Le kringle ou la brioche des prétentieuses

On a vu fleurir sur la blogosphère de nombreuses recettes de kringle estonien, une brioche élégante en forme de couronne tressée. Cette fière apparence a dû rebuter de nombreuses débutantes en boulange… Or, le kringle est en fait assez simple à réaliser ! Quoi de mieux pour bluffer son monde à l’occasion des brunchs et des goûters qu’une brioche au nom imprononçable et à la farce gourmande ?

J’ai trouvé la recette sur le blog d’Iza, une véritable mine d’or pour la boulange ! Et j’ai fait quelques petits changements à sa recette.

300g de farine
15 cl de lait tiède (12cl seulement dans la recette d’Iza, mais je voulais une pâte plus moelleuse)-1 cuillère à soupe de sucre en poudre
1 œuf
30 g de beurre
10 g de levure sèche instantanée.
une pincée de sel

Pour la garniture :

40 g de beurre mou (ou fondu)
80 g de poudre d’amande
40 g de sucre à la canelle
2 càc de cannelle
du sucre glace pour saupoudrez la brioche Lire la suite « Le kringle ou la brioche des prétentieuses »

Cha no ka : le macaron japonais au matcha et chocolat blanc

Depuis un an déjà, la Grande Epicerie du Bon Marché propose aux parisiens le délicat biscuit Cha No Ka de la maison Malebranche, vénérable institution japonaise, comme son nom ne l’indique pas. En Province on n’a pas le Bon Marché mais on a des idées… Une petite recette de cha no ka maison pour changer un peu des macarons et des choux. Toute ressemblance avec des langues de chat, bien européennes, serait purement fortuite !

Pour une quinzaine/vingtaine de cha no ka

30 g de beurre demi-sel mou
30 g de sucre
1 blanc d’oeuf
30 g de farine
1 cuillère à moka de thé matcha (Mariages Frères)
0,5 cuillère à moka de sel fin
+
100 g de chocolat blanc Lire la suite « Cha no ka : le macaron japonais au matcha et chocolat blanc »

Salade de chèvre chaud à la sariette et au miel… Le soleil arrive !

Le soleil arrive et l’apéro aussi ! Quoi de mieux qu’une belle salade de chèvre chaud, à l’assiette ou en bouchées individuelles, pour mettre en valeur les beaux produits de nos régions ? Rien de plus simple. Du chèvre frais (idéalement du Rove mais là je n’avais pas ça sous la main), une huile d’olive excellente (AOC de Provence, celle de Beaume de Venise est excellente par exemple), un miel  aux saveurs prononcées (ici miel de châtaigneraie Corse), du bon pain, une petite salade, du thym frais et de la sariette fraîche (ça c’est important !)

La marche à suivre est très simple :

Préchauffez le four à 180°C et chemisez une plaque à pâtisserie avec une feuille de papier sulfurisé.

Détaillez le pain en tranches d’un centimètre d’épaisseur et placez-les sur la plaque chemisée, disposez-y le chèvre en morceaux puis passez un filet d’huile d’olive sur les toast, un autre de miel de châtaigneraie, saupoudrez de sariette et de thym frais.

 

 

Ces petits toaste de chèvre chaud sont ma participation au concours de Jessica Le soleil arrive… l’apéro aussi, n’hésitez-pas à participer jusqu’au 20 avril !Je ne résiste pas à vous montrez mon carré des simples (un nom bien pompeux pour définir quelques jardinière sur mon balcon mais plonger le nez dans la menthe, la mélisse, la sariette ou la sauge me change le quotidien !

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Gingersnaps : sablés gingembre et mélasse

Si vous aimez les bastognes, les speculoos ou encore les pepparkakor de chez IKEA vous allez fondre pour les gingersnaps. Le petit goût réglissé de la mélasse noire est assez addictif ! Croquant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, le gingersnaps est idéal avec un thé ou un verre de lait froid.

Pour 80 biscuits

170g de farine T55
170g de farine semi-complète (j’utilise la BIO de Carrefour au bon rapport qualité/prix)
2 cuillères à café de gingembre moulu
1 cuillère à café de cannelle moulue
4 tours de moulin de poivre
1 cuillère à café de poudre de vanille
1,5 cuillère à café de levure chimique
1 grosse pincée de sel
120g de beurre pommade
200g de sucre cassonade (du muscovado si vous en trouvez en épicerie bio par exemple)
1 œuf
100g de mélasse noire (idéalement de la Black Treacle)

Dans un grand bol mélangez les farines, les épices, la levure chimique et le sel.

Mettez le beurre pommade dans un grand saladier et travaillez-le pour l’assouplir au maximum puis ajoutez le sucre et mélangez jusqu’à ce que le mélange pâlisse (vous pouvez réaliser cette étape au robot muni de la feuille si la force et la patience vous font défaut). Ajoutez ensuite l’œuf et la mélasse puis mélangez ou battez afin d’obtenir un mélange lisse et homogène.

Ajoutez le mélange farines+épices en trois fois et mélangez bien à chaque ajout afin d’obtenir une pâte souple et homogène.

Si vous travaillez à la main, disposez la pâte sur le plan de travail et pétrissez-la quelques minutes pour la rendre le plus lisse et homogène possible.

Divisez la pâte en 4 cylindres indentiques de 4cm de diamètre et environ 15 centimètres de long. Filmez-les puis réservez-les quelques heures au frigo pour laisser la pâte durcir. Vous pouvez également congeler les boudins ou les réserver deux ou trois jours au frais. Chaque boudin vous donnera environ 20 biscuits.

Préchauffez le four à 200°C . Garnissez une plaque à pâtisserie de papier cuisson. Retirez le boudin de son film et découpez-y des tranches de 6 à 8 mm d’épaisseur, rendez-leur une forme ronde le cas échéant puis déposez chaque sablé sur la plaque à pâtisserie en laissant au moins 3 centimètres d’espace entre chaque pièce.

Enfournez les gingersnaps et laissez-les cuire 8 minutes (le centre doit encore être moelleux et rebondir si vous appuyez dessus avec la pulpe de l’index). Vous pouvez poursuivre la cuisson jusqu’à 10 minutes si vous aimez les biscuits très croustillants. Laissez refroidir complètement sur la plaque de cuisson.

Les gingersnaps se conservent sans problème dans une boite hermétique pendant plusieurs jours (ils durciront un peu et seront plus croustillants)

Recette découverte (et bidouillée comme souvent !) chez Le Pétrin.

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Fairy cake british fraise chantilly

Contrairement à leurs homologues françaises, les fées d’Outre-Manche sont des créatures ailées. Libre à vous de penser que ces demoiselles habitent ou non cascades et rocailles des jardins… Vous aurez tout le temps d’y réfléchir en dégustant ces fairy cakes eux aussi ailés à l’occasion de votre premier pique-nique de printemps. Bien plus aériens que les cupcakes américains vous pourrez les déguster accompagnés de chantilly, de fruits frais, de confiture ou de glaçage au sucre glace.

