Elle mangeait des macarons à coque unique et au fort parfum d'amande, que les Dalloyau fournissaient à la Cour
Marie Antoinette ne mangeait pas des macarons Ladurée à double coque comme le suggère joliment le biopic de Sofia Coppola... Elle mangeait des macarons à coque unique et au fort parfum d'amande, que les Dalloyau fournissaient à la Cour

Le macaron à double coque, dit « parisien », tel qu’on le déguste aujourd’hui est une création de la maison Ladurée, habilement remarketée et dépoussiérée  au milieu des années 1990 afin de séduire les fashionistas.

Ladurée ouvrit le bal et d’autre suivirent… Pierre Hermé ( le véritable précurseur dont les créations étaient plus confidentielles) qui créa l’Ispahan, dessert mytique à base de rose, lychees et macarons. Il se lança même dans la création de macarons salées dont certains sont aujourd’hui de grands classiques des cocktails en ville : Saint Jacques et Foie gras.

Un des meilleurs ouvrages consacré au macaron... Pourtant en ce qui me concerne, ça fonctionne toujours pas à merveille !

L’atelier des Chefs, école de cuisine pour particulier propose à l’année des cours de deux heures consacrés à la réalisation dudit biscuit, il faut se lever tôt pour réserver !

Lenôtre s’était même fendu, voici quelques années, d’un macarré… MacaROND carré. La bloggeuse Mercotte, auteur du célèbre Solution Macaron, fut affichée sur les bus parisiens pour vanter les mérites des macarons Picard… J’ai failli m’emplafonner le bus en vélo quand j’ai vu la pub… Mais peut-être ais-je rêvé car je ne trouve pas trace de la chose sur le net !

Moins onéreux que celui de Pierre Hermé, l'ouvrage de Mercotte est un monument de pédagogie... Comme l'ensemble de son blog.

La ville d’Orléans, lassée peut-être de son Cotignac, a créé des recettes de macarons proposées par tous les pâtissiers de la ville vers 2003 tandis que l’ouverture du TGV Paris-Metz a donné lieu à la création d’un macaron du même nom.

Je passe sur l’inflation éditoriale relative au macaron, sur l’indigence de certains modèles que des boulangers pâtissiers vendent à) prix d’or mais là où je crois que nous arrivons à la fin d’un règne c’est lorsqu’Aix-en-Provence, ville provinciale que je chéris plus que toute autre, voit l’ouverture de Meresse, un magasin dédié uniquement au… Macaron ! Aix-en-Provence est une ville bourgeoise, riche, très riche même. Qui se pense comme le XXIe arrondissement de Paris, le charme du Sud en plus et la vulgarité de Marseille en moins (je sens qu’aixois et marseillais vont me fumer là, mais qui aime bien châtie bien).

Mais ce n’est pas une ville d’avant-garde, surtout en matière de consommation. Et si Aix-en-Provence se dote aujourd’hui de son magasin de macaron (au passage ils sont délicieux, les salés tout spécialement), nous arrivons à la fin d’un cycle (mais pas à la fin de cet article interminable… Nous ne sommes qu’aux élucubrations liminaires là !).

Le macaron se meurt, vive le cupcake ? Mmm j’ai mis du temps à m’engager dans cette voie, d’une part parce que je n’aime pas faire le mouton et ensuite parce que ma première rencontre avec le cupcake à New-York pour Noel ’07 m’avait laissé relativement perplexe.

Pour beaucoup la première rencontre fut télévisuelle… SJP mangeant un cupcake dans un épisode de STAC…Si mes souvenirs sont bons ils viennent de Magnolia bakery.

Sarah Jessica Parker mangeant un cupcake
Sarah Jessica Parker (SJP), héroîne de Sex and the City (SATC) mangeant un cupcake, hé oui maintenant je donne dans le paparazzing... Faut bien attirer le chaland et vous reposer l'œil de cette lecture indigeste !

Le cupcake ne m’avait pas vraiment espantée et j’avais preferé consacrer mon séjour à une dégustation des muffins les meilleurs du monde. J’avais trouvé que le cupcake était cheap. Mais avant-hier, de mon désert de fauchitude, mon amie Eve (que nous pourrons appeler facilement la tentatrice) fit un jardin d’Eden de la hype.

Ladurée fait des cupcakes depuis quelques semaines (ou quelques mois je l’ignore et la marque ne communique pas du tout sur son site à ce propos). Du coup c’est moins cheap et plus chic et en bonne parisienne je me réjouis ! Ladurée, le temple du macaron parisien, aurait-il senti le vent tourner ?

dissection d'un cupcake au couteau japonais
dissection d'un cupcake au couteau japonais... Merci, merci pour ces magnifiques couteaux !

Les américains et le reste du monde anglo-saxon les appellent cupcake, faisant référence aux moules dans lesquels ces petits gâteau sont cuits ou encore aux unités de mesure couramment utilisé aux USA (mesuring cups). Les britanniques quant à eux les appellent fairycake, en référence sans doute, aux infinies possibilités de décorations offertes par les glaçages, sucres fantaisies et autres délires consommables et colorés disponibles sur le marché.

Saviez-vous que ce cupcake que l’on juge moderne et chimique a le même âge que le susdit macaron à double coque ? So, once upon a time… Le cupcake !

En 1828, Eliza Leslie, une jeune américaine élevée à Londres, diplômée d’une école ménagère (couture, tenue de la maison, cuisine etc.) et fervente lectrice, publie son premier ouvrage 75 Receipts for Pastry, Cakes, and Sweetmeats (75 Recettes pour pâtisserie, gâteaux et douceurs) sous le pseudonyme « a Lady of Philadelphia », en mémoire de sa ville natale.

Eliza Leslie, auteur prolifique d'ouvrages culinaires américains, à qui, semble-t-il nous devons la recette de base du cupcake.

Il s’agit de l’un des tous premiers ouvrages de cuisine américain (la préface indique : « the receipts in this little book are, in every sense of the word, American », les recettes de cet ouvrage sont, dans tous les sens du terme, américaines »).

Quatrième edition de l'ouvrage d'Eliza Leslie
Quatrième édition de l'ouvrage d'Eliza LesliJe

A cette époque les gâteaux étaient souvent cuits dans de petits ramequins de terre cuite, de la taille d’une tasse de thé, lorsque la tasse de thé n’était pas directement utilisée comme moule ! Puis le muffin tin, une timbale de fer remplace les tasses de faïence, avant d’être supplanté lui aussi aujourd’hui par les moules en silicone.

A CE MOMENT DE L’ARTICLE… UNE PAUSE DANS CE LONG ARTICLE HISTORIQUE: Dimanche. 22h23. Envie de cupcake… Direction le Monoprix pour acheter des oeufs et du beurre (Ah Paris, je t’aime !)

Demain (ou ces prochains jours) la traduction de la recette, mes premiers essais, la suite de l’historique etc.

Que boivent les jeunes filles en fleur ?

Le printemps est là, les magazines féminins amaigrissants aussi… Ne nous laissons pas abattre pour autant : des terrasses les plus secrètes de la capitale aux pelouses du parc André Citroën, les pique-niques et déjeuners sur le pouce vont devenir fréquents. Mais que boire lors de ces agapes un tantinet champêtres ?

