MOSTOFFLAIT… LE BUZZ WORD DU MOMENT SUR LA TOILE


Mais qu’est-ce que le Mostôfflait ? Tout le monde en parle et personne ne sait de quoi il s’agit…
Un gros canular ? Un simple hoax ? Le surnom d’un apprenti crémier ? Un moule à caillettes ? Un fromage blanc de Champagne ? Bref c’est le mystère, tout le monde s’interroge et moi aussi. Le magazine Saveurs vient de nous poser une sacrée colle !

Les inventrices bloggeuse de la fève Seva 🙂 trouveront sans doute une réponse poétique ? Ne nous laissez pas bouche-bée !

La première qui trouve aura le droit à une douceur que je lui enverrai spécialement !

TARTARE DE SAUMON ET TOMATE SAUCE MENTHE, YUZU ET GINGEMBRE


Une petite recette sur le pouce en solo, parce que comme Lucullus dîne chez Lucullus… Ce soir je dîne chez moi-même.

Par personne :

Un pavé de saumon frais
Une tomate un peu ferme
Une pincée de gingembre en poudre
Une cuillère à café de Yuzu
6 feuilles de menthe fraîche
Sel
Poivre
Réduction de vinaigre balsamique blanc

Détaillez le saumon et la tomate en cubes.

Dans un grand bol mélangez une pincée de sel, une pincée de poivre, la pincée de gingembre en poudre, la cuillère de yuzu, la mmélangez puis ajoutez les cubes de tomate et de saumon, mélangez.

Dressez dans l’assiette avec un cercle (ça change tout), ajoutez des points de réduction de vinaigre balsamique blanc et une pointe de tige de menthe… Rafraîchissant, acidulé juste ce qu’il faut, idéal pour ce dimanche soir parisien estival avant l’heure.

GRATIN DE FRAISES AU SABAYON GRAND MARNIER

Quelques fraises au frigo, une petite envie de sabayon, un reste de Grand Marnier, une bouteille de Coteaux d’Aix… Un gratin sucré en perspective comme on en trouve sur tout un tas de blogs culinaires cet an-ci (l’innovation n’est pas pour cette semaine ;-/). Une recette rapide et impossible à rater.

Il va sans dire que la photo est non contractuelle… J’ai oublié d’en prendre une autre.

Pour la petite histoire du sabayon je vous renvoie vers l’article de Tiuscha sur saveur passion.

Ingrédients pour 6 personnes :
500g. de fraises
1,5 dl de vin blanc doux
1 doigt de Grand Marnier
4 jaunes d’oeufs
80 g. de sucre

Préparez les fraises : lavez-les puis équeutez-les et coupez-les en quartiers.

Préparez une casserole d’eau pour le bain-marie.

Battez (au fouet pour les courageux) dans un cul de poule les quatre jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que l’appareil devienne mousseux, ajoutez-y les alcool, continuez à fouetter.

Mettez le cul de poule au bain marie et continuez à fouetter à la main ou aux batteurs électriques… Le mélange va doubler de volume. Le sabayon est prêt lorsqu’il fait un ruban sur la spatule. Disposez les fraises dans des plats individuels, recouvrez chacun de sabayon et passez au grill du four entre 1 et 3 minutes selon votre four.

Dégustez froid ou à la sortie du four avec un verre du Coteaux d’Aix blanc que vous aurez placé au frais et des meringues faites avec les quatre blancs d’oeufs restants (ici pour la recette).

Sinon après coup là… Je suis un peu déçue par la texture… La prochaine fois je ne mettrai que du Grand Marnier !

CLASSIQUE… UN ENTREMET BIEN KITSCH, BIEN KIRSCH : LA FÔRET NOIRE

N’avez-vous jamais poussée la porte d’une pâtisserie berlinoise ? Si, c’est le cas vous êtes sans doute rentré en France avec une idée précise de ce qu’est une Forêt Noire. Or la recette de la Schwarzwälder Kirschtorte est fort malmenée en France. Dans une Forêt Noire digne de ce nom, il n’y pas de confiture d’abricot ou de quoi que ce soit, ni de base de pâte brisée… Il y a juste de la génoise cacaotée, une tonne de crème fouettée, des griottes et du kirsch. Un peu de conservatisme culinaire !