Pour 20 à 30 fairy cakes (selon la taille de vos moules)

Caissettes en papier (vous en trouverez chez Mora ou Casa à l’occasion

Moules à muffins (si vos caissettes de papier sont souples, si vous utilisez des tulipia vous n’aurez pas besoin d’un moule)

1 gousse de vanille

6 oeufs

1 cuillère à soupe de Grand Marnier

175g de sucre en poudre

175g de farine 50g de beurre fondu

1 jus de citron (+ le zeste)

Cassez les oeufs dans un grand bol ou saladier à bords très hauts ajoutez-y les graines de la gousse de vanille et le sucre. Placez le bol au bain-marie sur feu doux. Fouettez au batteur électrique jusqu’à ce que le mélange double de volume (comme pour un sabayon), il vous faudra environ 10 minutes. Veillez à ce que le bol ne touche pas directement l’eau sinon les oeufs vont cuire trop vite.

Préchauffez votre four à 200°C, placez les caissettes sur la plaque ou dans les moules à muffins.

Fouettez ensuite le sabayon jusqu’à refroidissement ( le mélange est alors épais et forme un ruban lorsque l’on y plonge puis ressort une spatule en bois). Incorporez peu à peu la farine puis le beurre fondu, le jus de citron, le zeste et le Grand Marnier. Remuez à la cuillère en bois.

Remplissez aux trois-quarts les caissettes en papier à l’aide d’une cuillère à soupe et enfournez pour douze à quinze minutes jusqu’à ce que les fairy cakes soient bien dorés.

Laissez ensuite complètement refroidir les gâteaux. Pour réaliser les ailes de fée, coupez un petit disque sur le dessus du gâteau, coupez le disque en deux, garnissez le dessus de chantilly et piquez-y les ailes. Dégustez immédiatement.

Si vous faites les gâteaux à l’avance, réfrigérez-les puis réalisez le décor au dernier moment.

Très moelleux, ces petits gâteaux peuvent facilement être imbibés de sirop, d’alcool ou de jus de fruits pour réaliser une coupe de glace ou un entremet.

Cette recette est inspirée de celle de l’ouvrage Avec un nuage de lait s’il vous plait, 50 recettes salées et sucrées made in UK par John Bentham que j’ai découvert il y a quelques années chez Loukoum de Beaualalouche.

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Brioche de Pâques : la mouna oranaise

J’ai découvert la Mouna, une brioche dense au parfum d’anisette et de fleur d’oranger en arrivant à Aix dans une belle famille originaire d’Algérie. Si la mouna n’est pas propre à la cuisine pieds-noirs (on en retrouve des variantes dans presque toutes les cuisines du Maghreb), j’ai découvert il y a peu qu’elle était à l’origine fabriquée à l’occasion des fêtes de Paques et qu’il était de coutume d’en faire en quantité pour en offrir à la famille, aux amis et aux voisins (t’y as vu, comme on est généreux et jamais on exagère).

Après moultes réflexions et recherches, j’ai arrêté mon choix sur la recette de la Cocinera Loca. A laquelle j’ai fait quelques modifications…

Pour une énorme mouna d’environ 30 cm de diamètre (vous pouvez faire deux pâtons si vous le souhaitez), il vous faut :

Pour faire le levain :
10g de levure sèche active de levure de boulangerie fraîche
60ml d’eau tiède (idéalement à 38°C)
2 cuillères à soupe de farine prélevées sur les 500g ci-dessous.

200gr de sucre
500g de farine
5g de sel
30g d’huile d’olive et 30g d’huile d’arachide
1 zeste râpé de citron
1 zeste râpé d’orange
20 ml de rhum
2 cuillers à soupe de fleur d’oranger
4 jaunes d’oeufs
3 cuillère d’Anisette Marie Brizard (ou du pastis à défaut)
1 jaune d’œuf pour dorer
Une demi poignée de sucre perlé (comme sur les chouquettes)
Mélangez la levure dans les 60ml d’eau tiède. Laissez la levure se réactiver pendant 15 minutes puis ajoutez les 2 cuillères à soupe de farine et laissez lever une heure au tiède, dans un récipient couvert.
Mesurez 230ml de liquide (cette petite astuce de la cocinera vous permet d’arriver sans calculs savants à une pâte avec 60% de taux d’humidité) en procédant comme suit : versez les jaunes d’œufs dans un verre mesureur, puis la fleur d’oranger, le rhum, l’anisette et complétez avec de l’eau (ou du lait pour un goût plus riche) jusqu’à atteindre les fameux 230ml.
Versez la farine, le sucre, le sel et les zestes dans le bol du robot. Mélangez puis créez un puits dans lequel vous verserez les 230ml de liquide, l’huile et le levain. Mélangez le tout à la cuillère pour optenir une pâte grossière (il ne doit plus y avoir de farine au fond du bol). Pétrissez à l’aide du crochet et à vitesse moyenne pendant 10 à 15 minutes. La pâte doit rester élastique mais se détacher des parois du bol. Si au bout de dix minutes ce n’est pas le cas ajoutez un peu de farine puis repartez pour 5 minutes de pétrissage.

Laissez ensuite lever jusqu’à ce que la pâte double de volume puis placez-le bol du robot au frigo (cette étape va permettre au gluten de se détendre et aux arômes que vous avez placés dans la pâte de s’exprimer au maximum, si vous êtes pressés vous pouvez simplement attendre que la pâte ait doublé de volume… Environ 3h).

Le lendemain, sortez la pâte du frigo 3h avant la cuisson, dégazez-la et laissez-la lever à température ambiante pour environ 3h (ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume).

Préchauffez le four à 180°C (de préférence à un programme sans chaleur tournante et où la chaleur arrive seulement par le bas, ex. programme pain pour éviter que la brioche ne se fende en cours de cuisson comme ce fut le cas pour moi car je n’étais pas bien réveillée ce matin). Placez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie. Mouillez légèrement vos mains et une corne en plastique, attrapez la pâte le plus délicatement possible (il ne faut pas la dégazer) et reformez rapidement et délicatement la boule. Badigeonnez-la ensuite d’un jaune d’oeuf battu, faites une croix aux ciseaux sur le dessus et saupoudrez du sucre perlé.

Enfournez pour 45 à 50 minutes. La brioche va légèrement s’étaler en début de cuisson, c’est normal. Elle doit prendre une belle couleur brun doré (sauf sur la coupure qui restera forcément plus claire et avec moins de grains de sucres).

Laissez refroidir complètement sur une claie. Cette brioche est également succulente quelques jours plus tard lorsque l’on fait de la brioche perdue pour un dessert !

La recette originale de la Cocinera est ici !

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L’hiver s’en va… Vivent les oeufs mimosa !

J’aime les plats bistrot. Certains tendent malheureusement à disparaître de la carte de ces établissements malgré la vogue de la bistronomie et des néobistrots. C’est le cas du mythique oeuf-mayo (que l’on peut encore déguster chez Chartier) et des oeufs mimosa, symbole de la cuisine d’après-guerre, monument des dimanches midis…
Petit récapitulatif d’une entrée simple mais délicieusement printanière.

Pour 4 à 6 convives :
6 oeufs
sel, poivre
persil frais
deux cuillères à soupe de mayonnaise (idéalement maison et légèrement citronnée).