Un blanc ensoleillé avec une entrée plutôt iodée (crabe  ou crevette, allez-y c’est la saison) : la cuvée Elégance 2008 du Château Beaubois. Un Costières de Nîmes à la robe jaune clair aux reflets verts. Brillant, limpide, offrant des notes de fleurs blanches au premier nez puis une belle évocation d’acacia et de miel à l’aération.

Costières de Nîmes, Chateau Beaubois, cuvée Elégance 2008
Un verre de Costières de Nîmes, Chateau Beaubois, cuvée Elégance 2008 dans les salons du Cristal Room Baccarat

J’ai privilégié un blanc car nombreuses sont mes connaissances (féminines) qui pensent que les filles se doivent de boire du vin blanc tandis que les rouges, tanniques, seraient réservés à la gent masculine. Quelle erreur !

J’ai eu l’occasion de goûter il y a quelques jours le millésime 2009 en cours d’élevage (il faudra attendre les déjeuners sur l’herbe de 2011 pour pouvoir pleinement en profiter) d’un Saint Emilion Grand cru. Le Château du Grand Cardinal… Ah si toutes les échographies pouvaient se montrer aussi prometteuses ! Avec 98 % de Merlot et 2 % de Cabernet franc, ce vin à la robe burlat et aux reflets violets offre des notes de fruits rouges. Légèrement boisé il est harmonieux et bien que charpenté (rappelez-vous qu’il est encore dans l’adolescence),  ses tanins sont déjà fins d’une jolie finesse. Alors de grâce les filles, passez au rouge !

Le Saint Emilion Grand Cru 2009 du Château du Grand Cardinal, échographie.

Lieux des dégustations :

Cristal Room Baccarat

11, place des Etats Unis

75016 Paris

Métro Iéna ou Boissière.

Les lieux sont à la hauteur des prix pratiqués, l’assiette un peu moins. Laissez-vous tenter par la plus petite terrasse de Paris, le décor Grand Siècle sur les murs de briques brutes ou encore par l’histoire de cet hôtel particulier, ancienne propriété de la « Vicomtesse du bizarre », qui fut avec son mari Charles de Noailles, l’un des mécènes majeurs de la scène artistique du XXème siècle.

La Truffe Noire

2, place Parmentier

92200 Neuilly

Le chef a su écrire une symphonie autour de la truffe en parfaite cohérence avec la dégustation de vin de Bordeaux à laquelle nous étions conviés. La mise en bouche, une soupe glacée à la truffe était du meilleur augure pour l’ensemble du repas. La purée truffée et le sorbet cacaoté ne furent que des confirmations.

Pour les maniaques de la fiche dégustation :

la fiche technique du Costières de Nîmes, Château Beaubois, Elégance 2008

Pour la fiche technique du Saint Emilion 2009, prenez patience.

Un bibimbap coréen fast et DeLuxe

Le bibimbap coréen et sa sauce vinaigrette au nuoc mam, mirin et citron vert

On ne cuisine plus ici ! Mais dans la vraie vie, Alice Merveilles n’a jamais autant, émincé, dégusté, bardé, humé, rôti, dressé depuis bien longtemps.  Alice a enfin un four, CQFD.

Aujourd’hui je vais vous donner une bonne adresse mais aussi la recette qui va avec. Pas mal non ?

Le neuvième parisien est un arrondissement très geek. De nombreuses start up et PME du domaine informatique en on fait leur QG. Mais n’allez pas en déduire que le geek est un nerd et que le quartier n’est pas fréquentable. Bien au contraire, loin d’être un handicapé des sens charnels que sont le goût, l’odorat et le toucher, le geek aime la bonne chère. Le neuvième est donc un arrondissement 3.0 où vous trouverez des adresses gourmandes plutôt pointues !

On ne cite plus A La mère de famille, pourvoyeuse de goûters tout à fait régressifs, L’Office qui donne envie d’embrasser Jamie Oliver pour de vrai, le carrot cake de SuperNature qui fait oublier jusqu’à la médiocrité de son service. Le restaurant jap’ du moment, Kiku (dont il faut absolument que je découvre la recette de salade d’herbes et racines) et le petit restaurant coréen que j’ai découvert en venant travailler dans le quartier. C’est d’ailleurs la seule chose que je connaisse de la cuisine coréenne : Go Ryo, rue Richer.

Go Ryo est un petit bonheur. Rien du restaurant chinois kitsch dont les chaises sont encore couverte de plastique ou du japonais à la chaîne avec les meubles noirs et les petits assiettes de sushi. La décoration est simple, à base de lambris de bois clair, de papier rouge foncé et de petits pots de plantes disposés ça et là.

Le bibimbap est le plat de base. On y trouve de tout : de la viande, du soja, des légumes en julienne, du riz, un jaune d’oeuf etc. Ce plat est servi dans un bol de pierre chauffé au feu de bois. Vous remuez à l’aide des baguettes afin de faire cuire le jaune d’oeuf et d’apporter du croustillant au riz.

Difficile de reproduire ce plat roboratif à la maison. D’une part parce que le bol est cher à l’achat et d’autre part parce que l’on ne dispose que rarement d’un four à bois dans un deux pièces parisien. Bref. Je vous propose ici une version allégée et plus chic car dressée au cercle. Le secret étant de bien faire chauffer l’assiette au four juste avant le service et de servir le riz très chaud afin que le jaune d’œuf puisse cuire.

Pour 3 bibimbap :

150 g de mélange de trois riz (blanc, rouge et noir)

1 betterave rouge cuite et découpée en cubes

1 petite boîte de pousses de soja

1 cuillère de nuoc mam

1 cuillère de mirin

1 cuillère de jus de citron vert

3 cuillères d’huile d’olive

1 pincée de sel

1 pincée de poivre

facultatif : algues en paillettes (wakamé, nori, dulse et/ou laitue de mer)

Faites cuire le riz avec les algues le cas échéant. Pendant ce  temps, faites chauffer les assiettes au four. Préparez tous les ingrédients à l’avance : rincez et égouttez les pousses de soja, découpez la betterave, clarifiez les oeufs et réservez les jaunes dans des récipients individuels. Faites la vinaigrette en mélangeant le sel, le poivre, le mirin, le nuoc mam et le citron puis l’huile d’olive. Goûtez et modifiez les proportions à votre convenance.

Dès que le riz est cuit et égoutté, sortez les assiettes du four et dressez-les au cercle : une couche de betterave, une couche de pousses de soja et une couche de riz pour atteindre le haut du cercle. Ménagez une légère cavité dans le riz, déposez délicatement le jaune d’œuf.  Servez immédiatement avec la vinaigrette.

Mélangez les ingrédients afin de cuire le jaune d’œuf grâce à la chaleur de l’assiette et du riz.

Go Ryo
24, rue Richer,
75009 Paris
01 48 00 07 18

Formule midi : 10 à 15 euros
Carte : 20 euros

Soupe miso… Le japonais sans peine !

Bol en céramique asiatique noire contenant une portion de soupe  miso
La soupe miso, un grand classique du japonais à côté des sushis et du coleslaw

650 millilitres d’eau
5 grammes de dashi OU 1 morceau d’algue kombu
2 morceaux d’algue wakame séchée
1 c. à soupe 1/2 de miso (ici il est bio)
1 oignon nouveau
100 grammes de tofu ferme (j’ai trouvé chez K mart rue Saint Anne (Paris) un tofu de compétition, bio, kasher et parvé !)