Pour la génoise :

50g. de cacao en poudre
4 oeufs
160g. + 90g. de sucre semoule
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique
250g. de farine
120g. de beurre

Pour la garniture :

1 bocal de 700g. (poids non égouté, chez Monop’ c’est très bien) de griottes au sirop
3 cuillères à soupe de kirsch
1 cuillère à café de gélatine en poudre
40cl. de crème liquide
50g. de sucre

Préchauffez le four à 180°C.

Séparez les jaunes et les blancs des oeufs. Fouettez les jaunes avec 3 cuillères à soupe d’eau chaude jusqu’à ce que le mélange mousse, ajoutez 160g. de sucre et le sucre vanillé.

Battez les blancs en neige ferme, ajoutez 90g. de sucre et incorporez les oeufs en neige à la préparation précédente.

Mélangez la farine, la levure et le cacao dans un grand récipient, ajoutez délicatement ce mélange à la préparation précédente. Ajoutez le beurre fondu, remuez légèrement puis versez la pâte dans un moule chemisé de 25cm de diamètre. Faites cuire durant 45min en surveillant la cuisson puis démoulez et laissez refroidir le gâteau avant de le découper en trois disques d’épaisseur égale.

Egouttez les griottes, récuperez le jus auquel vous ajoutez le kirsch.

Fouettez la crème en chantilly, ajoutez-y le sucre et la gélatine.

Disposez le premier disque de génoise dans le plat de service, imbibez-le généreusement à l’aide d’un pinceau de sirop au kirsch, étalez un tiers de la crème sur le disque, disposez-y un tiers des griottes, recommencez l’opération pour les deux disques suivants. Décorez avec de la chantilly, des griottes et des copeaux de chocolat. Laissez prendre une heure au frais puis dégustez avec un thé noir ou un Maury.

DULCE DE LECHE ou CONFITURE DE LAIT MAISON… OU MOI AUSSI JE FAIS DE LA CUISINE MOLECULAIRE

Cet après-midi, en plein pillage de recettes à la Fnac je tombe sur un nouvel ouvrage de cuisine moléculaire… Genre « La chimie gourmande pour les nuls ».

Et là, enfin, LA recette de Dulce de Leche.

he oui c’est de la cuisine moléculaire. Alors me direz-vous, toute la cuisine est moléculaire ? Oui. La confiture de lait se fabrique en boostant la réaction de Maillard : A haute température il apparaît dans le lait des aldéhydes, des cétones et des substances réductrices. Elles interagissent avec certains acides aminés, amines et protéines. Ces produits peuvent prendre une teinte brune, comme le dulce de leche (l’explication scientifique est un copié-collé, mais j’ai pris le temps de comprendre)…

Pour ce faire :

une boîte de 397g. de lait concentré sucré Nestlé
une cocotte minute

Placez la boîte de lait au centre de la cocotte, couvrez d’eau à hauteur. Fermez et mettre la cocotte sous pression à feu vif. Une fois que le bouchon tourne laissez cuire 15 à 20 minutes (plus la cuisson est longue plus la texture du dulce sera solide).

Eteignez le feu, laissez refroidir une heure. Ouvrez la cocotte, sortez la boîte et laissez-la refroidir encore une demi-heure… Ouvrez… C’est magique, le meilleur de l’Argentine est dans la boîte !

Très bientôt des recettes et des adresses de Montréal…

VERRINES MIETTES DE THON A LA MARIE GALANTE, TARTARE DE TOMATES ET CHANTILLY SALEE


Verrines : effet maxi pour effort mini.
Pour 12 verrines Caffeino de 8,5cl de chez Bormioli Rocco (Si vous êtes récemment passé par Barcelone vous aurez sûrement bu un café dedans, c’est du dernier chic dans la capitale catalane).

