Poulet curry aubergines minute

Un curry de volaille aux aubergines, une recette facile et rapide avec les restes du frigo et du congélateur. Pas vraiment local mais diablement relevé et parfait avec un riz thaï. La marinade peut aussi être faite avec du curry en poudre et une pointe de moutarde de Dijon. Réalisable à l’avance ou au dernier moment (la marinade n’est pas vraiment obligatoire).

recette facile poulet au curry

Pour deux personnes :

2 blancs de poulet
2 aubergines
1 échalote
1 yaourt
3 cuillères à soupe bombées de moutarde douce au curry*
1/3 de briquette de crème liquide**
sel
poivre
huile de tournesol

* à remplacer par du curry en poudre, de la Savora, de la moutarde violette etc. à doser en fonction de la force. Si vous utilisez des épices en poudre ajoutez un autre demi yaourt ou un peu de crème fraîche.
** Ou de crème de coco si c’est ce dont vous disposez ou même de soja !

Mélangez le yaourt, la moutarde au curry et les escalopes de poulet coupées en dés. Laissez mariner quelques heures au frigo (ou le temps de vous occuper des aubergines et des échalotes).

Débarrassez les aubergines de leur pédoncule et faites-les cuire 10 minutes au micro-ondes (vous pouvez également les faire cuire au four ou à la vapeur selon votre habitude). Ouvrez-les ensuite en deux pour récupérer la chair à l’aide d’une cuillère à soupe puis hachez-la grossièrement. Émincez l’échalote et faites-la revenir dans une poêle chaude avec un peu d’huile, lorsque les échalotes sont translucides, ajoutez-y les aubergines et faites revenir le tout 5 minutes à feu moyen.

Débarrassez les aubergines et les échalotes et passez au feu vif. Ajoutez un filet d’huile et faites dorer les morceaux de poulet sur toutes les surfaces. Baissez le feu, ajoutez les aubergines et l’échalote ainsi que le reste de la marinade et la crème. Poursuivez la cuisson une dizaine de minutes.

Servir avec un bol de riz thaï et quelques feuilles de basilic ou de coriandre pour apporter au plat une note de fraîcheur.

Omelette d’herbes

Omelette d’herbes. Omelette verte, appelez-la comme vous voulez et régalez-vous. C’est quelque chose qui se fait beaucoup en Provence avec les « herbes » du moment. Epinards, orties, aromatiques, salade verte, etc. Ce qui vous tombe sous la main et qui est vert en somme*.  Cette omelette se déguste tiède ou froide avec un coulis de tomates ou encore une salade verte en vinaigrette (attention les dents de lapin vont vous pousser).

* Prenez garde cependant aux herbes possédant une certaine amertume. Les palais avertis la recherchent volontiers mais elle s’accentue à la cuisson (chicorée, roquette etc. sont à utiliser avec parcimonie dans cette recette).

recette provencale facile omelette herbes

Pour 3/4 personnes

1 gros oignon blanc
1 botte de basilic
1/3 de botte de persil
quelques feuilles de salade verte
3 œufs
huile d’olive
muscade (facultatif)
sel
poivre

Émincez l’oignon et faites-le revenir dans une poêle chaude avec une cuillère à soupe d’huile d’olive puis réservez.  Lavez et émincez le basilic, le persil et la salade. Faites les suer dans une casserole avec un filet d’huile d’olive (attention il faut juste faire rendre toute l’eau aux herbes et à la salade. Il ne doit pas y avoir de coloration). Tout ce vert sans son eau va considérablement diminuer de volume.

Dans un saladier, battez trois œufs, salez, poivrez. Ajoutez de la muscade si vous le souhaitez. Ajoutez ensuite les herbes bien réduites puis faites cuire l’omelette dans une poêle chaude avec un filet d’huile d’olive. C’est une omelette qui se mange plutôt bien cuite, pas baveuse.

Maintenant que les orages des nuits dernières ont rafraîchi l’atmosphère voilà un plat facile qui se glissera à merveille dans votre panier de pique-nique estival !

Bienvenue à tous les nouveaux lecteurs et abonnés du blog qui découvrent la pintade aixoise sur La Provence !

Moussaka comme un gratin

La moussaka. Quoi de plus délicieux que cette spécialité grecque dégustée froide lorsque l’été bât son plein ? Certes il faut allumer le four mais vous pouvez en réaliser une grande quantité puis congeler des portions.
En principe la moussaka présente une couche de viande, une couche d’aubergines et ainsi de suite. Mais suite à quelques aventures culinaires, c’est devenu un gratin. La réalisation va deux fois plus vite et c’est très bien comme cela !
Choisissez de la bonne viande chez votre boucher mais inutile d’aller vers des morceaux de premier choix puisque l’agneau va être haché. Il faut une viande qui se cuisine en ragoût. Elle va mijoter longuement.

moussaka-gratin-auberginePour 4/6 personnes :

500g de collier d’agneau désossé et haché* (ou du mouton)
1 kilo d’aubergines
4 tomates avec peu de pépins ou une boîte de tomates pelées en cube
4 échalotes moyennes
huile d’olive
2 cuillères à moka de cannelle en poudre
sel
poivre
muscade
15g de farine
15g de beurre
1/3 de litre de lait
2 cuillères à soupe de fromage râpé de votre choix (pour gratiner la moussaka)
1 œuf

* Le collier d’agneau désossé coûte dans les 14 € le kilo en moyenne. Celui de mouton coûte dans les 8 € le kilo. Le goût de la viande est plus prononcé et il est plus difficile de trouver du mouton que de l’agneau.

Lavez les aubergines et faites les cuire 1/4 d’heure dans une cocotte minute afin de ramollir la chair (vous pouvez réaliser cette opération au micro-ondes ou au four comme vous avez peut-être l’habitude de le faire pour du caviar d’aubergines). Laissez-les ensuite tiédir hors de la cocotte minute.

Émincez finement les échalotes, faites les revenir dans une grande cocotte en fonte chauffée où vous aurez disposé deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Ajoutez-y la cannelle, le collier d’agneau haché et saisissez la viande pour 5 minutes puis fermez le couvercle et baissez le feu.