Ingrédients nécessaires à l'élaboration d'une soupe miso  japonaise
Les ingrédients de la soupe miso

Versez l’eau dans une casserole. Ajoutez le dashi en délayant (ou bien l’algue kombu). Ajoutez le wakame et portez à ébullition.
Laissez frémir pendant 5 minutes. Ôtez l’algue et découpez-la en morceaux. Réservez. Dans le bouillon chaud, délayez le miso. Ajoutez l’oignon nouveau émincé, le wakame et le tofu coupé en dés.
Laissez chauffer 2 minutes puis servez.

Retrouvez pleins de recettes japonaises expliquées pas à pas chez Cléa.

Concours le meilleur gâteau au chocolat du monde

Le blog chocolat à tous les étages propose un concours simple mais efficace… Proposez votre meilleure recette de gâteau au chocolat !

Mon billet date de 2008 et il s’agit du premier gâteau que j’ai appris à faire mais sincèrement il est parfait, pour peu que votre chocolat soit de qualité et que vous respectiez le 20 minutes à 200 !

logo concours gâteau au chocolat
Quel est votre meilleur gâteau au chocolat ?

Le mien est ici : Moelleux au chocolat rhum vanillé et/ou fève tonka !

Le goût de Metz

Metz. Une ville de l’est. Une ville de bidasse. Une ville de neige et de gadoue où il fait froid en hiver et où l’air devient irrespirable l’été ? Metz.  Oui papa, je sais, Metz, Toul et Verdun les trois évêchés lorrains patati… Bref, ce n’était pas avec un enthousiasme débordant que je suis montée dans le TGV Est ce vendredi soir.

Metz, ville de garnison ? Erreur, depuis près d’un an, les 6000 militaires ont quitté les lieux suite à la restructuration de l’armée française.  Si ce départ va entraîner des pertes économiques pour la ville, il est aussi l’occasion pour celle-ci d’opérer un virage culturel et touristique dont le futur Centre Pompidou est l’un des exemples.

La black box, espace dédié aux arts vivants. Centre Pompidou, Metz.

La ville est loin d’être grise comme je me l’imaginais. Malgré la pluie, la ville est toute d’or vêtue. La pierre de Jaumont, extraite en Lorraine et dont l’oxyde de fer imprime une belle couleur jaune or à de nombreux bâtiments officiels de la cité. La mirabelle de Lorraine, jaune d’or elle aussi répond au jaune du vitrail de Chagall que l’on trouve dans la cathédrale…Évocation inusuelle du jardin d’Eden et de la chute d’Adam et Ève.  La cathédrale Saint Etienne, construite du XIIIe au XVe siècle est un exemple de l’art gothique. Constitué de pierre de Jaumont, l’extérieur est un assemblage néogothique ajouté au XIXe siècle qui rehausse encore l’harmonie du site tandis que les 6500 m2 de vitraux en font l’un des joyaux de l’art verrier et un véritable musée : vous pourrez admirer l’évolution des techniques du vitrail depuis les créations gothiques du XIVe siècle jusqu’aux vitraux tableaux de Bissière, Villon et Chagall au XXe siècle.

Le jardin d'Eden, Création d'Adam et Eve et chute
Les vitraux de Chagall sont au nombre de trois dans la cathédrale de Metz. Ici le Jardin d’Eden. Source : chrisblog.artblog.fr

Aujourd’hui le TGV offre Metz à 1h20 de Paris. A l’occasion de l’ouverture de la ligne les pâtissiers de la ville se sont réunis pour créer le Paris-Metz, un macaron tricolore disponible à la dégustation depuis juin 2008 : jaune or, jaune citron et rouge framboise, la coque tricolore renferme une mousseline à base de poudre de bonbon arlequin (miam) et 6 framboises…

Mousseline de bonbon arlequin, framboises et coque tricolore pour le macaron Paris-Metz

J’ai longtemps cherché le rapport entre ces bonbons et la Lorraine mais il semble que l’arlequin soit une spécialité de confiserie du Nord créée dans les années 1980. On aurait aimé un peu de mirabelle là dedans mais la papille est tout de même séduite ! Achetez-le chez Fresson la surprise gustative n’en sera que meilleure !

Courrez chez Fresson pour goûter le Paris-Metz !

Metz dispose d’un Hôtel **** géré d’une main de maître par Delphine Dufossé, l’épouse du Chef Christophe Dufossé qui officie au restaurant de l’hôtel, Le magasin aux vivres, une étoile au guide Michelin. Le couple a fait le pari de s’installer à Metz il y a quatre ans. La citadelle était alors en ruine. L’hôtel est aujourd’hui un lieu où il fait bon vivre, les chambres décorées dans un esprit sobre et masculin évoquent les années 1930 de façon subtile tandis que la table revisite les classiques lorrains comme le cochon de lait ou la quiche.

Le cochon de lait lorrain accompagné d’une sauce truffée et de son cube de pied de porc pané à la Sainte Menehould

Le grand classique de la région est également revisité par le talentueux chef du Magasin aux vivres : La quiche lorraine est ici déstructurée et s’accompagne de saveurs iodées ! Vous trouverez la recette dans le petit ‘ouvrage La France (re)cuisinée éditée par Châteaux et hôtels collection, orchestré par Alain Ducasse et disponible pour la somme de 9 euros dans les établissements partenaires ou sur commande via internet.

Les poulains de Ducasse rassemblés dans un ouvrage aux recettes abordables

La quiche déstructurée est composée d’une plaque de pâte sablée au parmesan, d’un cube d’appareil à quiche agrémenté d’agar agar pour la tenue et surmonté d’une tuile en dentelle de comté. La quiche est assortie de petits légumes de saisons et de gambas pour offrir un peu d’iode à ce mets terrien.

Même s’il faut de la maestria pour dresser une assiette pareille, ce plat est à la portée de tout cuisinier inventif et rigoureux !

Les coulisses… La quiche lorraine déstructurée avant le dressage

Enfin juste pour le plaisir… Les mises en bouche et leur présentation si délicate : cube de concombre et caviar d’Aquitaine, mousse de champignon et pannacotta aux pignons et basilic. Le Chef aime glaner de la vaisselle insolite au gré de ses voyages. Le dernier en date était au japon tandis que la Chine aura l’occasion d’accueillir prochainement un restaurant nommé « Christophe Dufossé »… Attrapez donc cette étoile à Metz avant qu’elle ne file en Orient !

Mises en bouche comme une tour de Babel…

Le Centre Pompidou de Metz va ouvrir dans un mois, la structure translucide brille la nuit au loin. La structure du toit évoque un chapeau chinois comme l’explique les deux architectes français et japonais. Toute proche du cours d’eau de la Seille et à deux pas de la gare TGV (bijou de l’architecture sous la domination allemande, la gare ressemble à une église), espérons que cette infrastructure culturelle ambitieuse offre à Metz tout ce qu’elle en attend !