Faites durcir les œufs (9 minutes à l’eau bouillante). Arrêtez leur cuisson dans un saladier rempli d’eau froide avec des glaçons.
Coupez les œufs en deux dans le sens de la longueur et ôtez-en les jaunes sans abîmer les blancs.
Incorporez 4 jaunes d’œufs écrasés à la fourchette à la mayonnaise. Salez, poivrez. Dressez les blancs sur le plat de service, garnissez-les avec le jaune à la mayonnaise puis décorez avec le reste des jaunes passés à travers les trous d’une passoire et terminez par une pluche de persil et servez sans tarder (ou réservez au frais). Un petit Chardonnay là dessus et hop, à vous le barbecue du dimanche en famille ou la partie de campagne au bord de l’eau. Ça sent le pique-nique !

Et pour ceux qui se demandent pourquoi ces œufs sont appelés mimosa… Il s’agit de la référence « texturelle » et visuelle aux fleurs de mimosa lorsqu’elles viennent de fleurir et sont joliment pelucheuses.
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Ciabatta – pain plat italien

Le goût de ce pain est extraordinaire et sa conservation sur plusieurs jours est impeccable. La mie n’est pas aussi alvéolée que ce que je l’aurais souhaité mais la cuisson sur sole (directement sur une pierre posée sur le four) ne réussit pas trop à mon four et cette fois ci je n’ai pas adapté le mode de cuisson… Étape à retravailler pour la prochaine fournée ! Si vous vous lancez dans l’aventure lisez bien la recette jusqu’au bout avant de commencer.

Pour deux miches d’environ 450 g ou 3 plus petites.

450g de biga
250g de farine à pain
11g de sel
7g de levure sèche active
200g + 50g d’eau tiède (entre 32 et 38°C) (ou du substitut de lait ou du babeurre pour tout ou partie de l’eau. Dans ce cas le pain sera plus doux, plus souple)
50g d’huile d’olive (facultatif, cela rend le pain plus souple).

1.    Enlevez la biga du frigo une heure avant de commencer la pâte. Coupez-la en dix pièces à l’aide d’une corne ou d’un couteau à dents ; Couvrez ensuite la biga d’un torchon ou d’un film plastique et laissez lever pour une heure.

2.    Réactivez la levure dans un peu d’eau. Pour faire la pâte mélangez la farine, le sel dans le bol du robot et ajoutez ensuite les pièces de biga ainsi que la levure réhydratée et l’eau (ou le lait) + l’huile d’olive le cas échéant. Mélangez à la feuille sur vitesse lente jusqu’à ce que les ingrédients forment une pâte collante. S’il reste encore de la farine non amalgamée, ajoutez peu à peu les 50g d’eau supplémentaires jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Pétrissez à vitesse moyenne à l’aide de la feuille de 5 à 7 minutes ou jusqu’à ce que la pâte devienne souple et collante. Placez ensuite le crochet et pétrissez encore deux minutes. La pâte doit se détacher des parois du bol mais coller au fond (comme la focaccia), pour se faire il vous faudra peut-être ajouter un peu de farine mais veillez à ce que la pâte reste molle et collante.

3.    Fleurez généreusement le plan de travail avec de la farine sur environ 20 cm de côté. Transférez-y la pâte en utilisant une grosse cuillère en métal ou la corne en plastique que vous aurez mouillée. Puis pliez la pâte comme indiquée à l’étape de la focaccia Vaporisez de l’huile sur le dessus de la pâte, farinez là légèrement et couvrez là sans serrer avec un film plastique.

4.    Laissez reposer pour 30 minutes, repliez la pâte comme pour la focaccia puis huilez-la et farinez-la de nouveau et couvrez-la délicatement d’un film plastique. Laissez pousser la pâte entre une heure-et-demi et deux heures, elle va gonfler mais pas nécessairement doubler de volume.

5.    Préparez une pièce de tissu (un grand torchon de lin ou une vieille nappe blanche épaisse) que vous vaporisez d’huile (personnellement je n’ai pas de bombe à graisse donc je saute cette étape) puis farinez là généreusement (à l’aide d’une petite passette si vous ne savez pas fleurer une surface). Ôtez délicatement le film plastique de la pâte et sans la dégazer divisez la pâte en deux ou trois pâtons de forme rectangle, farinez généreusement  la pâte et utilisez une spatule pour passer en dessous de la pâte et soulevez chaque pâton délicatement afin de le rouler de tous les côtés dans la farine. Disposez les pâtons bien espacés de gauche à droite sur le tissu que vous avez préparé et pliez délicatement chaque pièce comme indiqué pour la focaccia afin de former un rectangle d’environ 15 centimètres de long chacun.

6.    Laissez pousser entre 45 minutes et une heure, jusqu’à ce que la pâte ait sensiblement gonflé.

7.    Préparez le four… Assurez-vous de bien avoir un récipient en hauteur (le lèche frite par exemple) en place dans le haut du four et préchauffez-le à 260°C (en général, les fours d’aujourd’hui montent jusqu’à cette température sur certains programmes, comme le programme « pain » cqfd). J’ai posé la pierre de la pierrade sur la sole du four mais finalement, je me dis qu’il est préférable de tricher un peu et de mettre une plaque à vide au cran le plus bas du four et sur laquelle on fera ensuite glisser les pains.

8.    Saupoudrez généreusement de farine semoule ou de maïzena une feuille de papier sulfurisé et transférez très délicatement les pièces de pain sur la feuille. Etirez la pâte à chacune de ses extrémités sur une longueur de 20 à 30 centimètres. Si le pain est trop enflé en son milieu, abaissez-le délicatement du bout des doigts pour égaliser la hauteur de la miche. Faites glisser les deux miches sur la sole (ici la pierre de pierrade) du four (ou laissez les miches sur la feuille de cuisson que vous posez sur la pierre.Versez 250 ml d’eau chaude dans le récipient pour faire de la vapeur et fermez la porte. Après 30 secondes, rouvrir le four et vaporisez les parois latérales du four avec de l’eau et refermer la porte. Répétez encore deux fois cette opération à 30 secondes d’intervalles. Après la dernière aspersion, baissez le four à 230°C et cuire pour 10 minutes. Tournez ensuite les miches à 180° pour une cuisson homogène et poursuivez la cuisson entre 5 et 10 minutes. Le pain doit avoir une température à cœur de 95°C/100°C et doit être bien doré (mais la farine lui donnera également un côté poudré, poussiéreux). Les miches auront l’air plutôt dures et croustillante de prime abord mais elles vont s’assouplir en refroidissant.

Chez moi le pain a la bonne température interne, il sonne « creu » et la croûte est croustillante à la sortie du four. Le pain est donc levé et cuit mais j’aimerais que les prochains aient de plus belles alvéoles, ce qui est plus caractéristique de la ciabatta !

9.    Transférez le pain sur une claie froide et laissez refroidir au moins 45 minutes avant de le trancher ou de le servir.

Bonne chance à vous et surtout, faites-moi savoir ce que ça donne si vous essayez !