Pendant ce temps là, épluchez les tomates, ôtez leurs les éventuelles graines puis coupez-les en brunoise (petits dés) et ajoutez-les à la viande. Laissez mijoter une demie heure.

Détachez la chair des aubergines de leur peau. Hacher la chair et ajoutez-la à la cocotte où se trouve la viande et la tomate. Salez et poivrez à votre goût. Laissez encore mijoter une demi-heure à couvert et à feu doux (vous pouvez éventuellement ajouter un peu d’eau afin que le mélange n’accroche pas.

Pendant ce temps réalisez une sauce béchamel assez liquide (faites un roux blanc avec les 15g de farine et les 15g de beurre, pour le  déroulé de la béchamel je vous renvoie à Ginette Mathiot ou au chef Simon). Une fois la béchamel tiédie ajoutez-lui le jaune de l’œuf.

Préchauffez le four à 200°C.

Ajoutez le blanc d’oeuf à la viande tiédie.

Beurrez un grand plat à gratin (40x20cm par exemple). Disposez-y la viande. Lissez puis ajoutez la béchamel par cuillères puis lissez-la légèrement et ajoutez enfin un peu de fromage. Si vous le souhaitez, vous pouvez congeler votre moussaka à ce moment (il suffira ensuite de la sortir du congélateur juste avant la cuisson et d’ajouter un quart d’heure au temps de cuisson indiqué ci-dessous).

Enfournez pour 45 minutes de cuisson. Si le dessus est très gratiné avant la fin de la cuisson vous pouvez placer une feuille d’aluminium afin de poursuivre la cuisson sans brûler le dessus du gratin.

A déguster chaud pour les plus impatients ou bien froid avec une salade. 

La rouelle du Tarn

La rouelle du Tarn est un succulent fromage de chèvre moulé à la louche. Vous la trouverez, à Aix-en-Provence, soumise aux bons soins du fromager maître affineur qui officie à la fromagerie Savelli.

rouelle du tarn fromage de chevre moulé à la louche

Avant de vous en dire plus sur ce délice fromager, permettez-moi un petit préambule… Sur ce blog, à quelques exceptions près, je ne publie que des recettes. Or, j’ai pris la décision de vous parler un peu plus « du produit » et des artisans. Pourquoi ? Parce que je prête une attention quotidienne à la nature et à la qualité des aliments que je consomme, je respecte un maximum la saisonnalité, j’achète principalement des produits locaux et vous ne trouverez pas de produits industriels ou transformés dans notre frigo et dans nos placards.

Facile me direz-vous, il suffit d’avoir un budget conséquent et du temps ?!
Non, consommer local et de saison permet souvent de consommer moins cher. Et puis LESS is MORE. Consommons moins mais meilleur !
Du temps, oui, il en faut un peu plus que lorsque l’on ouvre une barquette et que l’on appuie sur le bouton MARCHE du micro-ondes. Mais si vous me lisez, c’est que passer du temps en cuisine ne vous fait pas peur !

Loin de moins l’idée de vous faire la leçon. Libre à vous de manger ce qu’il vous plaît. Mais si vous aussi vous êtes à cheval sur l’étiquette (merci Findus pour ce bon mot), je vais tâcher de vous donner mes bons plans aixois. Car savoir qu’acheter, où l’acheter et quand l’acheter ce n’est pas si simple (je l’ai appris à mes dépends).

Enfin revenons-en à ce fromage… La rouelle du Tarn. Dans les prairies d’un petit vallon de cette rivière du Sud-Ouest, vous rencontrerez peut-être les chèvres de la fromagerie Le Pic en train de brouter en liberté comme le rêvait la chèvre de Monsieur Seguin. Depuis une trentaine d’année Jef et Claude Remond produisent du fromage dont la rouelle, couronne de chèvre créée en 1984. La bête pèse entre 250 et 300g. Elle peut être cendrée ou non. Sa pâte d’un blanc intense est très crémeuse (même si vous entreposez la rouelle du Tarn au frigo). On jurerait qu’elle a un petit goût de noisette.

Il ne faut pas confondre cette demoiselle avec la Couronne lochoise fabriquée en Indre-et-Loire (l’autre grand pays du chèvre avec la Provence, of course !)

Comment et avec quoi déguster la rouelle du Tarn ? Avec du pain. Du bon pain et un verre de Gaillac blanc.

Rouelle du Tarn 7,40 €

Chez Savelli
9, rue des Marseillais
04 42 23 16 84

Ouvert du mardi au samedi
de 8h00 à 13h00 et de 15h30 à 19h30

Producteurs : La fromagerie du Pic

Champignons de Paris farcis à l’aubergine

Les champignons de Paris farcis sont vraiment délicieux. La principale difficulté est de trouver des spécimen de taille conséquente afin de les farcir aisément. On trouve en ce moment des mastodontes sur le marché d’Aix (12 centimètres de diamètre au bas mot). Parfait ! La farce que je vous propose est très légère. Ce n’est pas une recette académique, plutôt une façon de vider le frigo et les placards afin de ne rien perdre. Vous pouvez donc remplacer de nombreux ingrédients en fonction de votre imagination gourmande et de ce qui se trouve sur vos étagères de cuisine.

champignons de paris farcis à l'aubergine et ricotta

Pour 4 gros (très gros) champignons de Paris :

1 petite aubergine (200g)
2 échalotes
2 cuillères à soupe bombées de faisselle
75g de dés de jambon
muscade
sel
poivre
huile d’olive
chapelure
beurre ou margarine (facultatif)

Émincez les deux échalotes et faites-les suer jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides. Pendant ce temps, lavez les champignons délicatement. Coupez éventuellement le bout de leur queue si elle est sèche ou sale et détaillez les queues en brunoise (petits dés). Lavez puis épluchez l’aubergine et coupez la en brunoise.