Le Centre Pompidou de Metz ne proposera que des expositions temporaires, ainsi le voyageur ne verra-t-il jamais la même chose

Et si vous passez par Metz à Pâques ne repartez pas sans un Osterlammele que les messins appellent « mouton », il s’agit d’un agneau de Pâques, une brioche entre le panetonne et le biscuit de Savoie à déguster avec un thé à la bergamote ou un chocolat chaud. Faites le détour par la pâtisserie Bourguignon qui, si elle ne fait pas de Paris-Metz, vous permettra de découvrir les palets messins langues de biscuits aux épices et glacés de sucre qui évoquent les Lebkuchen des voisins allemands ou les bredele de l’Alsace toute proche. L’osterlammele ou les biscuits aux épices rappellent le lien historique entre l’Allemagne, l’Alsace et la Lorraine. (désolée pour la photo horrible)

L’agneau de Pâques, brioche aérienne, jolie comme un sujet de la crèche provençale
Palets messins aux épices et glacés de sucre de la pâtisserie Bourguignon

Enfin la mirabelle de Lorraine se fête et se déguste en Août mais aussi toute l’année en alcool ou en confiture !

Mirabelle de Lorraine
La mirabelle de Lorraine, belle aux yeux d'or

Quelques adresses :

Hôtel **** et restaurant le Magasin aux vivres La citadelle n’a plus rien de la froideur militaire et l’équipe est un d’un professionnalisme et d’une jeunesse enthousiasmants.

Franck Fresson, Meilleur Ouvrier de France pâtissier, joli site graphique.

Maison Bourguignon, beaucoup plus classique que l’adresse précédente mais valeur sûre au 31, rue de la Tête d’or… Cherchez bien dans la rue, la petite tête d’or existe bien… Un indice : promenez-vous sous les magnifiques halles médiévales mais levez bien le nez !

PÂQUES : DES OEUFS EN EDITION LIMITEE ET UN JEU DE PISTE GOURMAND ENTRE CHOCOLAT ET MUSEES !

La Chandeleur et Mardi Gras ont marqué la fin de l’hiver et dans quelques semaines Pâques ouvre la saison gourmande du printemps 2010 ! Que vous soyez famille option quatre enfants ou célibataire furieusement accro au luxe et au shopping j’ai trouvé l’œuf de vos rêves…
Le dimanche et lundi de Pâques, le Centre des monuments nationaux invite les enfants entre 5 et 12 ans à participer à des jeux de piste en famille dans 52 de ses monuments. D’indices en énigmes, ils découvriront sous un jour inattendu et amusant châteaux, parcs, forteresses, sites archéologiques…Tout en redécouvrant la fête de Pâques.

Au programme du dimanche 4 et du lundi 5 avril 2010 : recherche d’indices, énigmes à résoudre en lien avec l’histoire, l’architecture et les grands personnages qui ont habité ces lieux. Une récompense attend tous les participants : des œufs en chocolat et des cadeaux !

Pas d’enfant ? Toujours gourmande et besoin d’une excuse impayable pour vous adonner à ce plaisir régressif ? Pas de problème, Jean-François Foucher, le chef pâtissier du Park Hyatt Paris Vendôme a pensé à vous avec…

Un œuf « trésor », sculpté à la main dans le chocolat, véritable bijou Inca couleur bronze, renfermé au cœur d’une boîte en bois sur mesure. L’œuf garni sera ensuite mis à la vente, en édition limitée, à partir du 29 Mars, au tarif de 65 €.  L’œuf est également disponible sur le site www.madeleinemarket.com : 65€ + 15€ de frais de livraison (Paris et alentours uniquement). »
Toutes les informations et la liste des Monuments Nationaux participants à l’opération sur www.monuments-nationaux.fr

UN PEU DE MIKA COLA AVEC VOTRE WHISKY ?

Que boira-t-on lors de nos folles nuits ce printemps-ci ? Du coca. Jusqu’ici rien de très neuf ! Mais depuis 2005 Coca Cola invite une personnalité du monde des arts à designer la bouteille club coke 25 cl. Le chanteur Mika et sa sœur Yasmine ont créé pour l’édition 2010 un univers pop et onirique qui évoque le bonheur… La hapiness bottle est née !
Vous la trouverez dans les clubs les plus hype mais aussi dans les Monoprix qui ne perdent pas une occasion de se la jouer épicerie trendy. Si vous foncez chez Colette vous pourrez peut-être y trouver encore le coffret collector pop up qui abrite une hapiness bottle.
Toute cette débauche de couleur n’est pas vaine. Mika a souhaité soutenir le programme «adolescents» mené par la Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France. Ce programme aide à la création, sur l’ensemble du territoire, de Maisons des adolescents, lieux d’accueil et de soins pour les jeunes en souffrance.
Quelques mots de l’artiste : « J’ai voulu créer un univers très fort pour cette bouteille : je me suis efforcé de conjuguer différents thèmes, tous riches et captivants. Ainsi les éléments naturels (l’herbe, l’arbre et les nuages) se mêlent à des éléments d’un autre monde (les personnages tribaux), à des objets surréalistes (la théière souriante) et à des symboles d’espérance et de liberté (les colombes et les clés en or qu’elles portent, ainsi que le soleil souriant) ». Chanteur, designer et généreux : les fans de l’artiste pourront gagner dès le 11 mars sur http://www.happiness-bottle.fr  leurs places au concert événement qui aura lieu le 15 avril dans une salle de concert parisienne dont le nom est encore tenu secret à ce jour. Enfin un disque d’or dédicacé par l’artiste et des rencontres exceptionnelles seront à gagner. 
Toutes les infos dès le 1 mars sur www.happiness-bottle.fr
Dans votre Monoprix début mars :
1 euros à 1 euros 50 pièce la bouteille club de 25 cl.

Chez Colette depuis le 26 février :
35 euros le coffret pop up avec une bouteille club de 25 cl.

Saint Joseph, Stéphane Montez, Domaine du Monteillet 2008

Une dégustation d’exception. Encore une magnifique rencontre avec la Syrah. Les Côtes du Rhône réservent de belles surprises : Ainsi en est-il de ce Saint Joseph de Stéphane Montez, du vignoble du Monteillet 2008.
La Syrah, ce cépage au doux nom de femme, produit des vins corsés, aux saveurs mâles de fruits murs, d’épices et de cuir… Comme un boudoir de courtisane où passent les hommes.
La robe est cerise noire avec de beaux reflets violets (oserais-je « rouge damas » ? Puisque le « damas noir » est l’un des synonymes de la Syrah.) Un vin brillant, limpide.
Agréable, son exubérance se révèle déjà au premier nez. Fin et complexe il offre des arômes de poivre, de muscade, de glycine en fleur et de bonbon à la violette. Au second nez, on perçoit des notes de bois exotiques comme le santal ou le teck. Le décor est en place… En bouche l’attaque est franche. Charpenté, généreux en alcool, ce vin est équilibré et la bouche confirme le nez. Sa caudalie est longue,  il fait tourner la tête et s’acoquinerait sans doute à merveille avec un canard sauvage truffé. Un plat qui puisse lui répondre sans lui faire offense !
Et si vous ne trouvez pas de plat pour faire honneur à cette bouteille, gardez-la.. Vous avez bien dix ans devant vous pour réfléchir. Et si l’inspiration tarde à venir, buvez-la pour elle même comme le conseille si bien Marielle !
Le vin titre à 13°
Température de service idéale : 17 °C ou 18 °C
Prix caviste : 17,80 euros à la Cave des Martyrs. (Où l’on renseigne l’amateur éclairé comme le débutant hésitant avec le même sourire)
Et pour ceux qui, à la lecture de cette dégustation se mettraient à rire sous cape : oui je pensais que tout le salmigondis de mots autour d’un verre c’était de la foutaise. Oui, j’avais tort et c’était avant de tomber amoureuse de quelques cépages.