2 grosses tomates coeur de boeuf
un filet de jus de Yuzu

sel, poivre

un filet d’huile d’olive

petite brique de crème liquide entière (à placer au frais avec les batteurs et le cul de poule)

2 boîtes de 80g. de miettes de thon à la Marie Galante de la Belle Illoîse

1 boîte de petits épis feuilletés au Gouda Albert Ménès



Disposez deux cuillères à café de miettes de thon au fond de chaque verrine.

Faites un tartare de tomates, assaisonnez avec une vinaigrette yuzu, huile d’olive. Disposez le tartare de tomates au dessus des miettes de thon jusqu’à hauteur.

Fouettez la crème liquide en chantilly, salez, poivrez et disposez une cuillère de chantilly sur chaque verrine.

Décorez chaque verrine avec un épi au sésame ou au pavot (idéalement au dernier moment afin que les épis ne ramolissent pas au frais).

Réservez les verrines au frais et sortez-les 15 minutes avant de déguster.

SOUPE DE PETITS POIS A LA MENTHE


Une petite recette vite faite sur le pouce, tiré du livre Soupes du jour dont je vous ai parlé sur un précédent billet.

400g. de petits pois surgelés
1 cœur de laitue
1 gros oignon
3 tiges de menthe
75cl d’eau
10cl de crème fleurette
sel
poivre

Lavez la laitue, déchirez-la grossièrement, pelez l’oignon et coupez-le en morceau. Disposez tous les ingrédients, à l’exception de la crème et de la menthe, dans une casserole.

Portez à ébullition puis laissez frémir 25 minutes à feu moyen.

Hors du feu ajoutez les feuilles de menthe, la crème et mixez finement.

Servez chaud ou bien froid.

23H 40… COMME UNE ENVIE DE MUFFINS CHOCOLAT ET ENGLISH TOFFEE

Oui il est presque minuit mais il n’y a pas plus d’heure pour les gourmands que pour les braves. Et puis on (merci Manou !) m’a ramené quelques douceurs d’Outre-Manche… Du lemon curd, que je vais manger comme indiqué sur l’étiquette : « by the spoon straight from the jar » (c’est écrit donc c’est autorisé !), des digestives biscuits (pour quelques cheesecakes à venir) et des toffees… On trouve beaucoup de recettes de muffins au carambar, alors pourquoi pas avec des toffees ?


Pour une douzaine de muffins (en caissettes Tulipia diam. 5cm) :

100g. de chocolat noir
80g. de beurre

60g. de farine

3 oeufs

80g. de sucre glace

1 sachet de sucre vanillé

6 gros creamy toffees coupés en deux

Préchauffez le four à 200°C

Faites fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes, remuez pour les mêler intimement.


Fouettez vigoureusement les trois oeufs, le sucre glace, le sucre vanillé et la farine.

Mélangez les deux appareils ensembles et verser aux trois quart dans des caissettes Tulipia.

Disposez un demi-toffee dans chaque muffin et enfournez pour 10 à 15 minutes.

Je viens de m’offrir une bouteille de Maury Mas Amiel qui ira à merveille avec ces petites choses, cependant pour le petit déjeuner de demain matin un verre de lait suffira, histoire d’éviter de commencer la journée par une cuite, dommage (pour l’accord met/vin, par pour la cuite, encore que)


SOUPE COURGETTE VACHE QUI RIT

Un best seller des soupes à la mode, tiré du livre Soupe du jour dans la collection Petits Plats des éditions Marabout mais dans une version beaucoup plus allegée et de fait moins écoeurante !

Pour 4 personnes :

4 courgettes
2 oignons
1 pincée de cumin en poudre
2 portions de Vache qui rit
1 c. à c. d’huile d’olive
sel
poivre

Faites revenir dans une casserole les oignons coupés en morceaux dans l’huile d’olive avec la poudre de cumin. Ajoutez les courgettes épluchées et en morceaux et de l’eau à mi-hauteur. Pensez à saler.

Faites cuire à feu doux durant une quinzaine de minutes jusqu’à ce que les morceaux de courgettes soient tendres. Retirez du feu, ajoutez la VQR et mixez très finement (vous pouvez enlever une partie de l’eau de cuisson avant le mixage, quitte à en ajouter par la suite).