Ajoutez l’aubergine et les queues de champignons aux échalotes et faites suer à feu doux jusqu’à ce que l’eau se soit évaporée. Salez, poivrez, ajoutez de la muscade selon votre goût. Mélangez à l’aide d’une spatule en bois puis ajoutez les dés de jambon et les deux cuillères à soupe de faisselle, mélangez délicatement à la spatule (sans son petit lait) et baissez le feu au minimum. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la farce soit bien liée.

Préchauffez le four à 200°C. Placez les chapeaux des champignons dans un plat à gratin (face bombée en dessous).

Farcissez généreusement les chapeaux des champignons en tassant légèrement la farce. Disposez l’équivalent d’une cuillère à café de chapelure sur chaque champignon et couronnez éventuellement le tout d’un peu de beurre ou de margarine.

Enfournez pour 20 minutes à une demi-heure. La chapelure doit dorer et les champignons vont se friper et foncer. C’est normal.  A dégustez chaud ou tiède avec une salade de roquette.

Et vous les jumbos champignons de Paris vous en faites quoi ?

Poivrons marinés à l’ail

Les poivrons à l’huile… Classique et efficace en matière de rafraîchissement ! Certes, il faut allumer le four pour les cuisiner mais lancez-vous, ça vaut le coup de faire monter un peu la température en cuisine pour déguster ces délicieux poivrons marinés sur une belle tranche de pain ou mariés à de la féta ou du halloumi (recette maison ici) sur des brochettes.

poivrons marinés à l'huile d'olive et à l'ail

1 poivron rouge
1 poivron jaune
1 poivron vert
huile d’olive
sel
poivre
ail semoule ou ail frais haché

Préchauffez le four à 200°C et glissez-y la plaque de cuisson. Lavez les poivrons. Une fois le four à température, disposez les trois poivrons sur la plaque chaude pour 15 minutes (jusqu’à ce que les poivrons soient fripés et semblent comme dégonflés).

Placez-les ensuite dans un tupperware bien hermétique (ou dans un sac plastique bien noué, j’ai longtemps fait comme ça mais je ne suis pas sûre que la chaleur et le sac plastique fassent très bon ménage) et laissez refroidir les poivrons une demi-heure environ.

Lorsque les poivrons sont tièdes, sortez-les de la boîte ou du sac plastique et ôtez la peau qui doit venir très facilement. Ouvrez les poivrons, ôtez toutes les graines et coupez-les en lanières grossières. Disposez dans un plat et assaisonnez à votre convenance en ail et poivre puis couvrez de quelques cuillères d’huile d’olive. Mélangez et placez au frais jusqu’à dégustation.

Et vous, que faites-vous de vos poivrons maintenant que l’été est bien installé ?

Ratatouille provençale

La ratatouille, c’est facile. Tout le monde sait mélanger des légumes vaguement provençaux dans un faitout avec de l’huile d’olive et du thym. Mais le résultat est rarement à la hauteur de la ratatouille dégustée dans un bon restaurant en terrasse* quelque part entre Alpilles, Lubéron et Sainte-Victoire. Alors, quel est le secret des cuisinières provençales ? Tchoutchouka, bohémienne, ciambotta, pipérade, la ratatouille a de nombreuses cousines qui se préparent toutes selon la même idée : faire revenir dans un filet d’huile d’olive chaque légume séparément et les mélanger juste avant le service. Je vous sens déjà hésitant à la perspective des éléments en train de s’empiler dans l’évier.
Je vous propose donc une recette de ratatouille facile, un peu simplifiée. Il vous faudra néanmoins deux casseroles.

* Je dis « en terrasse » car la ratatouille, qui peut se manger chaude ou froide, demeure un plat estival que l’on ne trouvera pas en hiver sur les bonnes tables honnêtes.

recette de ratatouille facile

Pour 3/4 personnes :

3 petites échalotes*
1 gousse d’ail pilée
1 grosse tomate à sauce (avec peu de pépins, genre Roma)
1 poivron rouge**
1 aubergine
1 courgette verte longue
1 courgette jaune longue
huile d’olive
sel
poivre du moulin
thym

* Moins provençale que l’oignon, l’échalote apporte de la finesse à la ratatouille. Vous pouvez les remplacer par un gros oignon jaune ou blanc.
** Si vous doublez ou triplez les ingrédients pensez à mettre un poivron jaune, un vert etc. C’est un plat chatoyant.

Lavez, épluchez et émincez finement les échalotes. Faites les suer, ainsi que l’ail, dans une casserole avec un filet d’huile d’olive. Pendant ce temps épluchez la tomate (à l’aide d’un économe à lame crantée), ôtez-lui les pépins. Coupez-la en dés et ajoutez-les à l’échalote. Faites revenir le tout jusqu’à ce que les échalotes soient transparentes et fondues et que toute l’eau des tomates soit évaporée et que la chair soit bien compotée. Salez, poivrez. Retirez du feu.

Épluchez l’aubergine et le poivron (toujours à l’aide de l’économe à lame crantée). Découpez-les en brunoise (petits dés) et faites les revenir à feu doux et à couvert dans un grand faitout avec de l’huile d’olive (une cocotte en fonte sera parfaite ici) pendant 10 minutes.
Pendant ce temps lavez et découpez (sans les éplucher cette fois) les courgettes, coupez-les en brunoise. Ajoutez-les ensuite dans la grande cocotte avec du thym frais ou séché. Mélangez les légumes à la spatule, salez et poivrez. Laissez cuire à feu doux et à découvert pendant encore une dizaine de minutes. Les légumes doivent devenir compotés (l’eau s’en évapore) mais doivent garder leur couleur. Compote mais pas bouillie en somme !
Ajoutez au dernier moment le mélange tomate, échalote, ail. Mélangez à la spatule délicatement et servez immédiatement ou bien débarrassez la ratatouille sur le plat de service (si vous la laissez dans la cocotte, la cuisson va se poursuivre, même hors du feu et la couleur des légumes passera) et réserver au frais une fois la ratatouille tiédie.

Et vous, plutôt ratatouille ou bohémienne ?