 

ALAIN PASSARD : L’ARPEGE VOUS OFFRE UNE TARTE AUX POMMES BOUQUET DE ROSES

Alain Passard, le chef de l’Arpège, a créé voici peu une tarte aux pommes bouquet de roses. Mon dessert préféré, maltraité par des kilos de glaçage ou d’abricotage gélatineux chez la plupart des pâtissiers ,est ici livré dans sa plus simple expression : une fine pâte feuilletée couronnée de lamelles de pommes en corolles.
Chaque lamelle de pommes est découpée patiemment, deux millimètres de peau sont laissés sur le bord supérieur de la lamelle ce qui offre à la tarte un sommet croustillant  et légèrement caramélisé, en contraste avec la texture compotée de la base.
La recette est évidente, tout le monde sait faire une tarte aux pommes, mais le savoir-faire change tout. Si l’un de vous pouvait éclairer ma lanterne quant à ce dernier j’en serais ravie.


Merci à vous tous (vous vous reconnaîtrez) pour ce merveilleux gâteau/cadeau d’anniversaire !

MOUSSELINE DE POIRES WILLIAM A LA STEVIA

La stevia (ou stévia) laisse nos députés européens très perplexes. La poudre tirée des feuilles de ce petit arbuste sud-américain est bien connue des mangeurs « alternatifs » européens. La médecine douce lui reconnaît des vertus : la stevia favoriserait la baisse de la tension artérielle et ferait baisser la glycémie.

Quel rapport, me direz-vous avec les couloirs de Bruxelles et le ministère de l’agriculture ? La stevia possède un goût sucré intense. La steviose, cette molécule « sucrée » a été isolée voici quelques années par les biologistes. Seulement si son pouvoir édulcorant semble sans danger pour l’usage alimentaire, son classement (et donc son autorisation de mise sur le marché !) donne du fil à retordre aux bureaucrates car la structure moléculaire de la stéviose ne ressemble à aucune autre et certainement pas à celle du glucose… Je m’arrête ici car je m’occupe de cuisine et non de biologie.
Alors la poudre de stevia, c’est comment ? Ça a quel goût ? D’une couleur vert soutenu, à peine moins intense que le vert du thé matcha, dont elle évoque un peu le goût. Mais on pense aussi au maté argentin ou encore au bâton de réglisse lorsque l’on porte à la bouche une infime quantité de poudre.
On en fait quoi ? Un magnifique blanc-manger au lait d’amandes et poires dorées comme le suggère le Figaro Madame dans son superbe dossier de décembre 2009 consacré à la cuisine des Fermes de Marie. On peut également apprivoiser ce goût étrange dans une mousseline de poires avec une pointe de pomme granny-smith pour le piquant !
4 poires William
1 pomme Granny-smith
1/2 cuillère à café rase de poudre de Stevia
Épluchez les fruits. Détaillez-les grossièrement puis placez-les dans une casserole avec la poudre de stevia et un fond d’eau. Faites lentement compoter. Une fois tiédie, mixez la compote le plus finement possible au mixeur plongeant ou au blender. Chinoisez si vous avez le goût du perfectionnisme. Servez tiède.

L’IMPRO’VISTA MET LA CHARCUTERIE ITALIENNE A L’HONNEUR

« Al contadino non far sapere quanto è buono il cacio con le pere » (ne dites pas au paysan combien la poire est bonne avec le fromage). Charles Reboul, le Chef du restaurant Impro’vista, secondé de Davide Dalmasso de la Maison la Cambuse, ont fait mentir le dicton pour nous révéler quelques accords culinaires de la botte transalpine… Morceaux choisis.
La Ferla 2008
La robe est burlat avec des reflets violets. Brillant, limpide, ce vin offre au premier nez des arômes de fruits rouges. Au second nez on découvre de la griotte, voire de la mûre et enfin, quelques notes poivrées. L’attaque est franche. La Ferla est un vin équilibré, charpenté, généreux en alcool et moyen en bouche ; exclusivement composé de Nero d’avola, un cépage typiquement sicilien qui produit des vins d’une très belle structure. 
Avola, ville moyenne de la côte orientale, sise à une bonne vingtaine de kilomètres au sud de Syracuse, a offert son nom a un cépage emblématique de la Sicile et qui fait merveille sous le climat chaud et rude de cette île.
Le vin (à servir à 18 °) n’est qu’un prétexte pour vous parler des charcuteries et autres délices dégustés ce soir là. Mention spéciale pour le Lardo di Colonnata, charcuterie de l’An mil qui trouve toute sa place sur les tables d’aujourd’hui. Ce lard est élevé patiemment pendant six à huit mois dans des conques de marbre (n’oublions pas que Colonnata, à proximité de Carrare, est aussi un haut lieu marbrier) en compagnie de nombreux épices et aromates : gros sel, poivre noir, romarin, ail, sauge, origan, muscade.
Comment le déguster ? Déposez délicatement une dentelle luisante de lardo di Colonnata sur une tranche de pain bis, mordez et terminez par une lampée de Ferla. Recommencez… Savourez le contraste entre le fondant du lard et la légère résistance sous la dent de la petite bande de viande maigre.
 
Davide Dalmasso, venu en personne détailler ses charcuteries haute-couture, recommande son vinaigre balsamique extravecchio. Mûris pendant 25 ans dans des barriques de bois (indifféremment de cerisier, de châtaignier, de chêne etc.), les 250 litres initiaux se réduisent pour n’offrir à la consommation que 25 litres. de vinaigre. Ce miel sombre et acide présente de puissants arômes balsamique et empyreumatique*. Le pain et le parmesan accompagnent le vinaigre, et non l’inverse ! Mais sachez que le prix d’un tel flacon est aussi à la hauteur de ce grand moment de dégustation.
* Anne, ma sœur Anne (et lectrice curieuse), empyreumatique se dit d’une fragrance appartenant à la famille des odeurs brûlées, fumées, séchées, chauffées, torréfiées. En œnologie, le plus souvent, cet arôme est dû à l’emploi de fûts ayant subi un « brûlage » et qui offrent ainsi au vin des notes de vanille, de tabac, de caramel etc. Mais tout cela nous éloigne de notre propos.

Je m’arrête ici et vous laisse découvrir à une table de l’Impro’vista les charcuteries de Davide Dalmasso sublimées par l’art culinaire de Charles Reboul… Culatello, Guanciale di Colonnata, Procciutto à la truffe d’été, speck de sanglier

Le chef bouillonne d’idée et nous a offert la primeur de l’une de ses nouvelles création : le ravioli sucré aux éclats de châtaigne et nage tiède d’agrumes… Il faudra que je réétudie de plus près mon histoire de pâtes de lentilles ou d’azuki sucrées qui pourraient, elles-aussi, tout à fait finir en raviolis sucrés.