SUR UN PETIT AIR NIPPON 3# TARTE AU YUZU CURD

Après le pandan et la fève tonka, le jus de yuzu est la dernière coqueluche des blogs culinaires… Un petit snobisme en matière d’agrume très facile à utiliser à la place du jus de citron !

Pour le Yuzu Curd :

6 jaunes d’oeufs battus
200g. de sucre cristallisé
100ml de jus de Yuzu (en vente en bouteille dans les épiceries asiatiques, vous le trouverez très rarement frais)
110g. de beurre pommade coupé en morceaux
4 gouttes de colorant bleu 349 G. Detou (colorant E-132)

1. Passez les jaunes d’œufs à la passoire au dessus de votre casserole. Ajoutez le sucre et le jus de yuzu. Mélangez et cuire à feu doux pendant environ un quart d’heure sans cesser de remuer jusqu’à ce que le mélange nappe votre spatule. Retirez du feu.

2. Incorporez le beurre morceau par morceau et ajoutez les gouttes de colorant (bon ce vert bizarre n’est pas encore une réussite, je vous l’accorde !). Remuez puis laissez refroidir et faites prendre au frigo.

Pour la pâte sablée

500g. de farine
300g. de beurre
150g. de sucre
1 œuf
1 pincée de sel

Pour les étapes de la réalisation de la pâte sablée allez voir ici !

Lorsque la pâte est cuite (elle doit être dorée) attendez son refroidissement complet puis garnissez le fond de tarte avec le yuzu curd.

SUR UN PETIT AIR NIPPON #2 PUREE D’ALGUES MARINES YASUDA SHISO NORI

Bonjour à toutes,

La première qui trouve une recette à faire avec cette pâte d’algues que j’ai trouvée dans une épicerie japonaise (où je m’étais pourtant promis de n’acheter que du jus de Yuzu) je lui envoie un paquet de biscuits faits maison…

L’étiquette indique :

Préparation algue marine
Yasuda Shiso Nori
algues marines,
perilla,
sauce soja,
sucre,
sucre d’orge mou,
glutamate monosodique

Que faire avec ça ? Est-ce que j’ouvre pour savoir quel goût et quelle texture ça a ?

SUR UN PETIT AIR NIPPON #1… PORTE BAGUETTE ORIGAMI (FACILE)

Un premier billet pour mon retour !

Facile de donner à votre table un petit air d’extrême orient.
Il vous suffit d’un peu de patience et le tour sera joué grâce à ces portes-baguettes (mais au delà de 6 convives, la répétition de l’exercice, à moins que vous ne soyez comme moi fan d’origami, risque de vous sembler fastidieuse)

Choisissez un papier assorti à votre nappe ou encore à la couleur de vos baguettes et c’est parti !

1. Découpez un sixième de feuille A4

2. Pliez les côtés jusqu’au milieu

3. Marquez le milieu puis marquez les côtés en les pliant au centre et retourner.

4. Marquez les diagonales des deux rectangles centraux

5. Marquez le pli central puis emboîtez les deux extrémités en pinçant au centre. Et voilà !

GNOCCHI DE PATATES DOUCE ET SAUCE CHOCOBALSAM’


J’ai toujours un problème avec le dimanche, je pensais qu’une fois mes études terminées, cette angoisse qui date au moins du Cours Préparatoire disparaîtrait… Hé bien non. Donc cet après-midi au lieu de ranger mes papiers, j’ai fait des gnocchis de patate douce accompagnés d’une sauce à base de vinaigre balsamique réduit et caramélisé.

Pour les Gnocchis :

– 300 g de farine

– 400 g de patates douce
– du gros sel

Faites cuire les patates douces épluchées et détaillées en cube dans un grand volume d’eau bouillante puis réduisez-les en purée.

Faites sécher cette purée à la casserole pour éviter de devoir ajouter deux kilos de farine à la préparation.