Élucubrations culinaires (tag)

Il y a des semaines de cela, l’ogresse nous avait proposé un petit jeu pour en apprendre plus les uns sur les autres. Il s’agit de raconter 7 choses sur soi. Difficile exercice. Je le transforme donc en questionnaire de Proust plutôt culinaire. Et disons que je suis quitte pour les 2 prochaines années du côté des tags.

1. La qualité que je préfère chez un cuisinier :
La bonté. Pour bien cuisiner il faut être dans le don. Donner de l’énergie, de l’amour pour transfigurer les aliments.

2. Le défaut que je trouve le pire chez un cuisiner : 
La créativité avant tout. Je préfère déguster une cuisine classique et savoureuse dans un restaurant quelconque plutôt qu’un met extravaguant où les bases de la bonne cuisine ne sont pas respectées (cuisine fusion suivez-mon regard…)

3. L’épice que je préfère :
Dur de n’en choisir qu’une bien-sûr. La cannelle pour le sucré et le cumin pour les plats salés. Et les mélanges (curry, massala, raz el hanout etc.)

4. Ma madeleine de Proust : 
Les beignets d’aubergine, les croquants aux amandes, la soupe au pistou. Tout ce qui a trait de près ou de loin à l’univers gastronomique provençal.

5. Ce qui me hérisse au restaurant :
L’état déplorable des sanitaires. Il est rare en France de trouver un restaurant (hors restaurants gastronomiques distingués par MIchelin et consorts) où cette pièce soit correcte. De là à faire un terrible rapprochement avec l’hygiène de la cuisine, il n’y a qu’un pas.
Un mauvais service qui peut aussi gâcher une bonne soirée entre amis et rendre des plats savoureux tout juste médiocres. Le service ça compte !

6. Trois restaurants que j’aime beaucoup :
Le Carton Rouge à Aix-en-Provence 1 rue Isolette
Autour d’un verre à Paris IXe 21 rue de Trévise (pas mis les pieds depuis 2 ans remarquez)
Chez Mitch à Aix en Provence 26 rue des Tanneurs

7. Ma devise en cuisine :
Même si je ne la respecte pas toujours… « Never apologize » comme disait Julia Child, l’auteur de Mastering the art of french cooking. (Pour le plaisir : Julia Child, salade niçoise)

Voilà, le plus dur est fait. A mon tour à présent d’inviter quelques personnes à nous révéler 7 choses sur elles. Elles devront également inviter des bloggueuses et utiliser l’illustration ci-dessous :

96277-84912058

J’appelle donc à nous raconter un petit quelque chose sur elle, leur blog et leur passion :

Made in Cooking
Liv, raison de film
Heidi sur sa note blanche
Virginie B.
Mrs. De Yarmond
Les lectures d’Asphodèle
Ma cigale
La Tarterie de Béné
La plus petite cuisine du monde
Un poisson nommé Marcel
Emilie and Lea’s secrets
Popotes et cocottes
La cuisine des anges
Cuisine à 4 mains, une mère et sa fille 😉
Les recettes de Véro

Et la partie casse pied (dont je n’ai pas respecté toutes les règles),
Les règles à respecter pour permettre à cette chaîne de se poursuivre sont les suivantes :

1 – Remercier la blogueuse qui m’a nominée en ajoutant le lien sur mon blog ;
2 – Écrire 7 choses sur soi ;
3 – Nominer 15 blogueurs de son choix en les prévenant par un commentaire ;
4 – Éditer le logo et les règles dans l’article.

Yaourt au concombre

Concombre et yaourt. Un association classique des plus rafraîchissantes ! Tzaziki grec, raïta et lassi indiens, most o khiar iranien (trouvé chez Claire… Enfin via Patrick, un précieux lecteur semble-t-il), sandwich club anglais au concombre et cottage cheese (bah oui), Jajeek irakien (merci Darya pour l’info)… Un classique vous dis-je.

recette facile concombre yaourt

Depuis quelques jours, la chaleur aixoise est enfin là. Avec elle les cigales et la nonchalance estivale. On cherche l’ombre et la fraîcheur. On déjeune léger. Voilà une petite proposition histoire de dépoussiérer le duo concombre/yaourt.

Le concombre peut être coupé en cubes pour réaliser une salade ou bien en fine brunoise (très petits dés) pour réaliser une sauce que vous pourrez déguster à l’apéritif avec de petits légumes ou des gressins maison.

Salade pour une personne (vous pouvez adapter les proportions bien-sûr, ce n’est pas de la pâtisserie) :

1 demi concombre
1 yaourt (chèvre ou brebis idéalement) nature
basilic frais*
classic mint sauce Coleman’s*
sumac*
sel
poivre du moulin

* Vous pouvez varier les plaisirs, faites avec ce que vous avez au placard, au frais et au jardin ou sur le balcon : coriandre, menthe fraîche, ciboulette, persil etc. (Dans le most o khiar iranien on trouve des pétales de roses séchées, laissez-parler vos papilles !)

recette facile yaourt concombre

Lavez le concombre et peler-le en laissant une bande de peau sur deux (comme les colonnes de Buren ;-)). Coupez-le en huit tronçons dans la longueur, épépinez chaque tronçon à l’aide d’un petit couteau puis détaillez des cubes d’un centimètre de côté environ (ou en brunoise fine si vous faites un dip pour l’apéritif). Réservez au frais.

Dans un bol versez le yaourt et fouettez-le légèrement à l’aide d’une cuillère. Ajoutez une pincée de sumac, une bonne cuillerée à soupe de basilic hâché, deux cuillères à moka de classic mint sauce. Salez et poivrez à votre convenance. Servez frais.

Si vous souhaitez préparer ce plat à l’avance je vous recommande d’ajouter au dernier moment les ingrédients comme le sel, le citron, le sumac (enfin tout ce qui est salé et/acide) afin que le concombre et le yaourt ne dégorgent pas.

Et vous, que faites-vous de vos concombres maintenant que l’été est enfin là ?