*
Restaurant Impro’vista
13, rue La Fayette
75009 Paris
01.53.20.18.00
Du lundi au vendredi
de 12h00 à 15h30 et
de 19h30 à 23h10 
(pour la dernière commande)
Samedi
de 19h30 à 23h10 
(pour la dernière commande)
Importateur La Cambuse
13, Av. Clément Massier
06220 Golfe Juan
04.93.63.77.32
(Attention pas de vente au détail !)

DANS LA PEAU D’UN CHEF… LE COUP DE FEU EN CUISINE COMME SI VOUS Y ETIEZ !

Vous avez toujours rêvé d’être une mouche pour connaître le coup de feu d’un restaurant gastronomique lors du service ? Lisez donc la suite.
Par un hasard tout à fait singulier, l’un de mes rêves d’enfant s’est réalisé : vivre ce coup de feu, connaître la montée d’adrénaline intense des employés d’une brigade de cuisine. Il y a quelques semaines je m’offrais un cours de cuisine avec une jeune chef à domicile. Le cours était formidable : j’ai appris nombre de tours de main et nous avons pu discuter ensemble de la vie des commis, des seconds, des chefs de partie d’un établissement étoilé. Au milieu du cours, il s’est passé quelque chose, à croire que les fées des fourneaux se penchèrent soudain au dessus de ma marmite !
La « petite main » habituelle de mon professeur était indisponible, le courant est passé tout de suite entre nous… C’est ainsi que je me suis retrouvée commis de cuisine le 31 décembre au soir pour un dîner assis de 25 personnes. J’ai été étonnamment sereine jusqu’au jour J et très touchée qu’elle me fasse ainsi confiance.
Résumons : deux cuisinières. Plus exactement, une Chef et une bleue pour un menu gastronomique de 25 couverts, service compris ! Un sacré challenge pour une débutante.
Le Jour J
La journée commence tranquillement. Nous jouons à tetris pour faire entrer tout ce qui doit l’être dans le coffre de la petite citadine (grande prise de conscience sur le volume de produits que nous allions devoir travailler). Puis départ pour le pays d’Auge. Deux heures de route, deux heures de discussion gastronomique, le bonheur !
Le lieu est magique : un manoir/haras superbe surplombant un joli vallon normand. Et que dire de la cuisine ! Du grès, deux fours, deux micro-ondes, deux lave-vaisselle,une plaque vitrocéramique du tonnerre, des couteaux japonais en céramique, un grille-pain transparent (mais si vous voyez de quoi je parle !), un chauffe plat en inox, une machine à café Nespresso intégrée dans les meubles, de la vaisselle Hermès, une armoire à vin habitée par des petits jésus en culotte de velours à chaque étage…
La Chef avait fait les courses dès le lundi et préparé en amont tout ce qui pouvait l’être dans son laboratoire : le velouté de truffes et champignons de Paris, la purée fine de pommes de terre, les coques des macarons, les appareils à mini-financiers au matcha, les ganaches aux trois vanilles (Bourbon, Tahiti et Madagascar), l’infusion de crème fleurette au speck etc.
Je suis là pour faire la plonge, débarrasser, dresser les assiettes, éplucher les légumes etc. Il est intéressant de voir que les employés autour d’un Chef sont tout aussi indispensables que lui : sensation très gratifiante, augmentée encore par les remerciements et les encouragements de celui-ci.
J’ai également la charge de la mousseline de coings. Éplucher des kilos de coings, les passer à la mandoline, puis les faire compoter patiemment dans le beurre jusqu’à la consistance voulue avant de les passer au blender puis de les chinoiser.
J’épluche, j’épluche, je lave, je lave et surtout j’écarquille bien grand les yeux et j’apprends. A à ficeler un rôti, à faire un chaud froid d’œuf, (plus curieusement) à nettoyer un radis dans les règles de l’art, à éplucher comme il faut une carotte ou des coings et à savoir quand (bien que les invités aient quitté la table) débarrasser les verres : si le verre est froid c’est que le champagne vient d’être servi et il y a de fortes chances pour que le propriétaire de la flûte revienne la chercher ! Évident, une fois qu’on le sait !
Il y a des feuilles d’or sur les macarons, des lamelles de truffe à profusion sur le velouté agrémenté d’une chantilly au speck. La truffe, parlons en de la truffe… Un monstre, 160 grammes d’un seul bloc trônant sur son lit de riz blanc dans sa boîte placée au frais pour lui garder toute son humidité et sa sapidité… Jamais vu ça !
Et un rêve d’enfant pour la table du fond, Un !
J’ai dû faire tourner une huitaine de machines et j’ai lavé un nombre incalculable d’assiettes, de marmites, de culs de poule et de couverts. Si je vous dis higitus figitus, ça vous parle ? Non, hé bien une petite vidéo pour illustrer mon travail de ce soir là !
Debout de midi à 3 heures du matin. Fourbue, cassée mais heureuse… Petit commis deviendra un chef, un jour peut-être…
To be continued

AMARONE DELLA VALPOLICELLA 2006, TENUTA SANT’ ANTONIO

Les obligations professionnelles font parfois de jolis cadeaux, comme cet Amarone della Valpolicella,  2006 des Castagnedi, domaine Tenuta Sant’ Antonio, dégusté hier soir… N’en déplaise à mes lecteurs tempérants, on trouvera ici de plus en plus de flacons.

Départ pour Vérone… Une robe rubis aux reflets violets. Un vin brillant, limpide. 

Agréable et puissant au premier nez, ce bel italien complexe offre des arômes animaux et empyreumatiques qui se précisent à l’aération par une belle odeur de tabac blond et de cuir neuf. 
En bouche l’attaque est franche. Bien charpenté, généreux en alcool et long en bouche ce vin est harmonieux. Si la bouche confirme le nez, on peut également goûter une pointe cacaotée inattendue et bienvenue.
Ce vin se gardera très facilement quelques années (5 à 8 ans selon le sommelier Christophe Gillon, présent au restaurant l’Impro’ Vista où le vin était proposé à la dégustation).
J’imagine tout à fait boire ce vin avec une viande alla gremolata ou un risotto au goût soutenu (à base de truffes ou al nero di seppia).
La Valpolicella est une région de la Vénétie, au Nord de Vérone, moins connue auprès du grand public étranger que la Toscane et ses Chianti mais qui compte pourtant quelques uns des meilleurs vins d’Italie, dont l’Amarone. Je ne saurais que vous dire des cépages italiens dont j’ignore tout… Sachez toutefois que ce vin se compose essentiellement de corvina, avec une pointe de rondinella et de molinara.
alcool : 14,5 °
service : 18  °C
prix : ca. 40 euros (chez un caviste)


DE L’OENOLOGIE SELON MARIELLE ET TROIS MOTS SUR LA FIN DE LA MYOPIE OLFACTIVE

Le vin, cet univers viril, hermétique… Une image d’Epinal que Marielle Kubik écorne dès la première minute. Un regard azuréen, un franc sourire et, semble-t-il, 1 mètre 80 de pédagogie et de patience. J’imaginais être la seule jeune femme du cours débutant que cette vinidéfricheuse, comme elle se plaît à se qualifier elle-même, dispense au Centre Valeyre. Erreur encore une fois : la quinzaine d’aspirants oenophiles ne compte que deux hommes.     