Une fois la purée refroidie, mélangez-la à la farine. Vous devez obtenir une pâte souple, pas trop collante… J’ai suivi la recette de Loukoum de beau à la louche mais j’ai préféré faire sécher la purée au préalable et je crois que bien m’en a pris vu la farine que j’ai tout de même dû rajouter.

Faites un boudin de pâte, coupez des tronçons d’ 1,5 cm. Recommencez l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Prenez chaque tronçon et faites le rouler avec le pouce sur une fourchette pour le strier. Je m’explique : si vous êtes droitier, tenez la fourchette de la main gauche, courbe vers le bas, les piques sur le plan de travail et la fourchette inclinée à 45 °. Prenez un tronçon de pâte avec la main droite, placez-le en haut des piques de la fourchette, mettez le pouce dessus et faites rouler le tronçon avec le pouce jusqu’en bas des piques de la fourchette.



Faites bouillir un grand volume d’eau. Plongez-y les gnocchis et sortez-les dès qu’ils remontent à la surface.

Servez chaud avec la sauce suivante (pour 3 personnes) :

– 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
– 1 cuillère à soupe de Viandox
– 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
– 1 carré de chocolat à cuire

Faites cuire le vinaigre, le sucre et le viandox dans une petite casserole, laissez faire quelques bouillons puis ajoutez le carré de chocolat, remuez pour fondre le chocolat et servez aussitôt.

Personnellement je suis très déçue par les gnocchis, je crois que même si j’aime bien la patate douce, je suis un peu old school et je préfère les gnocchis de pommes de terre de ma maman !
Et vous qu’en pensez-vous ?

A SLICE OF ENGLISH CHEESE… QUELQUES FROMAGES DE L’ALBION

J’ai toujours pensé que le fromage anglo-saxon avait le goût et l’apparence du plastique. L’autre jour je suis allée visiter les coulisses de la Fromagerie de Paris, au 229 rue de Charenton (métro Dugommier pour ceux et celles qui seraient interessés).

Monsieur Lefebvre, Meilleur Ouvrier de France fromager, propose, parmi 140 références, quelques délices anglais. L’amatrice de fromages que je suis, souvent chauvine en la matière, ignorait jusqu’à l’existence de ces produits au pays du cheedar plastique !

Je vous propose donc aujourd’hui une assiette de fromage anglais…

Vous trouverez sur ce plateau british, de gauche à droite, : du Shropshire blue cheese, du Derby Sage, du bleu de Stilton et du Cheddar village.

Le Shropshire blue cheese tire sa couleur orangé du roucou, fruit du rocouyer (ce fruit est parfois nommé annato, achiote) un colorant alimentaire naturel utilisé comme pigment depuis longtemps par les indiens d’Amérique du Sud.

Le fruit n’est pas comestible, c’est la cire qui l’entoure, que l’on récolte aprés avoir fait sécher le fruit, qui est riche en caroténoïde. On retrouve ce colorant dans de nombreux produits européens sous l’appelation E160b.

Le Shropshire blue cheese est légèrement crémeux, riche en goût grâce à ses marbrures obtenues avec la pénicilline. Dégustez-le simplement avec un pain aux graines de céréales.

La pâte dure du Derby sage (personnellement j’ai été tout de suite attirée par ses belles marbures vertes, mais la texture et le goût m’ont un peu déçue, disons qu’il faudrait goûter ce fromage en premier, car il est plus subtil que le Shropshire) tire ses marbrures vertes des feuilles de sauge mélangées à la pâte avant compression de celle-ci. Le goût de la sauge est obtenu par l’adjonction d’extrait de sauge à la pâte. Cette façon d’accomoder le Derby avec de la Sauge est répandue en Angleterre depuis le XIXème siècle. On le consommait alors à l’occation de fêtes, à Noël notamment. Sa pâte dure ressemble un peu à celle du Manchego espagnol et son goût de sauge est subtil, difficile à identifier si vous avez mangé avant un fromage puissant… L’idéal est de le consommer en premier.