Courgettes rondes farcies à la ricotta

Enfin l’été et avec lui la saison des petits farcis niçois. Une recette facile et rapide pour déguster les courgettes rondes de Nice accompagnées d’un lit de mesclun ou de roquette. Cette farce, sans œuf et presque sans matières grasses, est très légère.

courgette ronde de nice farcie a la ricotta

4 courgettes rondes de Nice
125g de lardons*
1 échalote
1 à 2 cuillères à café rases de cumin en poudre (selon votre goût)
2 cuillères à soupe bombées de ricotta
1 cuillère à soupe rase de semoule ou de floraline (facultatif)
huile d’olive
chapelure
sel
poivre

* ou des dés d’épaule.

Faites chauffer une grande casserole d’eau (où vous plongerez les courgettes). Coupez les chapeaux des courgettes, évidez les courgettes en gardant la chair et en veillant à ne pas les trouer au fond. Emincez l’échalote puis faites la revenir dans une poêle avec un filet d’huile d’olive et avec les lardons si vous en mettez, ajoutez-y la chair des courgettes que vous aurez émincée au préalable. Ajoutez le cumin, salez, poivrez. Une fois que toute la farce est bien « fondue » ôtez-la du feu et versez là dans un saladier. Ajoutez ensuite les dés d’épaule si vous n’avez pas utilisé de lardons. Vous pouvez y ajouter la semoule ou la floraline à ce moment là. La farce une fois passée au four sera plus dense et moins fondante dans ce cas.

Plongez les courgettes évidées et sans leur chapeau dans l’eau bouillante pour 5 minutes. Sortez les et mettez-les à égoutter sur une assiette plate.

Préchauffez le four à 200°C. Disposez les courgettes évidées sur un plat à gratin.

Ajoutez la ricotta à la farce puis remplissez les courgettes à l’aide d’une petite cuillère en tassant délicatement. Saupoudrez de chapelure. Enfournez pour 20 minutes à 200°C.

Vous pouvez bien-sûr augmenter les proportions pour farcir autant de courgettes que vous le souhaitez.

Croquants aux amandes

Croquants aux amandes dans le Comtat Venaissin, croquettes en Rhône-Alpes, casse-dents à Marseille, croquets pour les pieds noirs, cantucci en Toscane etc. Cette recette se retrouve sur toutes les rives de la Méditerranée, partout où poussent des amandiers. Faciles à réaliser, ces délicieux biscuits se conservent plusieurs jours dans une boîte en fer à l’abri de l’humidité.

biscuits aux amandes recette facile

Pour trois poignées de croquants environ :

1 œuf
85g de sucre*
100g de farine
125g d’amandes avec leur peau, concassées au couteau
2 cuillères à café d’eau de fleur d’oranger
1/3 du zeste d’une orange non traitée (finement râpé)

* Vous pouvez remplacer 35g de sucre par du miel. Dans ce cas rajoutez 25g de farine. Vos biscuits seront plus moelleux que croquants.

Préchauffez le four à 180°C. Mélangez les ingrédients dans l’ordre de la liste soit au robot avec la feuille, soit à la main dans un saladier à l’aide d’une spatule en bois. Une fois la pâte homogène, disposez-la sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson : faites un tas allongé au centre de la plaque à l’aide d’une corne ou d’une spatule. La pâte est molle et ne se travaille pas à la main c’est normal.

Enfournez pour 20 minutes. Découpez ensuite à chaud des bandes de pâte de 0.5 à 1 centimètre de largeur. Disposez-les à nouveau sur la plaque avec le papier cuisson et replacez les croquants dans le four éteint afin qu’il « sèchent » une dizaine de minutes (c’est en refroidissant complètement qu’ils deviendront croquants).

Tatin de tomates au basilic

La tarte à la tomate est un basique de la cuisine étudiante. Du moins de la cuisine étudiante d’un certain immeuble d’Aix-en-Provence où il s’en est fait à tous les étages pendant plusieurs années. La qualité des tomates laissait parfois à désirer, alors pour une recette savoureuse choisissez vraiment de belles tomates, bien mûres. Cette tarte, parfaite en entrée, devient un plat unique si on lui ajoute de la mozzarella ou de la féta après cuisson et qu’on l’accompagne d’un mesclun craquant. Je vous propose une version tatin, plus esthétique que l’originale de nos années fac.

recette facile tarte à la tomate

8/10 tomates à sauce (ici des Roma, bien mûres)
1 rouleau de pâte feuilletée
huile d’olive
fleur de sel
moulin à poivre
un petit bouquet de basilic

Pelez les tomates à l’aide d’un économe à lame crantée (ou mondez-les dans l’eau bouillante). Ouvrez-les dans le sens de la longueur. Ôtez la partie dure et blanche ainsi que toutes les graines et le jus.

Préchauffez le four à 190°C.

Dans un plat à tarte anti-adhésif répartissez une cuillère à soupe d’huile d’olive. Placez-y les moitiés de tomate la face bombée du côté du moule. Répartissez quelques feuilles de basilic à votre convenance sur les tomates, disposez la pâte feuilletée sur les tomates et rabattez la pâte sur les bords. Piquetez la pâte à la fourchette. Donnez lui une huitaine de tours de moulin à poivre et agrémentez-la de fleur de sel.

Enfournez la tatin de tomates pour 20 à 25 minutes de cuisson. Jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée sur le dessus. Retournez-la ensuite à l’aide d’une grande assiette ou d’un tourne-omelette puis placez-la à nouveau dans le plat de cuisson et enfournez-la pour 10 minutes ou plus afin de sécher un peu la tarte (mais attention si les tomates commencent à se dessécher sortez-la du four.

Dégustez chaud en entrée ou froid lors d’un pique-nique. Enfin c’est l’été ! J’ai essayé de répondre à tous vos commentaires. Merci d’avoir continué à lire le blog pendant ces quelques semaines (mois) d’absence. I’m back !

Inspiré par : La Cucina Italiana n°6 Guigno.

EDIT : Vous pouvez faire cuire la tarte complètement en tatin pour 30/40 minutes jusqu’à ce que la pâte soit dorée et bien cuite. Car si vous utilisez la méthode ci-dessus, la pâte vas se détremper, inexorablement (c’est tout le problème des tartes classiques de tomates fraîches.