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La biga ou apprivoiser la levure et faire son pain

levure sèche active à réhydrater

Faire vraiment son pain et pas simplement dire « Ah mais attends, moi je fais mon pain. Tout dans la MAP et hop, j’appuie sur le bouton, je vais me coucher et le lendemain j’ai du pain ». Certes la MAP est une façon de voir la chose, si vous aimez la brique de pain avec option pales de la machine parfois intégrées dans la miche… Mais si vous aimez le vrai pain, celui qui a sa sensualité et son mystère, il va falloir pousser un peu l’investigation.

levure sèche active à réhydrater

Certes me direz-vous, la machine à pain sert également à faire lever la pâte comme dans une étuve. Je vous répondrais que la PATIENCE est le maître mot des meilleurs boulangers. La levure c’est vivant, de facto, le pain aussi. Il lui faut le temps de se développer, de pousser… Je vous propose donc aujourd’hui une recette de pâte fermentée utilisée en Italie (traduction/adaptation du livre de P. Reinhart, oui ça vire à l’obsession) et avec laquelle vous pourrez réaliser une ciabatta.

Pour approximativement 500g de biga :

320g de farine pour le pain (non fluide, de la 55 par exemple)
2g de levure sèche active
200 à 220g d’eau à température ambiante

1.    Réactivez la levure dans un peu du volume d’eau indiqué porté idéalement à 38°C, mélangez puis patientez environ 10 minutes. Placez la farine dans le bol du mixer et ajoutez l’eau + la levure réactivée dans son eau. Mélangez à la feuille pendant environ une minute (jusqu’à ce que la pâte soit homogène et forme une boule grossière). Ajustez éventuellement la dose d’eau ou de farine afin que la pâte ne soit ni trop collante ni trop raide (Il est plus simple d’avoir une pâte trop collante que vous pourrez modifier durant le pétrissage tandis qu’il sera plus difficile d’ajouter de l’eau une fois que la pâte s’est affermie).
2.    Remplacez la feuille du robot par le crochet et pétrissez pour environ 4 minutes (jusqu’à ce que la pâte soit souple et malléable, collante mais pas gluante. Sa température interne (à mesurer avec un thermomètre à viande) doit être comprise entre 25°C et 28°C.
3.    Huilez légèrement un saladier et y transférer la pâte en la roulant contre les parois pour l’enrober entièrement d’huile. Couvrez le saladier d’un film plastique et laissez lever à température ambiante entre 2 et 4 heures (jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Aujourd’hui chez moi cela a pris 4h. Il est vraiment difficile de prendre des photos en même temps…)

La biga après presque 4 heures de levée déborde presque du saladier.

4.    Huilez légèrement vos mains et une corne ou une grosse cuillère puis ôtez la pâte du saladier, dégazez-la légèrement (appuyez pour chasser l’air) puis remettez-la dans le saladier, couvrez-la à nouveau et placez le saladier au frigo pour toute la nuit (attention, le saladier doit être grand, sinon au réveil, vous aurez la surprise d’avoir une biga vivante envahissant le frigo).

Lorsque l'on ôte le film, la biga y a collé... On voit bien la texture très aérée et alvéolée

La biga se garde jusqu’à trois jours au frigo. Vous pouvez également la congeler pour trois mois en la plaçant dans un sachet hermétique.

La biga après dégazage. Elle a repris son volume initial et part pour au moins une nuit de fermentation au frigo.

Et voilà, à très vite pour la recette de la ciabatta italienne, le pain idéal pour faire trempette avec une bonne huile d’olive ou pour réaliser un sandwich !

EDIT du 16/03/2012 : La recette de la ciabatta c’est par ici !

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Brioches roulées à la cannelle – Cinnamon rolls US

Si vous demandez à l’américain moyen quel est son snack sucré préféré il y a de fortes chances que le cinnamon roll soit la réponse la plus récurrente ! L’équivalent américain de notre chaîne Brioche Dorée s’appelle d’ailleurs Cinnabon et se réclame de la meilleure brioche roulée à la cannelle. Ces petits buns sont malheureusement introuvables en France mais, la réalisation de cette recette est rendue fort simple par l’incroyable recette de Peter Reinhart, dont je vous parlais ici. Je vous livre ici ma traduction/adaptation de sa formule.

Pour 8 à 12 gros buns ou 12 à 16 petits buns / brioches roulées à la cannelle il vous faut :

90g de sucre cristallisé
8g de sel
80g de beurre doux à température ambiante
1 oeuf légèrement battu
5g d’extrait naturel de vanille
450g de farine ordinaire (surtout pas fluide)
8g de levure sèche active
250 à 280g de lait entier (les américains utilisent du babeurre, si vous en disposez, utilisez-le !)
OU
30g de lait en poudre et 225g d’eau
du sucre à la cannelle composé de deux cuillères à soupe de cannelle en poudre et 100g de sucre cristallisé

Facultatif (pour le fondant) :
950ml de sucre glace
5g d’extrait naturel de vanille
80 à 120ml de lait

1.    Travaillez à vitesse moyenne le sucre, le sel et le beurre au robot équipé de la feuille (ou faites-le à la main dans un cul-de-poule avec une grande spatule en métal) ; si vous utilisez du lait en poudre, travaillez le lait avec le sucre mais ajoutez l’eau  avec la farine et la levure. Prélevez une partie du lait dans laquelle vous réactiverez votre levure (pendant un quart d’heure environ). Ajoutez l’œuf et l’extrait de vanille et battez jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Une fois le mélange lissé, ne poursuivez pas le battage sinon vous risquez de faire « brosser » le mélange. Ajoutez ensuite la farine, la levure et le lait entier+ le lait avec la levure réactivée. Mélangez à vitesse lente (ou remuez à la spatule) jusqu’à ce que la pâte forme une masse collante. Remplacez la feuille par le crochet à pâte et passez à la vitesse moyenne, pétrissez environ durant 10 minutes (ou pétrissez à la main entre 12 et 15 minutes), ou jusqu’à ce que la pâte soit soyeuse et souple, collante mais pas poisseuse (au début, elle va coller aux parois du bol, c’est normal, n’ajoutez pas de farine, vous le ferez à la fin le cas échéant). La pâte doit être entre 25 et 27°C (la mienne était à 35°C mais tout se passe bien pour autant).

Huilez légèrement un grand cul-de-poule et transférez-y la pâte, roulez-la dedans afin de l’huiler complètement puis couvrez le cul-de-poule d’un film plastique.

2.    Laissez lever à température ambiante pendant environ 2 heures ou jusqu’à ce que la pâte double de volume.

3.    Vaporisez le plan de travail avec de l’huile et transférez-y la pâte. Abaissez la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie (farinez légèrement le dessus de la pâte pour éviter que le rouleau n’y colle) sur une épaisseur d’environ 2 centimètres pour former un rectangle de 35cm sur 30cm. N’étalez pas trop finement la pâte sinon les buns seront coriaces et élastiques au lieu d’être moelleux et rebondis.

Saupoudrez le sucre à la cannelle sur la surface de la pâte et enroulez-la comme une bûche ou un cigare pour former une spirale de sucre à la cannelle. Placez le rouleau de pâte avec la jointure en dessous, coupez la pâte en 8 à 12 pièces chacune d’une épaisseur d’environ 4,5cm pour les gros buns.

4.    Couvrez une plaque à pâtisserie avec des feuilles de papier sulfurisé. Disposez les buns à environ 1,5 centimètres les uns des autres ainsi ne se touchent-ils pas tout en étant proches les uns des autres.