Je n’ai pas encore goûté le Stilton blue cheese, je compte le préparer avec une Waldorf, célèbre salade qui porte le nom du palace new-yorkais (le Waldorf Astoria sur Park Avenue pour les connaisseurs !) où elle fut inventée à la toute fin du XIXème siècle par le maître d’hôtel Oscar Tschirky.

On trouve le Cheddar village dans le Somerset, une région du sud ouest de l’Angleterre, à proximité de Bristol. Le Cheddar cheese, souvent blanc, est bien connu en France dans sa version plastifiée et carrée. Or il gagne à être connu dans sa version noble. Cette pâte dure, qui tire sa couleur orange soutenue du roucou (et parfois du paprika) a un goût fruité très prononcé.

Voilà pour ce petit tour des fromages d’Angleterre. Toutes les idées recettes, traditionnelles ou inventives sont les bienvenues !

Cheese cake brousse, petits suisses et galettes Saint Michel

Encore un cheese cake… Vous pourrez retrouvez ici quelques conseils généraux pour réussir cette recette.

– 200 g de galette Saint Michel
– 3 oeufs
– 850 g de brousse
– 2 petits suisses
– 50 g de beurre
– 150 g de sucre
– 1 sachet de sucre vanillé

Ecrasez les biscuits, cette fois-ci c’est Monsieur qui a écrasé les biscuits, vous noterez le caractère plus rustique de la miette, il faut bien innover parfois. Versez les 50 g de beurre fondu dans les miettes et remuez.

Ce cheesecake est sans rebords : prenez un moule à charnière, découpez un disque de papier sulfurisé de la taille du fond du moule (ne faites pas comme moi, prenez un papier sulfurisé de grande qualité, trés épais… J’ai hâte d’avoir fini ce rouleau car pour le cheesecake, ça ne va pas, l’humidité du gâteau ramolli trop le papier). Versez les miettes dans le moule, égalisez avec le dos d’une cuillère puis tassez avec le fond d’un verre lisse.

Préchauffez le four à 160 °C ou th. 5/6

Côté fromage : Assouplissez la brousse, c’est un fromage qui se tient plus que la ricotta donc les deux petits suisses et leur eau vous aideront à obtenir une préparation lisse. Incorporez un à un les trois oeufs puis les 150 g de sucre et le sachet de sucre vanillé. Mélangez une dernière fois puis versez la préparation fromagère sur le fond de miettes. Egalisez et enfournez pour une heure. Le cheesecake ne doit pas gonfler démesurément ni dorer à outrance. Il doit être un peu « jelly » au centre quand la cuisson est fini. On le laisse refroidir dans le four éteint puis on le met au frigo pour au moins 24h.

ALLEZ MANGER A LA CHAPELLE


Même si je suis allée une première fois dans ce restaurant avec une amie spécialiste de l’Inde, c’est un peu l’aventure à chaque fois. Entre deux visites j’ai le temps d’oublier le sens des mots sur la carte…

Si vous avez faim,
Si vous êtes fauché,
Si vous êtes parisien,

Si vous êtes indian food maniaque,

Si vous êtes fan de cuisine épicée,

Si vous êtes un peu aventurier,

passez la devanture et engouffrez vous dans le restaurant de la Chapelle, Muniyandi Vilas. Vous y mangerez indo-srilankais pour pas grand chose (le menu + lassi à 9 euros)…

Le briyani, une sorte de curry, que vous pourrez chosir au boeuf, porc, poulet, agneau vaut le détour ! Et que dire du lassi à la mangue qui a vraiment le goût de mangue ! Et les nan (parotta)! Fantastiques, ils sont faits au fur et à mesure, idem pour les samosa qui sont frits devant vous. Avec votre plat on vous amène le plus souvent deux sauces, l’une qui ressemble à une confiture d’oignons épicée et l’autre, à la coco rapée et au piment vert. Pour les samosa la sauce verte à la menthe est tout simplement dépaysante !

L’établissement n’est pas étoilé mais le papier peint au fond de la salle vous rapellera votre enfance/adolescence si vous êtes né dans les années 1980… Une plage de sable fin avec cocotier en très grand format… Et puis ça ne paye pas de mine et c’est bon ! La soirée peut aussi être culturelle si vous vous prévoyez ensuite de sortir au théâtre des bouffes du Nord !