Ce cours est une pépite égarée dans le marais parisien des séances de dégustation et d’œnologie, toutes plus chères et plus prétentieuses que les autres. Tout le monde veut aujourd’hui savoir comment organiser sa soirée cheese and wine. Parce que c’est connu, quand on aime le vin, on aime le fromage. Là encore nous sortons des sentiers battus : le fromage, notre professeur n’y tient pas plus que ça.

Encore un soulagement… Lorsqu’on me dit « ça sent le brûlé, non ? », moi je sens des choses mais pas spécialement le brûlé. J’ai donc toujours imaginé que j’étais myope de l’olfaction. Un drame intime et personnel en somme pour une gastronome dans mon genre. Une tare, une maladie honteuse dont on ne parle pas. Et dès le premier cours, j’interroge avec hantise : eh bien non, nous sentons tous des choses différentes, il suffit d’étalonner sa grille d’odeurs. Ouf, je respire ou plus exactement, je sens !

Sachez qu’il reste quelques places pour le module débutant du Centre Valeyre. Durant l’année nous aborderons différents thèmes (régions vinicoles, appellations, cépages, vinification etc.) tout en dégustant 3 vins par cours. Vous retrouverez sur le blog de Marielle toutes les informations nécessaires pour vous décider.

SUPERNATURE RUE DE TREVISE : CHEESEBURGER ET CARROT CAKE A TOMBER

Le neuvième arrondissement est un repère idéal pour le bobo gastronome et pas spécialement argenté. Je vous livre ici l’une de mes adresses préférées (à contrecœur il est vrai, eu égard à la difficulté d’obtenir une table pour y déjeuner en semaine). Chez Supernature tout est beau, tout est bon et tout est fait maison. Cette bonne adresse ne peut pas vraiment rentrer dans ma catégorie « que mange-t-on avec un ticket resto » puisque le plat est à 11 euros et la formule plat+dessert ou entrée+plat à 13,60, cela dit, faites vous violence et délestez vous de quelques piécettes supplémentaires pour un déjeuner avec supplément d’âme.
Je vous arrête tout de suite parce que j’en entends déjà râler. Non chez Supernature on n’a pas faim quand on sort. Non, Supernature n’est pas (seulement) une cantine girly (il arrive fréquemment que l’on y croise quelques mâles appétits du quartier). Non, Supernature n’est pas un repaire de veggies intégristes (laissez-moi vous parler du cheeseburger : certes couronné de graines germées, mais avec un steak saignant et juteux à souhait). 

La formule que je vous recommande est la suivante :

Cheeseburger aux graines germées et ses potatoes maison 
(parfois, ce sont des patates douces : à tomber)
*
Carrot Cake
Je ne pensais pas du tout faire un billet à propos de Supernature puisque ce jour là j’étais obsedée par l’idée de manger chez Kiku, chaudement recommandé par Very Easy Kitchen. Manque de bol, il n’y avait plus de place. Donc plan B : Supernature, en terrain connu : comme d’habitude, cheeseburger et carrot cake. 

Le cheeseburger est excellent, son petit pain doré couvert de graines de pavot est moelleux à souhait, le steak est impeccable. Les pommes de terre qui l’accompagnent sont toujours croustillantes et je me demande même parfois si la maison ne pousse pas le vice jusqu’à réaliser le ketchup. 
Aujourd’hui, j’ai surtout envie de vous parler du carrot cake, d’une part parce que je n’ai pas de photos du sus-dit cheeseburger et parce que celles du carrot cake font très très envie. C’est un dessert ménager parmi les meilleurs et la compétition est rude entre celui du Supernature, de l’Office ou même (en toute modestie bien-sûr) les miens (dont vous trouverez une version sur ce blog, libre interprétation du rich english carrot cake de Loukoum) et les muffins à la carotte de Thomas (dont je ne désespère pas d’obtenir un jour la recette).
La chose arrive dans un petit moule de pirex Duralex qui n’est pas sa évoquer la cantine de l’enfance. Riche en morceaux de noix et surmonté d’une couronne de chantilly/mascarpone à la saveur légèrement citronnée, saupoudré de graines de pavot, le carrot cake du Supernature ressemble à celui d’une dînette de poupée avec le petit moule à tarte cannelé dans lequel il est servi.


Supernature
Cantine nature et vente à emporter
12, rue de Trévise
75009 Paris
01 47 70 21 03

BRUNCH FACILE AVEC JAMIE OLIVER : PANCAKES ET BANANA HONEY CAKE

Un petit tour sur le site de Jamie Oliver, ça ne peut pas faire de mal (sauf aux hanches) pour se concocter un petit brunch du dimanche un tantinet british. Au passage, Lucie, la prochaine fois que tu passes par Montréal, demande la recette de l’omelette au Café souvenir où le brunch était si atomique…
La recette qui suit est terriblement dangereuse, à peine justifiable sur une table de filles, même pour un brunch, tant la chose est calorique. Mais assumons et chutons, puisque la gourmandise est un péché. Par ailleurs, sachez qu’il n’y a pas d’oubli dans cette recette : ce gâteau ne contient pas de farine, la poudre d’amandes joue ce rôle à merveille (quand je vous dis que cette chose est terriblement calorique, il n’y a rien d’euphémique).
Ce gâteau est tiré du 4ème magazin de Jamie, il s’agit d’une recette d’Abigail Fawcett. A l’origine il est réalisé avec des prunes. Comme nous sommes en pleine saison, il devait en être de même dans ma cuisine. Seulement voilà, de retour du marché, point de prunes dans mon panier… Ô rage, ô désespoir, quid du plum honey cake ?
C’est donc à ce moment précis que nous perdîmes l’acidité de la prune pour gagner la douce texture de la banane. Tant pis, ou tant mieux au dire des copines. Grâce à Josefina, fort en retard (la panne de réveil et le brunch vont souvent de pair) mais providentiellement accompagnée de son crumble aux prunes, nous avons tout de même pu avoir un bel aperçu du goût mordant de ce fruit de saison.
Banana honey cake
200 g de beurre en pommade
100 g de sucre blond
150 g de poudre d’amandes torréfiée
3 cuillères à soupe de miel liquide (acacia ou mille fleurs)
1 gousse de vanille
4 œufs
2 bananes
+
30 g. de beurre fondu
1 cuillère à soupe de miel liquide

Préchauffez le four à 180 °C.