5.    Laissez lever à température ambiante entre 75 et 90 minutes, ou jusqu’à ce que les pièces se touchent et aient doublé de volume. Vous pouvez également réserver les buns façonnés jusqu’à deux jours au réfrigérateur et les sortir 3 à 4 heures avant de les cuire afin que la pâte puisse lever.

6.    Préchauffez le four à 180°C la grille positionnée au milieu.

7.    Cuire les buns à la cannelle entre 20 et 30 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient de couleur brun doré.

8.    Laissez refroidir les buns sur la plaque environ 10 minutes puis striez-en le dessus avec le glaçage sucre glace* pendant qu’ils sont encore chaud mais pas brûlant. Ôtez les buns de la plaque et disposez-les sur une claie. Attendez au moins 20 minutes avant de les servir.

*Le fondant ou glaçage au sucre glace.

Habituellement les buns à la cannelle sont agrémentés d’un fin glaçage blanc appelé fondant. Ici j’ai utilisé un arôme de vanille naturel qui vient tout droit de la Réunion (dans cette recette, la qualité de la cannelle et de la vanille, change tout !) mais vous pouvez le remplacer par du rhum Negrita, de l’arôme agrume ou tout autre chose qui se marie avec la cannelle ou tout simplement utiliser le glaçage nature.

Tamisez 950 ml de sucre glace dans un saladier. Ajoutez 5g d’extrait naturel de vanille et de 80ml à 120ml de lait chaud. Fouettez vigoureusement jusqu’à ce que le sucre soit dissout en ajoutez doucement le lait et seulement le nécessaire pour obtenir une pâte épaisse et lisse.

Lorsque les buns ont refroidi mais qu’ils sont encore tièdes, rayez-les en trempant les pointes d’une fourchette dans le glaçage puis en la balançant au dessus des brioches roulées.

C’est dimanche et c’est légal… Cette petite référence se veut un hommage gourmand à Loukoum, du blog Beau à la Louche qui propose notamment ce dimanche une recette de scones so irish qui est bien tentante !

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Pralines maison aux amandes de Provence

La confiserie est un art difficile mais certaines douceurs sont à la portée de tous les cuisiniers. Les amandiers ont fleuri en février avant d’être arrêtés dans leur bel élan par le gel qui s’est abattu sur Aix ces dernières semaines. Timidement leur floraison a repris et il n’y a rien de plus beau que ces fleurs japonisantes sur un fond de ciel bleu au sortir de l’hiver… Les premières amandes, les vertes, se dégustent fraîches de mai à juin. Puis mises à sécher, on les utilise toute l’année et particulièrement à Noël.

Les dragées sont irréalisables dans une cuisine d’amateur. La praline, sa cousine rustique l’est aisément. Les proportions sont simples et tout se joue au moment où l’eau a complètement disparu de la casserole.

Pour cinq poignées de pralines :

– un mug d’amandes séchées non mondées (de Provence ou de Sicile à moins qu’elles ne viennent de Californie)

– un mug de sucre cristallisé

un mug d’eau

Le volume des trois ingrédients est identique, libre à vous de le doubler, mais il vous faudra alors de la force pour enrober les pralines lorsque vous aurez atteint la phase de caramélisation. Pour un premier essai je vous recommande de commencer par un mug.

1. Mélangez les trois ingrédients dans une cocotte en fonte (à défaut une casserole à fond épais). Placez la cocotte sur feu moyen. Pendant ce temps disposez une plaque de fer blanc à proximité immédiate du feu et un dessous de plat stable. Remuez de temps à autre vos amandes à l’aide d’une cuillère en bois. Vous devez également disposer de maniques ou à défaut d’un torchon à proximité de votre feu.

2. L’eau va commencer à disparaître de la cocotte et le sucre va former un liquide brun rosé et sirupeux. Lorsque le sirop s’est épaissi, retirez la cocotte du feu (à l’aide des maniques) et placez-la sur le dessous de plat. Tournez sans arrêt les amandes, normalement le sucre va prendre une consistance de poudre, comme des miettes de spéculoos. Si tel n’est pas le cas et que le sucre reste liquide, remettez au feu jusqu’à disparition de l’eau et recommencez une minute plus tard.

3. Hors du feu, tournez jusqu’à ce que le sucre soit entièrement sablé. Remettez ensuite la cocotte au feu. Le sucre va redevenir légèrement liquide. C’est l’étape délicate de l’enrobage. Tournez les amandes en les soulevant bien à l’aide de la spatule et récupérez bien tout le sucre sur les bords et le fond de la cocotte. Lorsque toutes les amandes sont bien enrobées et légèrement caramélisées vous pourrez les verser sur la plaque à pâtisserie.

4. Attendez leur complet refroidissement avant de déguster les pralines. Vous venez de réaliser un caramel à haute température… Et méfiance, l’amande à coeur reste chaude un moment.

5. Une fois refroidies les pralines se conservent très bien dans une boîte en fer pour quelques semaines, mais quelque chose me dit que la conservation n’est pas un problème tant on y revient vite !

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Focaccia à l’huile d’olive et aux herbes de Provence

Imaginez-vous à l’ombre des canisses d’une terrasse d’Italie… Quelques amis précieux, une bouteille d’Amarone della Valpolicella et une excellente focaccia préparée par vos soins. Tout est réuni pour que la soirée soit mémorable. Pour les amis et pour la bonne bouteille à vous de jouer ! Pour la focaccia, je viens de traduire et de réaliser la recette de Peter Reinhart… La texture et le goût sont parfaits. La réalisation est simple, il vous faudra simplement patienter toute une nuit pour laisser à la pâte le temps de pousser.

Pour une focaccia de 40×30 centimètres :

640g de farine non blanchie et riche en gluten (de type T45 ou T55)
14g de sel fin
6g de levure instantanée ou 8,5g de levure sèche active
85g d’huile d’olive
450g d’eau tempérée (1/2 litre)
100 millilitres d’huile + 3 cuillères à soupe d’herbes de Provence, trois gousses d’ail hachées, une pincée de piment de Cayenne, une cuillère à café de gros sel.
60 ml d’huile d’olive

1.    Mélangez la farine, le sel et la levure dans un grand cul-de-poule (ou dans le bol du robot). Ajoutez l’huile et l’eau et mélangez avec une grande spatule de métal jusqu’à ce que les ingrédients forment une boule humide (ou pétrissez à vitesse lente au robot équipé de la feuille à vitesse lente). Dans le cas d’un pétrissage manuel, il faut plonger régulièrement la main ou la spatule en fer dans de l’eau et l’utiliser comme un crochet à pâte afin de la travailler vigoureusement pour en faire une masse homogène tandis que de l’autre main on fait tourner le cul-de-poule d’un mouvement circulaire. Il faut inverser quelques fois le sens de la rotation afin de favoriser le développement ultérieur du gluten. Pétrissez entre 3 et 5 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit lisse et homogène.

Ensuite, si vous utilisez un robot pétrisseur, échangez la feuille pour le crochet et pétrissez à vitesse moyenne entre 5 et 7 minutes ou jusqu’à ce que la pâte devienne lisse et collante. La pâte doit se détacher des parois du bol mais coller à son fond. Il vous faudra peut-être ajouter de la farine pour raffermir la pâte afin qu’elle puisse se décoller des parois, cependant elle doit rester plutôt molle et collante. A la main il faudra peut-être pétrir environ 10 minutes.