Muniyandi Vilas
207, rue du Faubourg Saint-Denis

Métro La Chapelle

01 40 36 13 48 (parlez anglais, ça vaut mieux)
Et en prenant la carte pour vous noter l’adresse, je m’aperçois qu’il y a un site internet http://www.muniyandi-vilas.com
(ce que vous voyez sur ma photo est un menu briany avec un lassi mangue)

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PREMIERE SOUPE AUTOMNE-HIVER


Une petite soupe maison, façon fifties… Vive la cocotte-minute…

Pour 5 bonnes portions :

– 5 carottes

– 3 petits navets (150g. environ)

– 1 courgette

– 2 pommes de terre moyennes

– 1 gros oignon

– 3 gousses d’ail

– 1/2 botte de persil lavé

– 1 demi litre d’eau

– 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

– sel et poivre

Lavez, épluchez puis découpez en morceaux les légumes.

Faire revenir les légumes dans la cocotte, pendant environ 8 minutes. Si vous n’avez pas de cocotte-minute, faites de même dans une grande casserole. Salez, poivrez, ajoutez l’eau.


Fermez la cocotte, laissez cuire une quinzaine de minutes lorsque la soupape tourne. Si vous n’avez pas de cocotte-minute il faut faire cuire les légumes jusqu’à ce qu’ils s’écrasent facilement avec une fourchette.



Mixez finement les légumes pour obtenir une soupe d’aspect velouté ou passez-les au moulin pour un aspect plus rustique avec des morceaux.



Vous pouvez consommer cette soupe avec un kiri.

Ca réchauffe et c’est parfaitement diététique (sauf le kiri, bien-sûr).

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Cheese cake ricotta, petits suisses et digestives biscuits

En passant à la Grande Epicerie du Bon Marché pour acheter du dulce de leche à une copine argentine qui a un peu le mal du pays je suis tombée sur des Digestives Biscuits… Il s’agit du petit gâteau avec lequel les anglais font le cheesecake. Ni une ni deux le paquet s’est retrouvé dans mon panier !

Petit rappel : si vous souhaitez démouler votre cheesecake le moule à charnière est indispensable !

Cette fois-ci j’ai utilisé pour la base biscuitée :

200g. de Digestive biscuits
90g. de beurre fondu
1 cuillère à soupe rase de canelle moulue.

N’ayant pas de mixer, c’est le rouleau à pâtisserie qui a fait office de pilon et les miettes font moins de poussière que dans le mixer, quelques grains restent plus épais, bref c’est mieux qu’avec le mixer !

Une fois que vous avez réduit vos biscuits en miettes mélangez-y la cuillerée de canelle puis le beurre fondu.

Découpez un disque de papier sulfurisé un peu plus large que le fond du moule à charnière (0,5 centimètres suffisent). Théoriquement on recommande de beurrer les bords du moule, là j’ai complètement oublié et, ô miracle, pas de problème à l’ouverture de la charnière, donc pour moi le beurrage du moule… Ter-mi-né !

A partir de là vous avez deux options : vous disposez la totalité des miettes dans le fond du moule et tassez, la base sera plus craquante et l’apparence du cheese cake plus rustique, ou bien comme je l’ai fait vous disposez les 2/3 des miettes dans le fond du moule, vous tassez à l’aide d’un verre à fond plat puis vous disposez des cuillères de miettes sur les bords du moule pour ensuite les faire remonter et les tasser sur les bords.

Couvrez le moule avec une assiette puis mettez le au frais pour au moins 1/2 h… Le temps de réaliser la préparation fromagère.

Préchauffez le four à 160 °C.

Cette fois ci, j’ai allégé le mélange :

500g. de ricotta
4 petits suisses (240g.)
4 oeufs
1 quart de gousse de vanille.
90g. de sucre

Mélangez au fouet la ricotta, les petits suisses et le sucre sans battre trop fort, la préparation doit juste être homogène. Mélangez les oeufs un à un puis ouvrez et grattez la gousse de vanille au dessus du mélange, tournez encore une fois pour mélanger la vanille.