EDIT bis : d’autres idées de tartes à la tomates vues sur Archifood et chez Goût de food et dans Ma cuisine et vous !

Aïoli provençal

L’aïoli est une sauce et un plat typiquement provençal. Marseillais pour être tout à fait exact. Comme souvent en matière de gastronomie régionale, chaque famille possède sa recette. Certains la montent juste avec de la purée d’ail tandis que d’autres font une mayonnaise qu’ils assaisonnent ensuite avec l’ail. La première version semble être l’originale. Mais la force de l’ail cru, simplement additionné d’huile d’olive, est-elle encore adapté aux palais d’aujourd’hui ? Il faut une belle tête d’ail pour faire un bol d’aïoli sans oeuf car c’est le jus d’ail qui permet à l’huile de s’émulsionner. Coupons la poire en deux avec une recette riche en ail mais adoucie par l’ajout d’un seul jaune d’oeuf. L’utilisation d’un mortier en marbre et d’un pilon en buis est quasiment obligatoire.

sauce aïoli recette facile

Pour un bol de sauce aïoli pour 4 personnes :

8 gousses d’ail dégermées et hachées à la température de la cuisine
200ml d’huile d’olive (fruitée et surtout pas âpre) à la température de la cuisine
1 jaune d’oeuf  à la température de la cuisine
sel
poivre

Réduisez l’ail haché en purée dans le mortier à l’aide du pilon. L’opération est longue. Il faut dix bonnes minutes d’huile de coude ! Ajoutez ensuite le jaune d’oeuf et donnez à la préparation 6 tours de moulin à poivre.

Montez peu à peu la préparation avec l’huile d’olive comme vous le feriez pour une mayonnaise. L’aïoli doit être très ferme. Une fois que le pilon tient tout seul parfaitement droit dans le mortier l’aïoli est prêt. Rectifiez l’assaisonnement et salez. Vous pouvez également citronner l’aïoli.

L’aïoli se mange avec la morue déssalée (le fameux stoquefiche, de l’anglais stockfish), des légumes vapeur ou bouillis : pommes de terre, patates douces, haricots verts, carottes, navet. On peut aussi le déguster avec des bulots, des supions, des oeufs durs. Comme la préparation de la sauce, le plat est sujet à diverses variantes familiales, saisonnières et régionales.

Le vendredi midi (à moins que ça ne soit le dimanche) on mange volontiers l’aïoli chez la mamé tandis que les fêtes de village sont prétextes à un aïoli monstre.

Socca niçoise

La socca est une galette de farine de pois chiches typique de la Côte d’Azur. On la déguste depuis Nice jusqu’à Menton. Vous pourrez la croiser sous un autre vocable dès Toulon, où elle s’appelle la cade et jusqu’à La Spezia en Ligurie où les gourmands la nomment farinata. La préparation de la pâte est simple mais sa cuisson, idéalement au feu de bois, fait que la socca est un délice apéritif que l’on rencontre rarement sur les tables des particuliers.

Mais si vous le souhaitez vous pouvez vous essayer à la socca avec une crépière ou en la faisant cuire sur une plaque à pâtisserie posée à même la sole de votre four (EDIT : si votre four n’est pas à bois, il faut mettre la plaque en position haute).

recette facile socca nicoise

Pour une plaque à pâtisserie :

125g de farine de pois chiches
1/4 de litre d’eau
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
1/2 cuillère à café de sel fin
poivre du moulin
+
huile d’olive pour la cuisson

Mélangez au fouet l’eau et la farine de pois chiches dans un saladier. Ajoutez l’huile d’olive, le sel et donnez une dizaine de tours de moulin à poivre. Faites chauffer votre four à 220°C. Huilez généreusement une plaque parfaitement anti-adhésive que vous aurez fait chauffer au four, versez-y la pâte à socca sur trois millimètres d’épaisseur (lorsque la plaque est bien brûlante, c’est très important). Faites cuire la socca jusqu’à ce qu’elle soit dorée sur le dessus. Le côté de la socca qui se trouve sur la plaque reste fondant et clair. Si vous ne disposez pas d’un four à bois, vous pouvez aussi réaliser cette recette avec une crépière (bien chaude et huilée) mais la texture de la socca sera moins fondante que celle cuite dans un four.

Je vous conseille d’aller en chercher une part, chaude et fondante, sous les Halles du Cours Massena à Antibes. Cela vous donnera l’occasion de voir un four à bois construit sur une remorque. Les socca cuites au feu de bois sont meilleures que celles cuites au four à gaz. Comme les pizze, CQFD. Note utile : à base de farine de pois chiches, la socca est sans gluten.

Gâteau à l’orange sanguine sans gluten

gateau orange sanguine huile olive sans gluten

Les oranges sanguines sont prodigieuses dans les desserts. Il serait trop bête de les cantonner aux cocktails et jus de fruits ! Faites vite, la saison de ces fruits magiques touche déjà à sa fin. Vous pouvez réaliser ce gâteau avec d’autres agrumes. Citron vert, citron bergamote, citron jaune, pomelos etc. (il faudra juste veiller à confire correctement les rondelles d’agrumes. Les plus épais doivent être pochés dans l’eau au préalable). Lire la suite « Gâteau à l’orange sanguine sans gluten »

boulettes de viande à l’ancienne

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les boulettes de viande (ici de veau mais réalisables avec du boeuf et bien-sûr du cheval), voilà un plat pour la crise. Bon marché, généreux, réconfortant. Idéal avec des spaghetti et une bonne passata de tomates. La recette ci-dessous est adaptée de l’ouvrage Je sais cuisiner de Ginette Mathiot. Même si c’est la crise j’ai enlevé un peu de pain et de lait au profit de la quantité de viande et j’ai ajouté des épices à la recette initiale. Pensez à faire hacher la viande devant vous (parce qu’il paraît qu’en ce moment, on est un peu limite sur la traçabilité des viandes pour les boulettes et les lasagnes. Entre autres).