2.    Fleurez le plan de travail pour créer un lit de farine d’une surface d’environ 15 centimètres de côté. Retirez la pâte du bol à l’aide d’une spatule plongée dans l’eau, transférez la pâte collante sur le lit de farine et farinez-la généreusement. Tapotez la pâte jusqu’à former un rectangle. Laissez reposer la pâte pendant 5 minutes.

3.    Farinez vos mains et étirez la pâte de chaque côté afin de doubler sa longueur. Repliez-la sur elle-même comme une lettre afin d’obtenir une forme rectangulaire (en trois parties, un premier pli en partant de la gauche, un second en partant de la droite et en rabattant le volet de pâte sur la double épaisseur déjà replié.   Vaporisez la pâte d’un voile d’huile, farinez-la à nouveau puis emballez-la de façon souple dans un film plastique.

4.    Laissez reposer la pâte durant une demi heure. Puis étirez et pliez à nouveau la pâte, vaporisez-la d’huile, farinez-la et emballez-la de nouveau dans le film plastique. Laissez reposer une demi-heure puis répétez l’opération une dernière fois.

5.    Laissez lever la pâte sur le plan de travail durant une heure. Elle devrait gonfler mais pas nécessairement doubler de volume. Pendant ce temps faites doucement chauffer 100 ml d’huile d’olive. L’huile est assez chaude lorsque de légère sinuosités se forment au fond de la casserole, cela va très vite. L’huile doit être tiède. Ajoutez-y les herbes de Provence, l’ail haché, le piment de Cayenne et la cuillère à café de gros sel.

6.    Chemisez la plaque de 40×30 cm (idéalement avec un rebord d’au moins un centimètre) avec une feuille de papier sulfurisé et façonnez la focaccia comme suit :
–    Badigeonnez 60 millilitres d’huile d’olive sur la feuille de papier sulfurisé à l’aide d’un pinceau. Huilez légèrement vos mains et à l’aide d’un coupe-pâte (raclette) en métal ou en plastique, détachez la pâte du plan de travail et transférez-la sur la plaque en conservant le mieux possible sa forme rectangulaire.
–    Répartissez à la cuillère la moitié de l’huile aux herbes sur la pâte. Du bout des doigts formez des fossettes dans la pâte. Ce geste va étaler la pâte sur la plaque sans l’écraser. N’utilisez pas le plat de la main mais seulement le bout des doigts pour éviter de déchirer ou d’arracher la pâte. Essayez de maintenir une épaisseur la plus uniforme possible sur toute la surface.


–    Faire des fossettes permet de ne dégazer qu’une partie de la pâte (en effet, le gaz demeure dans les parties non trouées). Ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à occuper entièrement l’espace de la plaque, tout particulièrement les coins : la pâte va ensuite se détendre et lever, alors l’étalement se fera de lui-même. Utilisez toute l’huile aux herbes nécessaire afin que toute la surface en soit parfaitement enrobée.

7.    Couvrez souplement la plaque d’un film plastique. Réservez au frais toute une nuit (ou jusqu’à trois jours).

8.    Sortez la plaque du frigo trois heures avant la cuisson. Répandez éventuellement le reste de l’huile aux herbes sur la surface et faites-la pénétrer en creusant des fossettes, toujours à l’aide du bout des doigts (vous pouvez utiliser toute l’huile ; la pâte va l’absorber, même si la quantité vous semble pour l’instant importante), ce qui va vous permettre d’étaler complètement la pâte sur la plaque sur une épaisseur d’un centimètre à un centimètre et demi. Couvrez à nouveau la plaque avec du plastique et laissez lever la pâte à température ambiante pour trois heures (ou jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume et atteint une épaisseur d’environ 2 centimètres et demi).

9.    Préchauffez le four à 260 °C et placez une grille à mi-hauteur.

10.    Mettez la plaque au four. Baissez la température à 230°C et laissez cuire dix minutes. Tournez la plaque à 180° et poursuivez la cuisson entre 5 et 10 minutes ou jusqu’à ce que la focaccia devienne brun doré. Si vous utilisez des garnitures qui doivent être ajoutées en cours de cuisson, disposez-les à ce moment et laissez cuire environ 5 minutes supplémentaires.  La température intérieure de la pâte doit tourner autour de 90 °C (mesure prise au centre de la focaccia à l’aide d’une sonde ou thermomètre à viande).

11.    Sortez la plaque du four et transférez immédiatement la focaccia sur une grille froide. Si le papier sulfurisé est collé en dessous, ôtez-le délicatement en soulevant le coin de la focaccia et en tirant légèrement sur le papier.

Laissez refroidir la focaccia au moins 20 minutes avant de la trancher ou de la servir.

Il est tout à fait possible de congeler la focaccia (coupez-la en carrés et emballez-les dans du film plastique), sortez-la quelques heures avant de la consommer et passez-la au four quelques minutes juste avant de la servir pour lui rendre toute sa texture.

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Simplement vin, le caviste aixois décomplexé

Vous êtes lassé du caractère hermétique des discussions autour du vin ? Alors rendez-vous vite chez Simplement vin. Un caviste qui considère que le vin a un prix et qu’on n’accorde pas la même somme au vin quotidien et au vin d’un grand soir.

Tout sauf avare de conseils, ce caviste volubile saura dénicher la bouteille qui sied à toutes les occasions. Le créateur est parti de sa propre expérience : difficile d’acheter du vin lorsque l’on est néophyte. Il a choisi de dépoussiérer les codes du caviste traditionnel par une classification des vins innovante visant à faciliter le choix de ses clients. Vous trouverez donc dans ce bel espace de 80m2 des vins dans 4 fourchettes de prix. Les « plaisirs du quotidien » à moins de 8 euros, les « week-end & cie » à moins de 15 euros, les « sans compromis » à moins de 30 euros et enfin « les instants d’exception »…

Ce vendredi 24 février, rendez-vous chez Simplement Vin pour découvrir les vins du Val de Loire à l’occasion d’une soirée spéciale et entièrement gratuite.

ouverture :
du mardi au samedi, le soir jusqu’à 20H30
et le dimanche matin jusqu’à 12H30
 
Simplement Vin
31, avenue Robert Schuman
13090 Aix-en-Provence
Tel : 09 82 35 59 50
 

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L’instant thé Riederer à Aix… Joli moment de douceur

L’air est doux, le ciel bleu métallique. Après un déjeuner décevant aux 2G je propose à mon acolyte d’aller céder à la tentation de l’instant thé, joli salon du pâtissier Riederer, ouvert en 2009. Ne passez pas à côté de cet établissement et ses merveilles… Le café gourmand est absolument charmant. Servi sur un petit présentoir façon dînette de poupée nous avons pu déguster un petit macaron fruits rouges, un cannelé, un cube de trianon, un cube de castel, une tarte à la fraise et une autre au kiwi ainsi qu’une bouchée au chocolat. De quoi faire chuter deux âmes raisonnables prêtes à se damner. Si l’enfer a une porte c’est bien celle de l’instant thé. Le mieux est de céder tout de suite à la tentation.