Versez le mélange fromager sur la base biscuitée, égalisez puis enfournez pour au moins 40 minutes. Comme le précise Loukoum de beaualalouche, le cheesecake cuit encore chaud est un peu tremblotant mais ne se colore pas, tout juste s’il dore très légèrement, mais à peine hein, attention !

Eteignez le four, entr’ouvrez sa porte et laissez-y le cheesecake.

Placez le cheesecake refroidi au frigo pour au moins 24h, 48h étant un idéal que je n’ai jamais pu atte(i)ndre !

Le verdict :

pour les biscuits… Ben franchement, ce n’est pas la peine d’en faire un flan parce qu’il est difficile de les trouver en France ! C’est tellement meilleur avec des speculoos ! Pour la préparation fromagère, par contre, on frôle la perfection, à mon goût bien-sûr ! Le mascarpone de la dernière fois alourdissait trop le mélange tandis que la cuillère de farine me semble inutile.

CARALATS




Un Caralat, qu’est-ce que c’est ? Le nom est de moi (enfin j’éspère) mais la recette est un grand classique. Il s’agit tout simplement de caramels au chocolat.

Pour une quinzaine de bouchées (utilisez des moules en silicone, surtout si vous aimez les caramels mous, c’est la seule façon d’obtenir des bouchées présentables) :

50g. de beurre salé

50g. de miel (choisissez plutôt un miel doux)

50g. de sucre en poudre

50g. de chocolat noir

Dans une casserole à fond épais (ou une petite cocotte en fonte) mélangez le beurre salé découpé en petits morceaux, le sucre, le miel et le chocolat concassé.

Faites fondre ce mélange à feu très doux sans cesser de tourner pour que le mélange n’accroche pas. Aux premiers bouillons, laissez cuire entre trois et cinq minutes selon la dureté souhaitée (plus le caramel cuit, plus il sera dur).

Le mélange doit être onctueux et parfaitement homogène.

Versez rapidement le caramel encore chaud dans de petits moules en silicone. Laissez complètement refroidir puis démoulez.

Si vous n’avez pas de moule en silicone, faites couler le caramel sur une plaque de marbre huilée, laissez tièdir puis découpez des carrées le plus régulier possible (bon courage !)

Galette Saint Pierre

J’aime beaucoup la collection d’ouvrages « Petits Plats » des Editions Marabout. Les gâteaux de mamie : un livre qui vous replonge dans l’enfance. Sur la trentaine de recettes de gâteaux proposées vous trouverez sûrement votre Madeleine de Proust. La Galette Saint Pierre, jamais entendu parlé mais avec le thé c’est parfait ! La recette est prévue pour six personnes mais huit personnes pourront être rassasiées.

Il vous faut :

250g. de farine

150g. de sucre semoule 150g. de beurre salé ramolli coupé en dés 5 jaunes d’oeufs + 1 jaune ½ sachet de levure chimique un moule à tarte antiadhésif (idéalement avec un fond amovible) 1 cuillère à moka de margarine

Préchauffez le four à 180°

Mélangez dans une jatte la farine et la levure puis formez un puits et y disposez les jaunes d’oeufs et le sucre. Remuez à la cuillère puis avec le bout des doigts. Lorsque le mélange devient sableux (il ne peut pas être homogène à ce stade) ajoutez les dés de beurre puis pétrissez jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Etalez la margarine (ou l’huile) sur le moule à l’aide d’un pinceau puis disposez la pâte dans le moule, égalisez comme vous le pouvez avec le plat de la main puis badigeonnez le dessus de la pâte avec le jaune d’oeuf battu à l’aide d’un pinceau. Réalisez des croisillons avec les dents d’une fourchette.

Enfournez pour 25 minutes. La surface doit prendre une belle couleur blond doré. Démoulez la galette Saint-Pierre lorsqu’elle est encore tiède puis laissez-la refroidir sur une claie.

Cette galette s’accompagne à merveille d’un thé noir parfumé à la violette ou bien aux fruits rouges.