Pour une vingtaine de boulettes :

300g d’épaule de veau hachée
100g de poitrine de porc parée et hachée
100g de rouelle de porc découennée, désossée et hachée
40g de pain rassis
25cl de lait
1 oeuf
3 échalotes
sel et poivre du moulin
1 cuillère à dessert rase de cumin

Concassez le pain sec et mélangez-le dans une assiette creuse avec le lait. Remuez de temps à autre au fil de la recette afin que le pain soit parfaitement imbibé et ramolli.

Faites suer dans le beurre les échalotes, poivrez généreusement et ajoutez la cuillère de cumin. Une fois les échalotes refroidies ajoutez-les à la viande hachée et mélangez intimement la farce (à la spatule, à la main bien propre, à la fourchette, comme il vous sied). Ajoutez le pain, mélangez à nouveau puis ajoutez l’oeuf et mélangez une dernière fois jusqu’à ce que la farce soit absolument homogène.

Juste avant le service, faites cuire les boulettes dans une grande marmite d’eau salée et frémissante (surtout pas de gros bouillons) pendant 25 minutes. Au milieu de la cuisson pensez à lancer l’eau des pâtes et à réchauffer un peu la passata (si vous préférez vous pouvez également servir les boulettes de viande avec une sauce tomate plus élaborée, sur la photo c’est de la passata + fondue d’oignon + pavot… tout est absolument facultatif). Retirez délicatement les boulettes à l’aide d’une écumoire (ou araignée) et disposez-les sur le plat de service. Recouvrez-les de passata. Et voilà, des boulettes maison !

Gressins au romarin

Cette recette de gressins est enfantine ; même si la confection du pain vous laisse habituellement circonspect. Vous pourrez ajouter des aromates à votre convenance, saler la pâte comme vous le souhaitez et surtout, vos prochains apéritifs ne ressembleront à aucun autre ! Sans conservateurs, sans émulsifiants, sans colorants le gressin maison est une recette intéressante en matière de diététique (plus que les cacahuètes et les pringles, c’est certain) et vous offre la sensation de croquer dans un véritable morceau de Toscane.

recette-gressin-facile-romarin

Pour une quarantaine de gressins de 30cm de long environ

320g de farine
2 cuillères à soupe rase de romarin haché
200g d’eau tiède (30°C environ)
4g de sel fin
15g d’huile d’olive pimentée (ou nature, selon vos préférences)
4g de levure sèche active
+
huile d’olive pour badigeonner chaque gressin

Dans le bol du robot (ou à la main dans un saladier, n’est-ce pas Flou !), mélangez la farine, le romarin haché et le sel. Prélevez deux ou trois cuillères d’eau tiède pour réactiver la levure dans un petit verre pendant 15 minutes. Faites un puits dans la farine et ajoutez-y l’eau, le mélange eau+levure, l’huile d’olive et pétrissez avec le crochet pendant 2 minutes (ou, si vous travaillez à la main mélangez les ingrédients à la spatule jusqu’à ce qu’ils soient homogènes puis pétrissez 5 minutes jusqu’à ce que la pâte soit souple et lisse).

Huilez les parois du bol du robot ou de votre saladier, disposez-y la boule de pâte et recouvrez le bol d’un torchon humide. Laissez lever la pâte pendant deux heures (et/ou jusqu’à ce qu’elle double de volume, ce qui peut prendre plus ou moins de temps selon la température, l’hygrométrie et l’âge du capitaine).

Préchauffez le four à 180°C. Préparez trois plaques à pâtisserie recouvertes de papier cuisson. Farinez généreusement votre plan de travail lisse et propre (si vous avez un plan de travail avec des carreaux rabattez-vous sur la table ou sur une grande planche en bois ou en marbre). Dégazez la pâte en la repliant sur elle-même et en l’aplatissant avec la paume de la main. Etalez-la afin d’obtenir approximativement un rectangle de 30cm par 20cm. Farinez le dessus de la pâte.

A l’aide d’une corne ou d’un long couteau coupez des bandes de pâte d’environ un centimètre de large sur le petit côté du rectangle de pâte et posez-les sur la plaque à pâtisserie (posez-les en long, le temps que vous souleviez la bande de pâte pour la déposer sur la plaque celle-ci va s’étirer et vous pourrez faire sans problème un ruban de pâte de 30/40 centimètres.

Badigeonnez chaque gressin à l’huile d’olive (au pinceau ou, si vous en disposez, d’un spray d’huile d’olive). L’opération est un peu délicate il s’agit de ne pas trop déformer les gressins.

Enfournez pour 25 à 30 minutes. Les gressins doivent être bien dorés. Vous pouvez baisser la T° du four à 160°C pour les dix dernières minutes de cuisson afin que les gressins ne colorent plus mais deviennent croustillants.

Inspiré par Wild Yeast blog.

Bigarrån grottor

Bigarrån grottor. En VF, biscuits à la (confiture) de cerises. Les amateurs de shortbread devraient apprécier la texture très sablée et fondante de ces biscuits. J’ai croisé les Hallongrottor chez Manon alors que nous allions boire un thé à la maison et qu’un pot de confiture de cerise entamé passait par là… Et hop, en dix minutes, des Bigarrån grottor pour le goûter !

biggaran grottor biscuit a la confiture de cerises

Pour 8 Bigarrån grottor :

70g de beurre pommade
40g de sucre
100g de farine de blé
25g de Maïzéna (Manon utilise de la fécule de pommes de terre)
2g de levure chimique
1 cuillère à café d’extrait de vanille
1 pincée de sel
1 fond de pot de confiture de cerises (ou autre)

Mélangez le beurre, le sucre, le sel et la vanille dans un saladier à l’aide d’une spatule en bois. Mélangez la farine, la fécule et la levure. Ajoutez le deuxième mélange au premier en remuant entre chaque cuillère pour que la pâte soit homogène.