Philippe Segond, le pâtissier Meilleur Ouvrier de France de la maison Riederer est un grand créateur. Pour Noël prochain laissez-vous fondre de plaisir devant les bûches d’exception (avec une mention spéciale pour la Turinoise) et pour un goûter décadent testez le Castel ou le Saint Honoré marron/cassis.

Des jolis crus de café et un écrin de poche pour un lieu très cosi. Comme le dit l’Aix-parisienne, il manque à Aix un lieu comme on en trouve dans les grandes villes… Bars de palaces où l’on s’enfonce profondément dans les vastes fauteuils pour des moments hors du temps où la douceur des pâtisseries et du service vous enveloppent comme un cocon. L’Instant thé est un bon ersatz.

café : 2 euros
café gourmand : 6,95 euros
pâtisserie individuelle : 4,10 euros

VENTE A EMPORTER
DEGUSTATION SUR PLACE
 
57 rue Espariat
13100 Aix-en-Provence
Téléphone : 04 42 66 32 97
www.riederer.fr
 
Horaires d’ouverture :
Du Lundi au Samedi de 8h30 à 19h30
 

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Restaurant/snack La ferme de Lili à Aix-en-Provence

Le restaurant s’annonce comme un établissement traditionnel, mais il est aussi possible d’emporter des sandwichs, croques et frites. Le concept du lieu et de la carte n’est donc pas très clair. Pour la décoration aussi… On hésite entre diner américain et petite table campagnarde. Ce qui est peu gênant car l’ensemble, bien qu’hétéroclite offre une ambiance chaleureuse.

Affamés et transis par le froid qui regnait sur Aix il y a encore quelques jours, nous poussons la porte de l’établissement (ce que nous nous étions promis de faire d’ici la fin février). Celui-ci à ouvert il y a quatre mois. Ça change des kebabs et des sushi…

10,50 € pour une frite, un croque-monsieur et un sandwich steak haché frites à emporter… L’addition n’est pas malhonnête mais le goût n’est pas spécialement au rendez-vous. Rien à redire mais pas d’emballement particulier non plus…

A revoir donc, en salle directement autour d’un menu plus complet et dans quelques temps lorsque l’établissement se sera vraiment trouvé !

Et n’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé du lieu si vous y êtes déjà allés !

La ferme de Lili
25bis, rue de la Verrerie
Aix-en-Provence
04 42 68 12 23

D’autres adresses testées et approuvées (ou pas) ici.

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C’est la crise, mangez des pâtes ! (recette inside)

C’est la crise… Comment remplir la marmite en ces temps de disette ? Le grapheur mystère de la place du rectorat d’Aix semble donner la réponse !

Pensez au film Pane, amore e fantasia ! En attendant de visionner ce petit bijou cinématographique, voici la recette simple et rapide de la pasta aglio, olio et peperoncino. Idéal pour les fauchés chroniques mais néanmoins amateurs de sensations gustatives !

Pour 4 personnes (ou 2/3 affamés) :

400g. de spaghettoni (plus gros que les spaghetti)
4 gousses d’ail
2 piments forts (peperoncini frais ou 2 cuillères à café de piments dans l’huile ou 2 piments oiseaux secs, mais ça c’est moins bon)
1 cuillère à soupe de persil haché
6 cuillères à soupe d’huile d’olive fruitée
sel, poivre

Lancez les pâtes (petits rappels : plus le faitout est grand, mieux c’est ; salez l’eau des pâtes ; cuisez-les al dente, c’est-à-dire craquantes, encore presque crues à coeur), elles cuiront pendant que vous faites la sauce.

Hachez grossièrement l’ail, faites le dorer avec les piments et l’huile d’olive dans une grande poêle (dans un wok si vous avez) pendant quelques minutes. Éteignez le feu, ajoutez le persil, remuez, ajoutez sel et poivre à convenance (pensez que l’eau des pâtes est salée).

Égouttez les pâtes, versez-les dans le wok puis mélangez bien afin de répartir la sauce.

Servir chaud avec du parmesan ou du gruyère râpé (ah là là tout se perd).

D’autres recettes faciles ici.

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Comme une envie de wagashi… La recette des nulles part au Japon

Le titre est un peu ronflant car, comme la pâtisserie occidentale, la pâtisserie japonaise traditionnelle (« wa » japonais et « kashi » sucrerie… Le k se transforme en g par une subtilité de prononciation) est assez complexe à réaliser.

En ce moment, les macarons, woopies et autres cupcakes me lassent. D’une part parce que leur apport calorique est considérable (la grossesse ne constituant pas une excuse pour s’empiffrer à loisir) et ensuite parce que tout ceci a un petit goût de déjà-vu quoi que l’on fasse…

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Le Retro cooking : 10 bonnes raisons de succomber à cette tendance lourde !

A l’instar du rétro gaming, de l’engouement pour les vêtements vintage et suite à  la baisse annoncée du pouvoir d’achat, les foodistas  semblent tentés eux aussi par un retour aux sources après deux décennies d’ultra technicité. Les yaourtières, centrifugeuses, sorbetières et machines à pâtes sont exhumées des placards de nos aïeux et trouvent une seconde vie dans les cuisines branchées de notre ère post micro-ondes. Voici dix bonnes raisons de succomber à la tentation du retro cooking !

Des yaourtières à moins de 15 euros... Et des couleurs ahurissantes !
1. La mode est au color block

Avec une palette de couleur du orange 70’s mythique, au bleu turquoise en passant par le beige ou le brun voire le jaune poussin ou le vert gazon, vous transformerez aisément votre plan de travail de cuisine en univers pop et dynamique.

2. Ces objets firent peut-être partie de votre quotidien d’enfant

Quoi de mieux qu’une bonne glace faite maison ? Souvenez-vous de ce goût inimitable que possède l’enfance ! Le goût (assorti de son comparse fidèle, l’olfaction) sont les deux sens idéaux pour plonger dans une douce nostalgie. Rien de plus facile lorsque la sorbetière orange oubliée se laisse découvrir, soigneusement emballée dans son carton d’origine par une main précautionneuse qui, à l’époque, était passée au bac de glace Carte d’Or dans un souci de rapidité mais avait jugé utile de garder la machine « au cas où », « pour plus tard ».

3. Leur rapport qualité prix est imbattable

Si vous n’appartenez pas à une famille de conservateurs et d’adeptes du « on va le garder ça peut toujours servir ». Il vous suffira de vous promener dans les allées de n’importe quel vide-grenier ou dépôt-vente pour trouver des trésors à des prix défiant toute concurrence.  Internet est également une mine pour l’adepte du rétro cooking. Les yaourtières vintage sont légions sur le bon coin et aucune n’est proposée au delà de 10 euros tandis que la robotique moderne propose le même service mais pour des sommes plus considérables (Yaourtière SEB 12 pots disponible pour 96 euros). Une amie m’a trouvé la sorbetière de mes rêves sur une brocante de Franche-Comté pour 3 euros. La seule contrainte reste bien-sûr de pouvoir s’assurer de l’état de marche de la bête.