Torréfiez la poudre d’amandes quelques minutes dans une poêle anti-adhésive.
Battez brièvement les œufs.
Mélangez le beurre pommade et le sucre jusqu’à obtenir une consistance légère. Ajoutez la poudre d’amande, les grains de vanille, le miel et les œufs. Disposez cet appareil dans un moule à manqué chemisé ou bien recouvert de papier sulfurisé. Répartissez sur la pâte les bananes découpées en rondelles de 2 centimètres d’épaisseur.
Enfournez et laissez cuire pour 25 minutes. Le gâteau doit prendre une belle coloration dorée. En fin de cuisson, sortez le gâteau du four, étalez dessus au pinceau (soyez particulièrement généreux sur les rondelles de bananes qui ne doivent pas sécher) le glaçage de miel et de beurre fondu (préalablement mélangés) puis remettre au four quelques minutes. 
Dégustez tiède avec un thé noir (au hasard : le thé Anastasia de Kusmi, je dis, ça… Je dis rien).
Une autre recette piquée chez Jamie… Là on s’est tellement goinfrées que je n’ai même pas (pensé) pris le temps de prendre quelques clichés. Cela dit, qui ne connaît pas l’aspect d’un pancake ? Je vous donne juste la traduction de la recette du plus rock des chefs car rien de plus simple et délicieux que ses pancakes USA stylie. Cette recette est tout aussi utilisable pour réaliser des blinis ou des Pfankuchen.
Pancakes USA stylie
3 oeufs
155g de farine
1 cuillère à café bombée de levure
Séparez les blancs des jaunes.
Ajoutez le lait aux jaunes d’œufs, mélangez puis ajoutez peu à peu la farine et la levure tout en mélangeant avec un batteur à puissance moyenne. Vous devez battre pour ne pas avoir de grumeaux.
Montez les blancs en neige ferme avec la pincée de sel puis incorporez-les au premier appareil.
Chauffez une poêle anti-adhésive, graisse-la légèrement avec de l’huile d’arachide sur une feuille de papier absorbant puis formez des disques de pâte de la taille de votre choix. Laissez cuire jusqu’à ce que des petites bulles se forment à leur surface puis retournez-les afin de faire dorer l’autre face.
Dégustez-les chauds.
Pour notre part nous avons mangé (dévoré) ces pancakes avec du maple syrup de Montréal, du dulce de leche argentin, de la confiture d’abricots de Provence de môman, du tzatziki maison et quelques tranches de bacon grillé (si quelqu’un possède le secret du bacon croustillant comme à NYC… Je suis prête à payer cher pour l’obtenir, faites-moi signe), un brunch cosmopolite en somme, le tout arrosé de jus de pommes frais tout juste centrifugé…
Les filles on recommence quand ? Cette fois avec des œufs benetict, des english muffins, des beans, des crumpets et le Manou à Paris (ramène nous des bonnes choses de UK s’il te plait !)

PANNA COTTA COINTREAU, COULIS DE FRUITS ROUGE, TUILE CACAOTEE ET SON CUBE DE GLACE FRAMBOISE


De passage à la librairie gourmande il a fallu (évidemment) que je reparte avec quelque chose : cette fois-ci, le dernier ouvrage de Bruno Cardinale L’école de cuisine aujourd’hui, du CAP au BTS (oui on a le droit d’avoir des rêves).
Je commence par la fin au chapitre des desserts… Chaque  recette permet à l’élève d’aborder différentes techniques de base.
La panna cotta au cointreau et son coulis de fruits rouges abordent :
– la base gélifiée
– la réalisation d’un coulis
– la pâte à tulipe et son façonnage
Comme dans tout ouvrage professionnel je re-découvre les joies des mathématiques (toutes les proportions sont indiquées en litre et en kilo avec des tas de zéro à virgule. J’ai envie de pleurer, les œufs, considérant l’utilisation d’ovoproduits, sont également donnés en litre). Je vous livre ici la traduction métrique à laquelle j’ai abouti mais si quelqu’un peut me dire précisément ce que 0,007 l de blanc d’œuf fait en unité d’œuf, je saurai avoir une oreille attentive).
Panna Cotta au Cointreau, coulis de fruits rouges et tulipe au cacao
(Pour 6 personnes)
Crème
500 ml de crème liquide
90 g de sucre roux
2 feuilles 1/2 de gélatine
50 cl de Cointreau
Coulis
150 g de fruits rouges surgelés
150 g de sucre
125 ml d’eau
1 demi citron
Pâte à tulipe
100 g de farine
170 g de sucre semoule
2 blancs d’oeufs
70 ml de lait
50 g de beurre
1 petite cuillère à café d’extrait de vanille
1 cuillère de cacao en poudre
Sel fin
***
La crème
Placer les verrines au congélateur. Faire tremper la gélatine à l’eau froide. Faire bouillir la crème et le sucre roux. Ajoutez hors du feu la gélatine égouttée. Une fois le mélange tiédi, ajoutez-y le Cointreau. Verser la crème dans les verrines et laisser prendre au frais.
Le coulis
Faire bouillir l’eau et le sucre pour réaliser un sirop. Dès l’ébullition retirer le sirop du feu et le verser progressivement sur les fruits rouges tout en mixant jusqu’à obtention de la consistance désirée puis passer au chinois.
La tulipe
Préchauffer le four à 200 °C. Fabriquer (bon courage) un cornet avec du papier sulfurisé.
Mélanger le lait, la vanille, le sel et le sucre. Verser ce mélange sur la farine tout en délayant délicatement à la spatule. Ajouter le beurre fondu puis le blanc d’œuf.
Prélever un quart de l’appareil, ajouter une cuillère de cacao amer pour lui donner une belle couleur chocolat.
Sur une plaque beurrée, coucher des bandes de pâte régulières de 12 centimètres sur 4 de large (plus épaisses au centre, pour que les bords ne brûlent pas avant que le centre ne soit croquant). Coucher avec le cornet des lignes parallèles de pâte cacaotée puis avec la pointe du couteau dessiner un décor marbré.
Faire cuire jusqu’à une jolie coloration blonde. Dès la sortie du four, former les tulipes avec des cercles ou un bocal de confiture pour obtenir de jolis berceaux.
Dressage
Verser le coulis sur la pana cotta, disposer quelques mûres sur l’assiette, un cube de glace à la framboise sur la tulipe et servir. Pour ne pas faire de pub : le sorbet framboise François Théron que vous trouverez chez Picard est excellent (9 euros le litre).

DEJEUNER CHEZ LAPEROUSE, PROMENADE ENTRE SOUS-BOIS ET POTAGER MEDIEVAL

Depuis quelques années, il est possible de déjeuner à de grandes tables pour une somme relativement modique lors de la semaine du goût. Le menu de Lapérouse s’offrait comme une promenade automnale : des sous bois de la Touraine aux potagers médiévaux. Ce restaurant fondé en 1766 est l’un des plus anciens de Paris, sis dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, le long de la plus belle avenue de la capitale : la Seine.
Le service y est tout à fait désuet, dans la plus charmante acception que peut prendre ce terme. Le temps s’arrête, les bruits de la circulation s’estompent et vous voilà en partance pour un voyage des sens. Voyage immobile certes, mais dans un lieu dont le nom ne va pas sans évoquer celui du navigateur dont nous perdîmes toute trace en 1788 alors qu’il se trouvait à bord de la Boussole…
Ce déjeuner était construit comme un chemin familier que l’on regarde un matin avec un œil neuf. Une promenade que je vais vous conter en image car tout cela se passe de commentaires.
Mise en bouche
tube de brick et émulsion de choux fleur
Mont Blanc de pied de porc pané
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Salade de lentilles et bigorneaux
et son émulsion de lentille
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Le cèpe en fin velouté
émulsion de lard fumé
brisures de pignons de pin torrefiées
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Le filet de biche rôti aux agrumes
purée de carottes jaunes réglissées
cerfeuil tubéreux au jus
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Potimarron confit à la vanille
crème glacée à la noisette
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Beurre Bordier demi-sel
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Château de Carles 2006
Constance et Stéphane Droulers
 
Restaurant Lapérouse
51, Quai des Grands Augustins
75006 Paris
01 56 79 24 31
restaurantlaperouse@wanadoo.fr
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lundi au vendredi de 12h à 14h30 
lundi au samedi de 19h à 23h30