Préchauffez le four à 200°C. Façonnez une boule avec la pâte et divisez la en huit. Formez des petites boules avec les morceaux de pâte, disposez-les dans des caissettes à muffins de 5cm de diamètre environ. Faites un trou en leur centre avec le pouce et déposez-y une généreuse cuillère à café de confiture de cerises. (Vous noterez la proximité du terme suédois bigarrån avec le terme français bigarreau. Il s’agit ici de confiture de bigarreau mais toute confiture fera l’affaire ici. Par ailleurs ma traduction est tout à fait fantaisiste, n’ayant aucune compétence linguistique en suédois).

Enfournez pour 12/15 minutes. Patientez avant de déguster les Bigarrån grottor sinon ils se réduiront en miettes (j’ai essayé).

Raviolis pékinois au cabillaud

Maintenant que vous savez faire la pâte à raviolis chinois… Voilà une proposition pour la farcir. La farce est une recette à géométrie variable. Celle-ci est inspirée d’un petit ouvrage de la collection Marabout : Dim Sum comme à Hong-Kong. Un joli ouvrage qui, s’il manque de précisions et de détails techniques, est une vraie mine d’inspiration pour les mélanges de saveurs.

raviolis chinois croissant

Pour une quinzaine de raviolis (pour 2/3 personnes) :

200g de filet de cabillaud
le zeste d’un citron bergamote (zesté avec une râpe fine) ou d’un citron vert
poivre
4 cuillères à soupe de sauce soja
4 petites échalotes (200g d’échalotes environ)
1 botte de blettes petit format (150g environ)
20g de beurre
+
la moitié de la pâte à ravioli parfumée au piment et au kaffir
+
100ml d’eau et 2 cuillères à soupe d’huile neutre pour la cuisson

Dans un saladier mélangez le cabillaud préalablement haché avec le zeste du citron, donnez 10 tours de moulin à poivre, ajoutez les 4 cuillères à soupe de sauce soja. Remuez et laissez mariner.

Emincez finement les échalotes et les blettes (lavées) et faites les suer au beurre dans une sauteuse jusqu’à ce que tout soit fondant. Laissez refroidir puis mélangez les blettes et les échalotes au poisson mariné.

Farcissez les raviolis en disposant un disque de pâte dans la main gauche et en repliant un des côtés avec la main droite en pinçant progressivement la pâte entre le pouce et l’index puis en la faisant adhérer au côté qui se trouve sur la paume de la main gauche. Le plus important est de faire des plis… Aussi laids soient-ils. Il faut que la pâte et la farce puissent se développer à la cuisson !

Pour la cuisson : Versez l’huile dans une sauteuse que vous aurez fait chauffer à feu vif. Faites griller les raviolis sur chaque face (2 minutes environ de chaque côté).
Versez 100ml d’eau (si tous vos raviolis sont rentrés dans votre sauteuse sinon divisez l’eau en 2 si vous faites la cuisson en deux fournées) sans vous éclabousser dans la sauteuse et couvrez pour 8 minutes de cuisson.

Servir chaud accompagné d’une sauce au soja et/ou d’une sauce au piment et de riz blanc.

Faire la pâte à raviolis pékinois

Le Jiao zi ou ravioli pékinois est un classique chez les traiteurs asiatiques. On les croit difficiles à réaliser. Or la pâte est simple à faire et elle peut être arômatisée aisément comme ici au piment et à la feuille de lime (Le kaffir appartient plutôt à l’épicerie thaï que chinoise mais peu importe si les traditionalistes ont les cheveux qui se hérissent… La cuisine est un partage, amusons-nous !)

comment farcir les raviolis chinois

Pour 25 à 30 raviolis :

350g de farine de blé fluide
110ml d’eau bouillante (pour que le gluten de la farine puisse se détendre)
80ml d’eau froide
2g de sel
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
2 feuilles de kaffir sans la nervure centrale
1/2 piment red hot sans les pépins (à défaut une demi cuillère à moka ou une pincée de piment de Cayenne en poudre)

Dans un grand saladier, faites un puits avec la farine, ajoutez-y le sel. Hachez le piment et les feuilles de kaffir le plus finement possible et ajoutez-les à l’eau froide. Ajoutez l’eau bouillante peu à peu à la farine et remuez à l’aide d’une spatule. puis ajoutez l’eau froide. Si la pâte est trop sèche ajoutez un peu d’eau (de 10ml en 10 ml) jusqu’à ce que la pâte soit souple et homogène. Elle ne doit pas être trop sèche ni coller. C’est une pâte facile à travailler.

Pétrissez la pâte 5 minutes puis disposez-la sur le plan de travail y versez la cuillère d’huile d’olive puis pétrissez à nouveau la pâte pour faire pénétrer l’huile. Faites une boule. A l’aide de votre pouce, faites un trou au centre de la boule puis élargissez-le de façon à obtenir une sorte de doughnut géant. Coupez celui-ci en deux et réservez l’une des moitiés dans une feuille d’aluminium.

Divisez le morceau de pâte restant en petites boules de 15g chacune environ puis aplatissez chaque boule du plat de la main.

A l’aide d’un rouleau à pâtisserie (sans poignées) vous allez réaliser chaque ravioli (nul besoin ici d’un laminoir, la pâte est souple et vous pourrez la travailler facilement). Prenez une boule aplatie tenez-la entre le pouce et l’index de la main droite tandis qu’avec le rouleau dans la main gauche vous étalez la pâte depuis le bord du cercle vers le centre. Il s’agit de tenir la pâte afin que le centre soit légèrement plus épais que les bords. Ainsi la farce ne la déchire-t-elle pas lors du façonnage ou de la cuisson. Vous étalez un rebord, vous faites un quart de tour, vous étalez, un quart de tour, vous étalez etc. jusqu’à obtenir des disques (vous n’aurez pas tout de suite de jolis disques mais peu importe) de 8cm à 10cm. Farinez légèrement le plan de travail et passez-y chaque disque de pâte avant de le réserver sur une feuille de papier sulfurisé.

Filmez les disques et mettez-les au frais jusqu’au moment de les farcir. Vous pouvez également congeler les disques crus. Il suffit de les fariner généreusement afin qu’ils ne se collent pas lors de la congélation. Il faut ensuite les laisser décongeler 24h au frigo.

Demain la farce au poisson !