LA machine-à-pâte Atlas, achetée par ma mère en 1979. Comptez dans les 20 euros pour la même d'occasion sur le bon coin.
4. Il s’agit presque d’un acte d’achat militant et écologique

Ces produits n’était pas faits pour devenir obsolètes en trois ans (comme l’amour de nos jours et comme nos beaux frigos, aspirateurs et autres appareils électroménagers actuels). Certes vous consommez, mais vous consommez intelligent : remise en service d’objets non utilisés et évitez de reproduire la chaîne du transport, de l’emballage, la production de petits éléments électroniques polluants et très présents dans les machines actuelles. (la plupart des robots et machines du retro cooking sont d’une fabrication très simple. La résistance ou la turbine en constituent souvent tout simplement l’élément principal).

5. Vous êtes dans l’achat plaisir et le zéro culpabilité

Il est très  facile de justifier l’achat d’une centrifugeuse à 8 euros qui ne vous servira peut-être que trois fois (dans votre phase détox au jus d’herbes) et que vous aurez plaisir à sortir ensuite une fois l’an pour vous faire un jus de pommes. Tandis que l’appareil à plancha (variante : à raclette, à fondue, la machine à pain etc.) ou le Kitchen Aid devront impérativement être rentabilisé par un usage fréquent sous peine d’engendrer de la culpabilité et de mettre du désordre dans les comptes et dans le ménage 🙂

6.  Certaines fonctionnalités simples ne sont plus proposées par les machines d’aujourd’hui : le cas de la sorbetière

Aujourd’hui la sorbetière des temps modernes est un bac à faire glacer 5 heures au congélateur. Ensuite vous faites votre glace ou votre sorbet sur votre plan de travail. La technologie employée est complexe et gourmande en énergie et composés chimiques et lorsqu’il fait 28 °C à l’ombre le succès n’est pas garanti (hors souvenez-vous que c’est plutôt dans ce genre de période que vous avez envie de frais). Tandis qu’une sorbetière des années 1980 est une simple pale à moteur munie d’un bol que vous placez directement dans le congélateur (le fil n’entrave pas la fermeture de la porte, assurée par le joint).

Sorbetière à turbine, 3 euros.
7.  L’électroménager libère la femme

Hé bien oui. Cet adage vieux maintenant de plus d’un demi siècle reste vrai. Certes, les robots ne cuisineront pas à votre place mais ils restent des aides précieuses surtout lorsqu’on les détourne légèrement de leur usage initial. Prenons le cas du saucier : 5 euros maximum sur n’importe quelle brocante. Qu’en ferez-vous à la maison ? Il est un merveilleux outil pour réaliser un chocolat chaud à l’ancienne sans surveillance (pas la peine de tourner 20 minutes votre mélange cacao, maizena et lait dans la casserole, consacrez plutôt votre temps à faire des madeleines ou à finir le chapitre entamé de la Critique de la raison pure), un lemon curd (pratique, maintenant plus d’excuse pour ne pas trouver le temps de faire soi-même la pâte sablée), un dulce de leche que vous pourrez aromatiser à la noisette, à la vanille… Et bien-sûr, le grand classique, la béchamel se fait toute seule et ça, ça reste un gain de temps inestimable quand on est une femme moderne (ou un homme moderne cela va sans dire).

Les Arts ménagers libèrent Madame
8. L’absence de notice n’est pas un souci : vous pourrez la retrouver sur le net

Internet, c’est comme la samaritaine, on trouve de tout… Même les notices d’appareil ménagers de 1983. Date du premier achat de la sorbetière Seb. Le site Mesnotices est une excellente référence mais si l’objet n’y est pas référencé, vous trouverez facilement le mode d’emploi (voire le livret de recettes d’époque) sur google.

9. Parce que c’est dans les vieux pots…

Qu’on fait les meilleures soupes. On ne change pas la recette du succès comme le montre la belle santé de la cocotte minute. Une cocotte minute neuve n’est pas à la portée de toutes les bourses (surtout lorsque le grand modèle est convoité). Sachez que vous pouvez tout à fait en acheter une d’occasion. Il suffit de vérifier que la valve n’est pas bouchée (ou si tel est le cas, qu’elle est nettoyable. Or à moins que son propriétaire l’ai jointée au mastic, une aiguille vous permettra de l’évaluer) et de changer le joint. Sans oublier de posséder le bouchon soupape. Toutes les pièces de la cocotte minutes sont changeables et/ou réparables (joint, poignées, bouchon etc.)

Refusée au Salon des Arts Ménagers en 1953, la cocotte Seb est vendue à des centaines de milliers d'exemplaires dès 1954
10. Le rétro cooking est une pratique addictive… Gare à la collectionite !

Le choix du retro cooking est avant tout guidé par l’utilité. Il n’est pas nécessaire d’acheter un moulin à café électrique si vous n’aimez pas le café filtre. Mais si vous commencez à ouvrir l’oeil sur les foires et les brocantes à la recherche de ces objets d’un quotidien presque disparu… Votre cuisine risque de devenir une pièce à remonter le temps entre 1980 et 1900 voire avant !

Le gaufrier 1930 reprend du service...
... Pour le plaisir des papilles !

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Non au régime : la recette des nulles ou le pain burger maison

Le pain est une chose magique parce que la levure est un organisme vivant. La base est simple, farine, eau, sel et levure. Ensuite toutes les variantes sont imaginables. Il suffit de maîtriser ce drôle d’animal qu’est la saccharomyces cerevisiae. Cette petite bête est aussi à l’origine du yaourt et de la bière. Fascinant n’est-ce pas ? En cette période de diète, je vous propose donc une recette simple qui vous permettra également d’aller prendre une douche chaude ou un bain bouillant.

Pour 16 buns ou pains à hamburger il vous faut :

– 1 kg de farine T65 ou T55
– 4cc de levure sèche active (ou suivre le ratio farine/levure indiqué sur le paquet)
– 20g de sel
– 50g de sucre
– 400ml d’eau tiède
– 150ml de lait tiède
– 2 oeufs
– 60g de beurre ramolli
– 1 oeuf pour  la dorure,
– graines de sésame, pavot, mélange de graines (citrouille, lin etc.)

Crédits : Martha Stewart

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DYI : tuto tampons ou comment recycler vos vieilles gommes

On retrouve souvent au fond des tiroirs de vieilles gommes inutilisées… Avec un peu d’imagination, un brin d’humour et de patience (+ un bon cutter) vous pourrez transformer ces objets destinés au rebut. Que diriez-vous de faire perdre leur sérieux aux lisses mannequins des magazines ? Nul besoin d’être très habile. Il suffit de commencer avec des motifs très simples : le carré, le triangle équilatéral puis l’étoile, le nuage. Ensuite vous pourrez passer à des choses plus délicates comme la moustache, le skyline de NYC etc.

L’idée de ce tuto n’est pas de vous montrer comment réaliser des tampons compliqués. Pour cela il faut être un bon dessinateur, se munir de gouges toutes petites qui permettent de creuser la gomme avec une grande précision. Là j’avais juste envie de vous montrer qu’on peut faire du joli avec trois fois rien. En ces temps de crise, n’est-ce pas bienvenu ? Et si la mouche vous pique, vous investirez plus tard ! Lire la suite « DYI : tuto tampons ou comment recycler vos vieilles gommes »